GrĂąceĂ  Bernard Pivot, Anne-Sophie Lapix s'est passionnĂ©e pour la culture. La journaliste de France 2 qui prĂ©sente "Le Grand Échiquier" et le JT de 20 heures suivait avec
ActualitĂ©s - CHRONOLOGIE Par PLISSON Alain, le 20 novembre 2000 Ă  00h00  L’animateur-vedette, ĂągĂ© de 65 ans, a annoncĂ© vendredi 8 septembre au soir, de maniĂšre lapidaire, qu’il arrĂȘterait d’animer Bouillon de culture en juin 2001, sans autre prĂ©cision. NĂ© le 5 mai 1935, Bernard Pivot a commencĂ© en 1973 sa premiĂšre Ă©mission littĂ©raire Ă  la tĂ©lĂ©vision alors sur la premiĂšre chaĂźne qui s’intitulait Ouvrez les guillemets. Il a ensuite animĂ© la cĂ©lĂšbre Ă©mission Apostrophes sur Antenne 2 de 1975 Ă  1990 avant de crĂ©er Bouillon de culture en 1991. DĂ©but 2000, des rumeurs avaient circulĂ© sur un dĂ©part imminent de Bernard Pivot mais la directrice gĂ©nĂ©rale de France 2, MichĂšle Cotta, avait estimĂ© qu’il faudrait ĂȘtre suicidaire pour toucher Ă  lui car Bouillon de culture est une rĂ©fĂ©rence» et, seul, Pivot est capable de faire une telle Ă©mission symbolique, charismatique». Tant que j’ai la forme, tant que j’adore lire, je continue», avait dit pour sa part l’intĂ©ressĂ©... Les raisons qui ont motivĂ© la dĂ©cision de Bernard Pivot ne sont pas encore connues mais dans les milieux de l’édition, on s’inquiĂšte de ce dĂ©part. L’écrivain Michel Braudeau a rĂ©sumĂ© le sentiment majoritaire du milieu de l’édition, qui craint que ce dĂ©part soit une perte pour le livre Ă  la tĂ©lĂ©vision. Je suis dĂ©solĂ© de sa dĂ©cision, mĂȘme s’il faut respecter la volontĂ© personnelle des gens. Toujours est-il qu’il faut rappeler les grandes chaĂźnes Ă  leur fonction d’éducation et de soutien aux livres. Il n’est pas frĂ©quent de rencontrer un professionnel aussi brillant, aussi ouvert Ă  des choses diffĂ©rentes. Bernard Pivot n’est pas un homme de chapelle. Il ne sera pas facile Ă  remplacer». Michel Braudeau a rappelĂ© que la France est le seul pays oĂč il y a des Ă©missions littĂ©raires en si grand nombre. Il faut conserver cela».  L’animateur-vedette, ĂągĂ© de 65 ans, a annoncĂ© vendredi 8 septembre au soir, de maniĂšre lapidaire, qu’il arrĂȘterait d’animer Bouillon de culture en juin 2001, sans autre prĂ©cision. NĂ© le 5 mai 1935, Bernard Pivot a commencĂ© en 1973 sa premiĂšre Ă©mission littĂ©raire Ă  la tĂ©lĂ©vision alors sur la premiĂšre chaĂźne qui s’intitulait Ouvrez les guillemets. Il a ensuite animĂ©...

CultureSociĂ©tĂ©. L’informatique et les progrĂšs scientifiques que cette science a engendrĂ©s forment ce que notre trĂšs cher Bernard Pivot nomme le sixiĂšme continent de la planĂšte. Une terre d’espoir, une terre d’asile et tout

perfectionnĂ©s Ă©lectroniques chimiques biologiques atomiques et Ă  neutrons sur les charniers d’aujourd’hui et demain. » 12 juin, Jean DieudonnĂ© est interviewĂ© par Bernard Pivot Ă  l’émission Apostrophes Ă  XVIII]1. Mais dĂšs Ă  prĂ©sent j’ai la conviction qu'une algĂšbre homotopique ou, dans une vision plus vaste, une algĂšbre topologique » telle que je l’envisage, ne pourra ĂȘtre dĂ©veloppĂ©e avec toute l'ampleur qui lui appartient, sans lesdits fondements catĂ©goriques. Il s’agit d'une thĂ©orie des grosses catĂ©gories que j'appelle Ă  prĂ©sent accessibles », et des parties accessibles de celles-ci, en reprenant complĂštement la thĂ©orie provisoire que je prĂ©sente dans SGA 4 I 9 [2]. J’ai tissĂ© un tapis de prĂšs de deux cents pages sur ce thĂšme d’apparence anodine, et cela me fera plaisir de t’en prĂ©senter les grandes lignes, si cela t'intĂ©resse. Il quitte les Aumettes, fait Ă©tape chez une amie Ă  Carcassonne, et lĂ , il brĂ»le un grand nombre de manuscrits. Il fait venir son ancien Ă©lĂšve Jean Malgoire, professeur Ă  l’universitĂ© de Montpellier, et lui confie cinq cartons intacts, contenant 25000 pages de notes et articles. L ’ermite de L asserre En aoĂ»t 1991, Grothendieck s’installe incognito Ă  Lasserre, hameau de Haute-AriĂšge, dans le Couserans, prĂšs de Saint-Girons, non loin du Vernet oĂč fut internĂ© son pĂšre. Il donne Ă  de rares proches la consigne de ne communiquer son adresse Ă  personne ; la consigne sera respectĂ©e puisque le public n’apprendra le lieu de sa retraite qu’à sa mort. Le maire du village de 1983 Ă  1995, Daniel Fillola, dĂ©couvre par hasard l’importance du nouvel arrivant en feuilletant Science et Vie. mĂšne une vie d’ermite, et ne reçoit personne. Lasserre, vu de Clanet 553 m, dans le Couserans 1992. Mon ancien Ă©lĂšve Alain Genestier ENS 1986 58 soutient une thĂšse en gĂ©omĂ©trie algĂ©brique sous la direction de GĂ©rard Laumon, intitulĂ©e Ramification du revĂȘtement de Drinfeld ». Il publiera en 2007 un livre intitulĂ© L’isomorphisme entre les tours de Lubin-Tate et de Drinfeld, avec Laurent Fargues et Vincent Lafforgue. Longtemps chercheur au CNRS, il est professeur des UniversitĂ©s Ă  Nancy, oĂč il a dirigĂ© deux thĂšses, intitulĂ©es Compactifications de variĂ©tĂ©s de Siegel aux places de mauvaise rĂ©duction » en 2008, Le lemme fondamental mĂ©taplectique de Jacquet et Mao » en 2012. 58 Si je cite ici les parcours de quelques anciens Ă©lĂšves ayant croisĂ© les idĂ©es de Grothendieck, c’est pour donner un vague aperçu de la postĂ©ritĂ© de ces idĂ©es. 29 novembre, mort de Jean DieudonnĂ© Ă  Paris. 1994. AprĂšs sept ans de recherches, le britannique Andrew Wiles dĂ©montre la conjecture de Taniyma-Shimura-Weil, qui implique le Grand thĂ©orĂšme de Fermat. 1996. Claire Voisin construit un contre-exemple Ă  la conjecture de Kodaira en dimension 4. En gĂ©omĂ©trie algĂ©brique complexe, un accent est mis sur certaines variĂ©tĂ©s compactes munies d’une mĂ©trique particuliĂšre les variĂ©tĂ©s kĂ€lhĂ©riennes. Pour bien comprendre la topologie de ces objets, il est important de comparer ces variĂ©tĂ©s aux variĂ©tĂ©s dites projectives. En 1960, le mathĂ©maticien Kunihiro Kodaira a prouvĂ© en s’appuyant sur sa classification des surfaces complexes qu’en dimension 2, toute surface kĂ€hlerienne pouvait ĂȘtre dĂ©formĂ©e en une surface projective. Le tour de force de Claire Voisin fut de construire une variĂ©tĂ© kĂ€lherienne compacte en dimension 4 ou plus qui ne pouvait ĂȘtre obtenue par dĂ©formation d’une variĂ©tĂ© projective car elle n’a pas le mĂȘme type d’homotopie et donc d'Ă©tablir que le rĂ©sultat de Kodaira n’était pas valable en toute dimension. Vladimir VoĂŻevodski dĂ©montre la conjecture de John Williard Milnor 1970 Pour tout corps F de caractĂ©ristique diffĂ©rente de 2, la K-thĂ©orie de Milnor modulo 2 de F est isomorphe Ă  sa cohomologie Ă©tale ou ce qui est Ă©quivalent, Ă  la cohomologie de son groupe de Galois absolu, profini, Ă  coefficients dans Z/2Z. » Grothendieck avait prĂ©venu ses amis et connaissances la fin du monde aurait lieu en octobre 1996. Le moment venu, rien ! Il leur envoie un rectificatif annonçant la fin du Tout » pour 2015 ou 2016. 1997. En janvier, dĂ©crit heure par heure, minute par minute, une journĂ©e pendant laquelle il pense Ă  se suicider. 1998. 28 avril, Pierre Cartier annonce la mort de Bourbaki, dans une interview Ă  LibĂ©ration. Jugement d’humeur ou canular, Bourbaki est toujours en activitĂ© en 2020. A la fin du tome 2 de son traitĂ© d’Analyse mathĂ©matique Springer, Roger Godement insĂšre une longue postface intitulĂ©e Science, technologie, armement ». 6 aoĂ»t, mort d’AndrĂ© Weil Ă  Princeton. 10 novembre, mort de Jean Leray, Ă  La Baule. 2001. Parution de la correspondance Grothendieck-Serre, par la SociĂ©tĂ© MathĂ©matique de France. Alain Connes reçoit le prix Crafoord pour ses travaux en gĂ©omĂ©trie non commutative. 2002. 4 juillet, mort de Laurent Schwartz Ă  Paris. Laurent Lafforgue, qui a fait une thĂšse de gĂ©omĂ©trie algĂ©brique sous la direction de GĂ©rard Laumon, et qui est professeur Ă  l’IHES, reçoit la mĂ©daille Fields au 24Ăšme congrĂšs international des mathĂ©maticiens, pour avoir dĂ©montrĂ© une partie des conjectures de Langlands. Vladimir VoĂŻevodski reçoit Ă©galement la mĂ©daille Fields pour avoir dĂ©veloppĂ© la notion d’homotopie pour les variĂ©tĂ©s algĂ©briques et pour avoir formulĂ© la cohomologie motivique, permettant de dĂ©montrer de nombreuses conjectures, comme la conjecture de Milnor. 2003. Jean-Pierre Serre reçoit le prix Abel. 2006. En juin, mon ancien Ă©lĂšve Lionel Dorat ENS Lyon 1998 soutient sa thĂšse de doctorat Ă  l’UniversitĂ© Louis Pasteur de Strasbourg, sur les G-structures entiĂšres de reprĂ©sentations cristallines » sous la direction de Wintenberger, approfondissant la thĂ©orie de Fontaine et Laffaille sur l’équivalence de la catĂ©gorie tannakienne des reprĂ©sentations cristallines du groupe de Galois d’un corps local K, et de la catĂ©gorie des Ί-modules filtrĂ©s sur K admissibles. 2008. Le 2 juin, sur France Culture, StĂ©phane DĂ©ligeorges consacre l’émission Continent Sciences Ă  Grothendieck, pour ses 80 ans, avec la participation de Michel Demazure, Denis Guedj et Laurent Lafforgue. 13 aoĂ»t, mort d’Henri Cartan Ă  Paris, Ă  104 ans. 2010. Le 3 janvier, rĂ©dige un texte interdisant la publication de ses Ă©crits. L’IHES, qui envisageait de rééditer ses travaux, stoppe net son projet. 24 avril, mort de Denis Guedj Ă  Paris. NĂ© Ă  SĂ©tif en 1940, il a comptĂ© en 1969 parmi les fondateurs, avec Claude Chevalley, du dĂ©partement de mathĂ©matiques du Centre universitaire de Vincennes, devenu l’universitĂ© Paris VIII. Il y a enseignĂ© l’histoire des sciences et l’épistĂ©mologie. Collaborateur de LibĂ©ration de 1994 Ă  1997, il avait connu la cĂ©lĂ©britĂ© en 1998 avec Le ThĂ©orĂšme du Perroquet, en 2000 avec le MĂštre du Monde, et en 2005 avec ZĂ©ro. Denis Guedj Ă©tait un ami de Grothendieck. HervĂ© Nisic tourne un documentaire sur Grothendieck, L’espace d’un homme, Il est l’un des premiers journalistes Ă  se lancer sur ses traces. J’ai entendu parler du personnage Grothendieck en 2008. Le sujet et la perspective d’éventuellement le rencontrer m’ont tout de suite passionnĂ©. » Son documentaire repose sur de nombreux tĂ©moignages. 2011. 23 mars, John Milnor prix Abel pour ses travaux en topologie, gĂ©omĂ©trie et algĂšbre. 30 avril, Daniel Quillen meurt Ă  70 ans Ă  Gainesville, en Floride. En octobre, le mensuel GQ publie un article de Philippe Douroux, Alexandre Grothendieck, un voyage Ă  la poursuite des choses Ă©videntes », disponible en ligne. 2012. Luc Illusie reçoit la mĂ©daille Emile Picard pour ses travaux fondamentaux sur le complexe cotangent, la formule de Picard-Lefschetz, la thĂ©orie de Hodge et la gĂ©omĂ©trie logarithmique ». 2013. 12 avril, au CollĂšge de France, Antoine Compagnon, professeur de littĂ©rature française, et Alain Connes, titulaire de la chaire d’analyse et de gĂ©omĂ©trie, Ă©tablissent un parallĂšle entre A la recherche du temps perdu et RĂ©coltes et Semailles. Intelligence proustienne et imagination mathĂ©matique ? Pierre Deligne reçoit le prix Abel. Michael Artin, professeur Ă©mĂ©rite au MIT reçoit le prix Wolf. 2014, A la fin septembre, finit par accepter la prĂ©sence de ses enfants, qui l’accompagnent jusqu’au dernier jour. Il meurt le 13 novembre au matin, Ă  l’hĂŽpital AriĂšge Couserans de Saint-Girons, situĂ© sur la commune de Saint-Lizier. La nouvelle fait le tour des rĂ©dactions du monde entier The New York Times, The Washington Post, The Guardian, The Independant, The Telegraph
. LibĂ©ration lui consacre une page, sous la plume de Philippe Douroux Alexandre Grothendieck, ou la mort d’un gĂ©nie qui voulait se faire oublier Alexandre Grothendieck est mort jeudi matin Ă  l’hĂŽpital de Saint-Girons AriĂšge, Ă  l’ñge de 86 ans. Un nom trop compliquĂ© Ă  mĂ©moriser et une volontĂ© maintes fois affirmĂ©e de s’effacer, d’effacer sa vie et son Ɠuvre, font que cette mort aurait dĂ» passer inaperçue. Mais l’homme est trop grand et le mathĂ©maticien trop important pour que cet effacement soit total. A Sivens, les zadistes n’ont sans doute jamais entendu parler de cet homme qui a ouvert une brĂšche politique, aprĂšs avoir reconstruit les maths d’aprĂšs Euclide. 
 Philippe Douroux Le Monde titre, sous la plume de Philippe Pajot et StĂ©phane Foucart Alexandre Grothendieck, le plus grand mathĂ©maticien du XXe siĂšcle, est mort. Alexandre Grothendieck a bouleversĂ© la façon de faire des mathĂ©matiques avec sa nouvelle vision de la gĂ©omĂ©trie.
 L’HumanitĂ© titre, plus sobrement Alexandre Grothendieck, gĂ©ant des mathĂ©matiques, est mort. Pierre Cartier dĂ©clare Il s’est retrouvĂ© l’un des crĂ©ateurs de la gĂ©omĂ©trie algĂ©brique, avec des idĂ©es extrĂȘme-ment gĂ©nĂ©rales, et des mĂ©thodes qui n’auraient pas dĂ» rĂ©ussir, parce que, en gros, il Ă©tait comme un aigle qui survole de trĂšs haut et qui plonge sur sa proie ». Le 16 novembre, Jean-Pierre Kahane 1926-2017 publie ce tĂ©moignage Grothendieck et MontpellierGrothendieck et MontpellierGrothendieck et MontpellierGrothendieck et Montpellier Comme tous les mathĂ©maticiens de ma gĂ©nĂ©ration j’ai le souvenir de Grothendieck aux congrĂšs internationaux de Moscou 1966 et de Nice 1970 refusant d’aller Ă  Moscou recevoir la mĂ©daille Fields, puis prenant Nice comme tribune pour son tournant Ă©cologiste. Mais j’ai des souvenirs personnels plus anciens. D’abord, un dĂźner chez Laurent et Marie-HĂ©lĂšne Schwartz. La conversation Ă©tait tombĂ©e sur le problĂšme de la synthĂšse spectrale tel que le formulait Schwartz, et elle s’en Ă©tait bien vite dĂ©tournĂ©e trop difficile pour moi, avait dĂ©clarĂ© Grothendieck. Quelques annĂ©es plus tard, il Ă©tait rĂ©solu par Malliavin. Et surtout, j’ai le souvenir des copies d’examen de Grothendieck Ă  Montpellier. En 1954, quand je suis arrivĂ© Ă  Montpellier, les mathĂ©matiques occupaient quelques salles du palais de l’universitĂ©, au dessus de la rue de l’UniversitĂ©, dans le centre de la vieille ville. Le corps enseignant comprenait cinq personnes trois professeurs, Soula, TurriĂšre et Couchet, et deux maĂźtres de confĂ©rence, Dives et moi. Pas d’assistant ni de chef de travaux. Soula, analyste, et TurriĂšre, mĂ©canicien, Ă©taient de vieux messieurs charmants, Couchet, mĂ©canicien, bien plus jeune, avait pris la succession d’Humbert, Dives avait Ă©tĂ© professeur titulaire Ă  Clermont-Ferrand et rĂ©trogradĂ© comme collaborateur ; il fonctionnait en MathĂ©matiques gĂ©nĂ©rales, pour mon profit puisque j’avais les meilleurs Ă©tudiants en MPC. La ville Ă©tait dĂ©licieuse et assoupie. Les mathĂ©matiques avaient eu une bonne bibliothĂšque quand Denjoy Ă©tait Ă  Montpellier, au dĂ©but du siĂšcle ; elle n’était plus entretenue. On m’accueillait en trublion sympathique. Un jour, avec Soula et TurriĂšre, la conversation Ă©tait tombĂ©e sur Grothendieck, qu’ils avaient eu comme Ă©tudiant. Ils ont sorti pour moi ses copies d’examen de licence, et, d’un coup, mon respect pour eux a fait un bond en avant. Ces copies Ă©taient illisibles. Un examinateur aurait pu refuser de les lire. Mais ces vieux messieurs, Soula d’abord je crois, avaient senti ce qui se cachait derriĂšre Grothendieck, et il a passĂ© ses examens. C’est ensuite que, licenciĂ©, il s’est rendu Ă  Nancy. Quand il est revenu Ă  Montpellier tout avait changĂ©, sinon les paysages alentour. Nous n’en avons jamais parlĂ©, mais derriĂšre son retour il devait y avoir le souvenir des salles dominant la rue de l’UniversitĂ©, et une certaine reconnaissance pour les vieux messieurs charmants qui lui avaient ouvert les portes. » Jean-Pierre Kahane, 16 novembre 2014 avait confiĂ© en 1991 Ă  son ancien Ă©lĂšve Jean Malgoire 20000 pages dĂ©posĂ©es dans 5 cartons, entreposĂ©es Ă  l’universitĂ© de Montpellier. Mathieu Grothendieck fait venir Ă  Lasserre le libraire parisien Jean-Bernard Gillot59, et lui confie les manuscrits de son graphomane de pĂšre, 3 cantines contenant 40000 pages soigneusement rangĂ©es dans 44 boĂźtes entoilĂ©es rĂ©alisĂ©es sur mesure, plus quelques bouteilles d’alcool de mĂ»re et de poire. Ces Ă©crits mathĂ©matiques, poĂ©tiques, philosophiques, mystiques, ont Ă©tĂ© explorĂ©s par Georges Malstiniotis, disciple du maĂźtre, mais sont loin d’ĂȘtre inventoriĂ©s. Ils sont actuellement entreposĂ©s dans un lieu tenu secret Ă  Paris. Il serait bon qu’ils soient classĂ©s trĂ©sor national. 59 Jean-Bernard Gillot tient la Librairie Alain Brieux, 48 rue Jacob, 75006 Paris. Une vie en trois photos
 2015. PremiĂšre publication de RĂ©coltes et Semailles au Japon. Une traduction partielle en russe Ă©tait parue en 2002. 14 novembre Alexandre Grothendieck, ou le silence du gĂ©nie » Une vie, une oeuvre, France Culture, Perrine Kervran 2016. Le Canard enchaĂźnĂ©, 24 fĂ©vrier 2016 En mars, Bourbaki publie les chapitres 1 Ă  4 de Topologie algĂ©brique, chez Springer, premier volume du TraitĂ© publiĂ© depuis 1998. Andrew Wiles reçoit le prix Abel. 2 juin, Claire Voisin est Ă©lue titulaire de la chaire de GĂ©omĂ©trie algĂ©brique au CollĂšge de France. Elle est la premiĂšre mathĂ©maticienne Ă  ĂȘtre Ă©lue. 21 juillet, mort de Roger Godement, Ă  Villejuif. Godement Ă©tait assez Ă©loignĂ© de Grothendieck sur le plan mathĂ©matique, mais il en Ă©tait proche sur le plan politique. Ils partageaient la mĂȘme dĂ©testation des mathĂ©matiques mercenaires, et ils Ă©taient l’un et l’autre des imprĂ©cateurs au cƓur fidĂšle ». Septembre La revue Pour la science consacre un excellent dossier Ă  Alexandre Grothendieck, rĂ©digĂ© par Winfried Scharlau, Jean Malgoire et Leila Schneps. 3 novembre L’hĂ©ritage d’Alexandre Grothendieck » La mĂ©thode scientifique, France Culture, Nicolas Martin.. Du 18 au 20 novembre, rencontres littĂ©raires Ă  Pau Les idĂ©aux mĂšnent le monde », Pierre Cartier et Jean VallĂšs. 2017. 10 mai, les archives mathĂ©matiques d’Alexandre Grothendieck sont accessibles sur le web, via le site de l’UniversitĂ© de Montpellier pages sur au total peuvent ĂȘtre consultĂ©es. Ce sont des documents consignĂ©s par le savant entre 1949 et 1991. 30 septembre, mort de Vladimir VoĂŻevodski, Ă  Princeton. 17 dĂ©cembre Alexandre Grothendieck, un mathĂ©maticien qui prit la tangente » Les

Cettevisite de novembre Ă  nos morts se fait Ă  l'heure d'hiver Ă  nos montres et Bernard Pivot Cette visite de novembre Ă  nos morts se fait Ă  l'heure d'hiver Ă  nos montres et Ă  l'heure d'Ă©tĂ© dans nos cƓurs. Bernard Pivot.. Des citations cĂ©lĂšbres de films cultes, des citations cĂ©lĂšbres d'amour, citations d'amitiĂ©, citations de films, citations d'humour.

Livres Le journaliste de 84 ans avait rejoint le cĂ©nacle en 2004 et en avait pris la prĂ©sidence il y a cinq ans. Il souhaite retrouver un libre et plein usage de son temps ». Dans un communiquĂ© lapidaire, l’acadĂ©mie Goncourt annonce, mardi 3 dĂ©cembre, le dĂ©part de Bernard Pivot Ă  la fin du mois. Journaliste et animateur d’ Apostrophes » – l’émission littĂ©raire la plus cĂ©lĂšbre de la tĂ©lĂ©vision française –, il Ă©tait entrĂ© Ă  l’acadĂ©mie Goncourt en octobre 2004, succĂ©dant Ă  AndrĂ© Stil. Il a Ă©tĂ© le premier non-Ă©crivain Ă  rejoindre la prestigieuse institution, dont il est devenu prĂ©sident en janvier 2014, Ă  la suite d’Edmonde Charles-Roux. AcadGoncourt AcadĂ©mie Goncourt Joint par Le Monde, Bernard Pivot a prĂ©cisĂ© les circonstances de son dĂ©part Je ne pars pas Ă  l’improviste, c’est une dĂ©cision mĂ»rement rĂ©flĂ©chie, j’avais d’ailleurs averti mes camarades du Goncourt dĂšs le mois de juin, je leur avais dit que je m’éloignerais en dĂ©cembre. J’ai toujours fait comme ça dans ma vie, je pars quand je pense que c’est le moment. Je n’ai aucun regret, aucune amertume, bien au contraire, j’ai passĂ© quinze belles annĂ©es au Goncourt, quinze annĂ©es comme membre du jury et cinq annĂ©es comme prĂ©sident. Quand Edmonde Charles-Roux m’a fait entrer au jury, en 2005, c’était d’autant plus inespĂ©rĂ© que je n’étais pas Ă©crivain mais journaliste, et c’était la premiĂšre fois qu’un journaliste intĂ©grait le Goncourt. Aujourd’hui, la raison de ma dĂ©cision est simple. Je suis dans ma quatre-vingt-cinquiĂšme annĂ©e, il ne me reste plus beaucoup d’étĂ©s devant moi, et je prĂ©fĂšre les passer avec ma famille et mes amis. C’est un peu de l’égoĂŻsme tardif. Mais peut-ĂȘtre, Ă  un certain moment, l’égoĂŻsme tardif devient-il une bonne gestion de vie ? » Bernard Pivot fait partie de ceux qui se sont battus pour une plus grande transparence dans le jeu » du prix littĂ©raire, permettant ainsi la mise en place de nouvelles rĂšgles, comme la fin du vote Ă  distance, l’instauration de sanctions en cas d’absences rĂ©pĂ©tĂ©es ou encore l’impossibilitĂ© d’ĂȘtre jurĂ© et d’occuper un poste au sein d’une maison d’éditions. Le journaliste a par ailleurs ƓuvrĂ© au sein de l’acadĂ©mie Ă  la dĂ©fense la langue française. Lui dire merci » Ses annĂ©es comme prĂ©sident du jury ont Ă©tĂ© marquĂ©es par la consĂ©cration de jeunes Ă©crivains, comme LeĂŻla Slimani, avec Chanson douce Gallimard, adaptĂ© depuis sur grand Ă©cran, et Nicolas Mathieu, rĂ©compensĂ© en 2018 pour Leurs enfants aprĂšs eux Actes Sud, roman sur la fracture sociale. Cette annĂ©e, le prix Goncourt a rĂ©compensĂ© le romancier Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la mĂȘme façon L’Olivier. Lire aussi Article rĂ©servĂ© Ă  nos abonnĂ©s Jean-Paul Dubois et son humour mĂ©lancolique primĂ©s par le Goncourt Sur Twitter, l’acadĂ©mie Goncourt a mis en ligne une photo des acadĂ©miciens fĂȘtant le dĂ©part de leur prĂ©sident, ĂągĂ© de 84 ans, qui leur avait fait part cet Ă©tĂ© de son souhait de se retirer. Les festivitĂ©s se sont dĂ©roulĂ©es chez Drouant, le restaurant dans le centre de Paris oĂč est chaque annĂ©e annoncĂ© le laurĂ©at du plus prestigieux prix littĂ©raire du monde francophone. Lettre d’Edmond de Goncourt, grands crus, tableau littĂ©rature et Ɠnologie pour lui dire merci ! », ont tweetĂ© les acadĂ©miciens. Les AcadĂ©miciens Ă  qui ⁊bernardpivot1⁩ avait annoncĂ© en juin sa dĂ©cision de se retirer de l’acadĂ©mie fin dĂ©cembre
 AcadGoncourt AcadĂ©mie Goncourt Sur la photo figuraient notamment Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Pierre Assouline et Patrick Rambaud. Le Monde Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

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Cevendredi 15 septembre, Bernard Pivot Ă©tait en visite au musĂ©e des Tissus et des Arts dĂ©coratifs de Lyon. À l’approche de la rĂ©union devant fixer le sort de l’établissement, il a fait
Chez lui Ă  Paris le 13 janvier. © Patrick Fouque / Paris Match 24/01/2021 Ă  0535, Mis Ă  jour le 23/01/2021 Ă  1838 Le journaliste et homme de lettres s’attaque sans complexe aux vertiges de l’ñge dans son nouveau roman, ... mais la vie continue ». Vieillir est un mĂ©tier Ă  temps complet. On s’observe, on s’ausculte, on s’inquiĂšte. Certains noms propres se retirent de la mĂ©moire sur la pointe des pieds. WikipĂ©dia est lĂ  dĂ©sormais mais certains se refusent Ă  y aller trop vite. Surtout ne pas encourager la paresse des neurones ! Avoir des rides au front n’oblige pas Ă  en avoir au cerveau. Evidemment, il y a Alzheimer. Cette horreur joue auprĂšs des personnes ĂągĂ©es le rĂŽle de l’ogre auprĂšs des enfants. On lui livre des combats en ligne Ă  l’aide des mots croisĂ©s ou du Sudoku. Ou bien, comme Bernard Pivot, on se requinque avec la lecture, cette bonne vieille aussi Bernard Pivot "Goncourt, mon amour" La suite aprĂšs cette publicitĂ© Autrefois, c’était presque une marĂątre. Pour Apostrophes », il fallait engloutir des centaines de pages par semaine. A la prĂ©sidence du Goncourt, l’étĂ© tournait Ă  l’épreuve de force. Aujourd’hui, c’est une nymphe. Il n’a plus que sa chronique du Journal du dimanche ». C’est d’ailleurs un paradoxe qui le laisse rĂȘveur quand on est jeune et qu’on a la vie devant soi, on est toujours pressĂ© ; devenus vieux, quand l’avenir nous est mesurĂ©, on prend tout son temps. Bizarre. Mais pas dĂ©sagrĂ©able on savoure vite la lenteur. Si les autres s’agitent, grand bien leur fasse. La suite aprĂšs cette publicitĂ© Lire aussi Bernard Pivot bouillonne de questions Comme disait Balzac, les vieillards sont des gens qui ont dĂźnĂ© et regardent les autres manger. Inutile de s’énerver. Pivot, par exemple, Ă©tait nĂ© impatient. Ça lui est passĂ©. Plus question pour lui de s’échauffer Ă  tort et Ă  travers. Il faut se tenir soi-mĂȘme Ă  l’Ɠil. Avec le grand Ăąge, les qualitĂ©s se bonifient, tout comme les dĂ©fauts s’aggravent. TrĂšs bonne raison pour ne pas se laisser aller. La suite aprĂšs cette publicitĂ© La suite aprĂšs cette publicitĂ© Vous ne ferez pas dire Ă  Pivot que c’était mieux avant. D’abord parce qu’il trouve l’affirmation idiote ; ensuite parce qu’elle trahit trop vite son vieux con ». Cela dit, la politesse ancienne lui manque. Et, contrairement Ă  l’époque, il ne hisse pas la dĂ©rision au rang de vertu hygiĂ©nique. Il se demande mĂȘme si, autrefois, on n’avait pas plus de considĂ©ration pour les vieux. Peut-ĂȘtre aussi parce qu’il y en avait moins. Promis il va y rĂ©flĂ©chir. Mais plus tard. Pour l’instant, il sort un nouveau livre. Son sujet le quatriĂšme Ăąge. Je vous rassure rien du ronchon professionnel qui rĂ©pand son venin. Rien non plus du papy philosophe qui prend tout avec Jurus, son personnage, 82 ans, a beau se tasser, avoir du mal Ă  lacer ses chaussures, pester contre son ordinateur et trouver qu’il a parfois la tĂȘte aussi lourde que les jambes, il reste un parfait sosie de Pivot le bon vivant qui prend tout avec ironie mais ne se cache pas derriĂšre son petit doigt. S’il faut appuyer lĂ  oĂč ça fait mal, il va le faire. Et pas de pudibonderie, non plus. La littĂ©rature a souvent des pudeurs de petite cuillĂšre dĂšs qu’elle aborde la sexualitĂ© des gens ĂągĂ©s. Rien de tel. Ce Jurus a l’Ɠil et le bon. Il voit tout des huit copains et copines dont il parle dans son livre. Et il dit tout. Ça fait beaucoup de bien. Une vraie bourrasque de fraĂźcheur et d’ironie dans une annĂ©e plombĂ©e par l’atmosphĂšre d’Ehpad qui s’est abattue sur l’ est allĂ© interroger l’auteur. Lui a 85 ans. Et, avec ça, toujours la bougeotte. C’était ma quatriĂšme interview avec lui en vingt ans. Eh bien, c’était Ă  une quatriĂšme adresse. Il ne change pas. Comment fait-il ? RĂ©ponse en 220 pages. J’écris pour garder l’esprit vif, joyeux et curieux Paris Match. A quel Ăąge ĂȘtes-vous devenu vieux ? Bernard Pivot. Le jour de mes 80 ans. Je me suis dit que j’entrais dans le grand Ăąge. Avant, je n’y avais jamais pensĂ©. LĂ , j’ai songĂ© que ma vie aurait une fin. Un drĂŽle d’effet. Mes 80 premiĂšres annĂ©es Ă©taient passĂ©es comme une lettre Ă  la poste. Je me suis dit “chapeau !” Mais des amis sont partis. Certains avaient mon Ăąge. Je me consolais en me disant que chaque annĂ©e a son quota de dĂ©parts et que le leur me laissait un rĂ©pit. Mais que tout cela passe vite. J’en suis Ă  85. Et, croyez-moi, 85 ce n’est pas 82. C’est comme entre 7 ans et 10 ans. Chez les vieux, c’est comme chez les tout jeunes. Les petites diffĂ©rences deviennent Ă©normes. "J’évite de rĂąler pour ne pas avoir l’air bougon" Est-il dur d’ĂȘtre un vieux monsieur ? On sent son Ăąge. Tout vous inquiĂšte. Parfois le corps en a marre. Votre moi mĂ©dical s’empare du moindre pĂ©pin. C’est pourquoi j’écris. Pour garder l’esprit vif, joyeux et curieux. Diriez-vous qu’il n’a jamais Ă©tĂ© aussi facile d’ĂȘtre vieux ou que ça n’a jamais Ă©tĂ© aussi frustrant ? Les deux, bien sĂ»r. MoliĂšre est mort Ă  51 ans, Ă©puisĂ©. Aujourd’hui, c’est la force de l’ñge. Ça allonge l’espoir. Le jeunisme, en revanche, peut ĂȘtre blessant. C’est le nouvel apartheid. DĂšs qu’on parle de vous dans un journal, on donne votre Ăąge. On ne signale ni vos qualitĂ©s, ni vos dĂ©fauts, on commence par votre fiche d’état civil."Les tweets peuvent ĂȘtre un enfer. Et un enfer dangereux. " Est-ce que ce sont vos qualitĂ©s qui s’épanouissent ou vos dĂ©fauts qui s’aggravent ? Mon grand dĂ©faut Ă©tait l’impatience. Je la maĂźtrise beaucoup mieux. Mais, surtout, j’évite de rĂąler pour ne pas avoir l’air bougon. Il faut n’avoir pas connu les annĂ©es 1940 pour croire que c’était mieux avant. On passe vite pour un vieux con. Et les jeunes filent Ă  tired’aile. A juste titre. Vous n’avez pas de nostalgies ? Si, naturellement. Certaines pĂątisseries, par exemple, comme les “conversations”, un gĂąteau qui a disparu. Et, plus sĂ©rieusement, une forme de rapports entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, la galanterie est presque une prise de risque. On est vite soupçonnĂ© de mĂ©pris ou d’agression sexiste. Mais, d’un autre cĂŽtĂ©, que d’avantages ! L’ordinateur simplifie tellement la vie. Je me rappelle, dans les annĂ©es 1950, quand je retrouvais Bouvard Ă  minuit au marbre du journal pour dicter nos papiers directement aux linotypistes. Et puis quels plaisirs dans la presse ! Les patrons ne sont plus par-dessus votre Ă©paule. On est plus libre de ses mouvements, de son temps, de ses jugements. En revanche, les tweets peuvent ĂȘtre un enfer. Et un enfer dangereux. Pour moi, quand on est journaliste, on ne balance pas n’importe quoi."En me cachant derriĂšre les neuf personnages du livre, j’aborde des thĂšmes dĂ©licats que je n’aurais pas traitĂ©s si j’avais parlĂ© de moi" Etes-vous devenu une personne fragile ? J’ai toujours Ă©tĂ© prudent. Quand je jouais au foot, en milieu de terrain, Ă  l’époque on disait qu’on jouait inter », je me rangeais des voitures quand j’affrontais les grosses brutes qui cassent du bois. Donc je le suis restĂ©. Le confinement ne m’a ni gĂȘnĂ© ni vexĂ©. De toute façon, j’ai vĂ©cu confinĂ© des dizaines d’annĂ©es. Je lisais du matin au soir. C’était ma vie. Pourquoi avoir Ă©crit un roman plutĂŽt qu’un essai allĂšgre sur le grand Ăąge ? Disons que c’est une chronique romanesque. Sans doute ai-je choisi cette formule par pudeur. Je ne voulais pas parler de ma santĂ©. En me cachant derriĂšre les neuf personnages du livre, j’aborde des thĂšmes dĂ©licats que je n’aurais pas traitĂ©s si j’avais parlĂ© de moi. La sexualitĂ©, par exemple, est un vrai tabou en littĂ©rature. Je n’ai pas de souvenirs de bons livres sur ce thĂšme. Peut-ĂȘtre un ouvrage japonais sur un vieux couple. Me cacher derriĂšre les copains de ce livre Ă©tait trĂšs amusant. Un dĂ©doublement excitant pour l’esprit."Ce qui fait peur, c’est la vraie solitude. Celle qu’on ne partage avec personne." Avez-vous peur d’entrer un jour dans un Ehpad ? J’espĂšre y Ă©chapper. Je suis dans une situation privilĂ©giĂ©e car j’ai deux filles que j’aime et qui m’aiment. Tant mieux car je dois dire qu’au printemps dernier le spectacle des caravanes de cercueils sortant de ces Ă©tablissements Ă©tait saisissant et affreux. Parfois, en plein sommeil, j’y songe. Mes personnages, eux, se fĂ©licitent de n’y ĂȘtre pas. Ce qui fait peur, c’est la vraie solitude. Celle qu’on ne partage avec personne. Et puis le dĂ©labrement, le Trafalgar personnel. Comment imaginez-vous votre mort idĂ©ale ? Assis dans mon canapĂ©, et tout s’arrĂȘte. Ou bien, en train de relire un de mes auteurs prĂ©fĂ©rĂ©s, un Colette, un Voltaire, un Baudelaire ou un Giono. Avec, en fond sonore, un concerto de Mozart. Si vous rencontrez Dieu, qu’espĂ©rez-vous qu’il vous dise ? “Ah, tiens, c’est vous Pivot. Je vous attendais depuis longtemps. Pourriez-vous m’expliquer enfin la rĂšgle des participes passĂ©s des verbes pronominaux ?” Comme je n’en serai pas capable, peut-ĂȘtre me renverra-t-il enquĂȘter sur le sujet. © Mais la vie continue », de Bernard Pivot, Ă©d. Albin Michel, 224 pages, 19,90 euros.
BernardPivot sur la vie en EHPAD : "J'espÚre y échapper". Questionné sur son ùge, Bernard Pivot confie : " Je suis devenu vieux le jour de mes 80 ans ". Celui qui n'avait

Bernard Pivot, qui a marquĂ© les belles heures de la tĂ©lĂ©vision française avec Apostrophes », quitte l’AcadĂ©mie Goncourt, dont il Ă©tait membre depuis quinze ans et prĂ©sident depuis cinq ans, a annoncĂ© mardi sur Twitter l’assemblĂ©e du prix Pivot par Bernard Pivot, de A Ă  Z Pour retrouver un libre et plein usage de son temps, Ă  84 ans Bernard Pivot a dĂ©cidĂ© de se retirer de l’AcadĂ©mie Goncourt Ă  partir du 31 dĂ©cembre. Il en Ă©tait membre depuis 15 ans, le prĂ©sident depuis 5 ans. Il en devient membre d’honneur », a annoncĂ© l’AcadĂ©mie sur Twitter, quelques semaines aprĂšs avoir rĂ©compensĂ© le romancier Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la mĂȘme façon » L’Olivier.Premier non-Ă©crivain Ă  l’AcadĂ©mieSur Twitter, l’AcadĂ©mie Goncourt a mis en ligne une photo des acadĂ©miciens fĂȘtant le dĂ©part de leur prĂ©sident, qui leur avait fait part cet Ă©tĂ© de son souhait de se retirer. Les festivitĂ©s se sont dĂ©roulĂ©es chez Drouant, le restaurant dans le centre de Paris oĂč est chaque annĂ©e annoncĂ© le laurĂ©at du plus prestigieux prix littĂ©raire du monde francophone. Lettre d’Edmond de Goncourt, grands crus, tableau littĂ©rature et oenologie pour lui dire merci ! », ont tweetĂ© les la photo, figuraient notamment Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Pierre Assouline et Patrick suite aprĂšs la publicitĂ©Journaliste et animateur d’ Apostrophes », l’émission littĂ©raire la plus cĂ©lĂšbre de la tĂ©lĂ©vision française, Bernard Pivot est entrĂ© Ă  l’AcadĂ©mie Goncourt en octobre 2004, succĂ©dant Ă  AndrĂ© Stil. Il a Ă©tĂ© le premier non-Ă©crivain Ă  rejoindre la prestigieuse institution, dont il est devenu prĂ©sident en janvier 2014, Ă  la suite d’Edmonde Pivot, le rĂ©formateur de l’AcadĂ©mie Goncourt s’en vaSes annĂ©es comme prĂ©sident du jury Goncourt ont Ă©tĂ© marquĂ©es par la consĂ©cration de jeunes Ă©crivains comme LeĂŻla Slimani, avec Chanson douce » Gallimard, adaptĂ© depuis sur grand Ă©cran, et Nicolas Mathieu, rĂ©compensĂ© en 2018 pour Leurs enfants aprĂšs eux » Actes Sud, roman sur la fracture sociale.

POURBERNARD PIVOT IL ÉTAIT DE CULTURE - CodyCross Solution et RĂ©ponses Pose une Question RĂ©pondre Pour Bernard Pivot Il Était De Culture - CodyCross La solution Ă  ce puzzle

ÂgĂ© de 84 ans, l'ancien prĂ©sentateur de l'Ă©mission littĂ©raire "Apostrophes", veut pouvoir profiter "des Ă©tĂ©s qu'il lui reste" sans avoir Ă  lire "entre 50 et 60 romans".Bernard Pivot s'est retirĂ© lundi 2 dĂ©cembre de l'AcadĂ©mie Goncourt, sociĂ©tĂ© littĂ©raire dont il Ă©tait membre depuis 15 ans et prĂ©sident depuis 2014. Il explique mardi sur franceinfo que c'est Ă  cause de son Ăąge "canonique" de 84 ans, rappelant que ses fonctions Ă  l'AcadĂ©mie Goncourt exigeaient qu'il lise "entre 50 et 60 romans en deux ou trois mois". "J’ai envie de reprendre une gestion libre, tranquille de mon temps, notamment pendant l’étĂ© 
 je n'ai plus beaucoup d'Ă©tĂ©s devant moi", a-t-il ajoutĂ© pour expliquer ce choix qu'il juge "un peu Ă©goĂŻste". franceinfo Pourquoi avez-vous dĂ©cidĂ© de vous retirer de l'AcadĂ©mie Goncourt ? Bernard Pivot La raison tient dans un chiffre 84. 84 ans, c’est mon Ăąge, et il est prudent, quand on arrive Ă  un Ăąge aussi canonique, de laisser sa place Ă  plus jeune et de se retirer alors qu’on est encore assez lucide pour en prendre la dĂ©cision. C’est sans doute un petit pincement au cƓur ? Oui, parce que 15 ans Ă  l’AcadĂ©mie Goncourt, c’est 15 annĂ©es de plaisir, de beaucoup de conversations, de beaucoup d’échanges littĂ©raires avec mes camarades de l’AcadĂ©mie Goncourt qui n’étaient pas les mĂȘmes qu’il y a 15 ans. L’AcadĂ©mie Ă©volue au fil des annĂ©es. De celle dans laquelle je suis entrĂ©e il y a 15 ans, il ne reste plus que deux membres, Didier Decoin et Françoise Chandernagor. Les autres sont des nouveaux, donc le renouvellement de l’AcadĂ©mie, c’est sa vivacitĂ©, son intĂ©rĂȘt. C’est comme "Apostrophes", je suis parti au bout de 15 ans, c’est une dĂ©cision personnelle d'arrĂȘter mes Ă©missions littĂ©raires. Je peux regretter. Je peux aussi regretter de ne plus ĂȘtre jeune, de ne plus avoir la vie devant soi, ce sont des regrets continuels. Mais je pense avoir fait du bon travail avec l’AcadĂ©mie Goncourt, enfin, j’ai fait ce que j’ai pu ! Et donc je pars serein et content ! Et non pas avec de l’aigreur, de la mĂ©lancolie ou de la tristesse. Est-ce que vous allez moins lire Ă  l’avenir ? Je lirai moins en juin, juillet et aoĂ»t, ça c’est sĂ»r ! Je lisais entre 50 et 60 romans en deux ou trois mois, lĂ  c’est fini ! C’est l’une des raisons [de son dĂ©part NDLR]. J’ai envie de reprendre une gestion libre, tranquille de mon temps, notamment pendant l’étĂ©. Je n’ai plus beaucoup d’étĂ©s devant moi, Ă  84 ans. Et lĂ  c’est un choix un peu Ă©goĂŻste de dire "Pour les derniĂšres annĂ©es qu’il me reste, privilĂ©gier mon plaisir de vivre, d’exister, d’avoir des relations avec mes proches, de profiter du soleil, de la mer, plutĂŽt que de continuer Ă  lire mes jeunes confrĂšres". Vous lirez sans doute moins, mais peut-ĂȘtre twitterez-vous davantage ? Non je ne pense pas, il n’y a pas de raison que je twitte davantage, non pas du tout. Comment permettre Ă  chacun de mieux s'informer ? Participez Ă  la consultation initiĂ©e dans le cadre du projet europĂ©en De facto sur la plateforme Franceinfo en est le partenaire
Leromancier Didier Decoin, 74 ans, a Ă©tĂ© choisi, ce lundi 20 janvier 2020, par ses pairs pour prendre la barre de l’acadĂ©mie Goncourt en remplacement de Bernard Pivot.

Cabourg, dans le Calvados, le 26 octobre. Dans les salons du Grand HĂŽtel, oĂč la citĂ© normande cĂ©lĂšbre les 100 ans du Goncourt dĂ©cernĂ© Ă  Marcel Proust avec un rĂ©cital de chansons Belle Ă©poque, un spectateur au premier rang de l'assistance, sourcils en nuages, rit de bon cƓur aux facĂ©ties vocales de l'une des artistes. Il se tourne vers son voisin, lui jette le regard Ă©merveillĂ© d'un gamin. A 84 ans, tout le monde vous le dira, l'Ă©merveillement reste l'ADN de Bernard Pivot.

Ladou­teuse Ă©pi­taphe de Bernard Pivot pour Françoise Arnoul. Par 22 juillet 2021. On aura rare­ment connu d’hommage aus­si sexiste. Pour se sou­ve­nir de l’actrice Françoise Arnoul, dĂ©cé­dĂ©e le 20 juillet der­nier Ă  l’ñge de 90 ans, Bernard Pivot nous a gratifié·es d’une sym­pa­thique anec­dote sur Twitter. Culture - Salon du livre Il Ă©tait lĂ  en 1994 pour une Ă©mission de Bouillon de culture ». Trois dictĂ©es plus tard, dont la derniĂšre remonte Ă  2003, Bernard Pivot Ă©tait au Liban et s’est prĂȘtĂ© au jeu de questions-rĂ©ponses autour de son ouvrage Oui, mais quelle est la question?» Ă©d. Nil. OLJ / Par Colette KHALAF, le 05 novembre 2012 Ă  23h29 Pivot, questionneur questionnĂ©. Photo Michel Sayegh Il dit avoir une questionnite aiguë», du moins le hĂ©ros de son rĂ©cent ouvrage qu’il a signĂ© au Salon du livre. Autobiographie ou roman? Je vais vous faire un aveu, avoue-t-il. C’est Ă©videmment un roman, mais je n’ai pas osĂ© l’écrire sur la couverture, par modestie, du moins par crainte. J’ai eu la chance d’interviewer tous les grands romanciers de la seconde partie du XXe siĂšcle, je me trouve donc dans une drĂŽle de situation en Ă©crivant ce petit roman qui n’est pas Ă  la hauteur de ces gĂ©ants. J’avais donc une sorte de rĂ©ticence et de pudeur.»Adam Hitch est donc le hĂ©ros absurde? de ce roman, qui passe sa vie Ă  poser des questions Ă  sa famille, Ă  ses femmes et Ă  tous ceux qui l’entourent. MĂȘme Ă  Dieu. Pointeur ou tireur? Alors Hitch, lui demande-t-on un Pivot Ă  la puissance... L’auteur hĂ©site et l’on perçoit dans cette hĂ©sitation l’interrogateur professionnel qui cherche le mot juste. Et de reprendre illico Hitch est plus harceleur et plus drĂŽle que moi, voire plus touchant Ă  la fin du livre.» Son nom pourrait prĂȘter Ă  confusion Hitch ne serait-il pas le nom de sir Alfred le maĂźtre du suspens? Cela tombe en effet Ă  point, rĂ©pond-il, mais je n’y avais pas pensĂ©. Par contre, j’avais bien choisi le prĂ©nom Adam, celui du premier homme car il a dĂ» se poser beaucoup de questions dans sa vie et partir sans avoir compris grand-chose!»Les philosophes pensaient que la question Ă©tait plus importante que la rĂ©ponse, mais si les journalistes et les animateurs croient cela, ils devront soigner leur ego», dites vous. Poser une question, c’est ĂȘtre curieux et c’est attendre une rĂ©ponse. Le plaisir rĂ©side donc dans la maniĂšre de choisir cette question, laquelle gĂ©nĂ©rerait une Ă©motion ou mĂȘme une passion.»Ainsi aprĂšs en avoir posĂ© des centaines et des milliers Ă  d’autres romanciers, vous voilĂ  donc assis Ă  donner des rĂ©ponses. Quand je me suis mis Ă  Ă©crire des livres, je savais que j’allais m’exposer aux questions des journalistes. Cela ne m’empĂȘche pas de continuer d’en poser Ă  tous ceux qui m’entourent, car je suis trĂšs curieux de nature.» Vous vous permettez mĂȘme, dans votre livre, d’en poser quelques-unes Ă  Dieu? Et lui de rĂ©pondre Le doute est une trĂšs bonne hygiĂšne de vie. Je n’aimerais ĂȘtre animĂ© ni par la certitude ni par le dĂ©sespoir de l’incroyance. Mais revenons Ă  la “question”. Il y a de celles qui sont restĂ©es sans rĂ©ponses. Cela m’amuserait donc d’imaginer un monde oĂč l’on pourrait avoir toutes ces rĂ©ponses-lĂ . Ces interrogations au Seigneur, quoique dĂ©sinvoltes, suggĂšrent l’existence de ce monde d’ailleurs.»Mais vous, Bernard Pivot, qu’aimeriez-vous qu’Il vous dise quand vous entrerez chez Lui? L’auteur hĂ©site et lĂąche Ah, Pivot! Je suis sĂ»r que tu as une question Ă  me poser.»Pointeur ou tireur? lui demande-t-on avant de le quitter – sachant qu’il a empruntĂ© dans son livre cette classification au jeu de boules. Les gens se partagent entre tireurs et pointeurs, dit Pivot. Le premier compte sur la force, l’adresse et le choc pour s’imposer, alors que le second compte sur la rĂ©flexion et la rouerie. À mes dĂ©buts, j’étais un pointeur timide. Je suis devenu plus audacieux dans la presse Ă©crite pour enfin porter la casquette de tireur Ă  la tĂ©lĂ©vision. Mais depuis que j’écris des livres, je suis redevenu un pointeur.»Mais laissons la pĂ©tanque de cĂŽtĂ© et revenons au Bernard Pivot que tout le monde connaĂźt un curieux» infatigable, dont la curiositĂ© ne s’est pas Ă©moussĂ©e avec l’ñge. Il faut qu’elle reste vivace, l’entretenir tous les jours, car elle est le gage de la santĂ©, de la vie et de la jeunesse», conclut-il. Il dit avoir une questionnite aiguë», du moins le hĂ©ros de son rĂ©cent ouvrage qu’il a signĂ© au Salon du livre. Autobiographie ou roman? Je vais vous faire un aveu, avoue-t-il. C’est Ă©videmment un roman, mais je n’ai pas osĂ© l’écrire sur la couverture, par modestie, du moins par crainte. J’ai eu la chance d’interviewer tous les grands romanciers de la seconde partie du XXe... toIbVyE.
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