Intimes of stress and worry, it’s important for us to continue to give people the space to relax and Aller directement au contenu. Devenez hĂŽte . Inscription. Connexion. HĂ©berger des voyageurs. CrĂ©er une expĂ©rience. Aide. NOUVEAU ! Towers Ten Condo - Oceanfront - 3BR/3BA #1703. Daytona Beach, Floride, États-Unis. Partager. Enregistrer Si vous avez une plaie ulcĂ©rĂ©e avec des bords irrĂ©guliers sur la langue et que la plaie ne rĂ©gresse pas pendant des semaines, voire des mois, vous devez consulter un spĂ©cialiste d’oto-rhino-laryngologie. Parce que les plaies sur la langue dont vous ne vous souciez pas peuvent ĂȘtre le signe d’une tumeur sournoise. Le professeur Melih GĂŒven GĂŒvenç de l’hĂŽpital universitaire Acıbadem Atakent, spĂ©cialiste en oto-rhino-laryngologie prĂ©cise que les principaux facteurs de risque du cancer de la langue sont la consommation de tabac et d’alcool. En plus de fumer, les tabacs Ă  mĂącher et les pipes sont des Ă©lĂ©ments qui augmentent le risque. Le virus du VPH peut Ă©galement causer le cancer de la langue. Professeur GĂŒvenç souligne que la langue ne peut guĂ©rir les blessures et les dĂ©lais de diagnostic du cancer de la langue peuvent ĂȘtre longs. L’imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique, la tomodensitomĂ©trie et la TEP peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour dĂ©terminer la prĂ©valence du cancer. » Le professeur a dĂ©taillĂ© les 5 symptĂŽmes importants du cancer de la langue et a formulĂ© d’importants avertissements et suggestions. Des plaies sur la langue Les plaies sur la langue sont les signes les plus importants du cancer de la langue. Bien que les cancers de la langue proviennent principalement des bords libres de la langue, ils peuvent survenir n’importe oĂč dans la langue. Un aphte simple peut guĂ©rir gĂ©nĂ©ralement en quelques jours par contre, il faut ĂȘtre trĂšs prudent s’il y a un aphte depuis longtemps. Si vous avez une plaie ulcĂ©rĂ©e avec des bords irrĂ©guliers sur la langue et que la plaie ne rĂ©gresse pas pendant des semaines, voire des mois, vous devez au contraire consulter un spĂ©cialiste d’oto-rhino-laryngologie. La tumeur peut progresser sous la muqueuse et provoquer une raideur anormale de la langue. Par consĂ©quent, vous devriez Ă©galement faire attention Ă  toute raideur possible dans votre langue. Le gonflement au niveau du cou Lorsque la tumeur se propage aux ganglions lymphatiques du cou, elle peut provoquer un gonflement. Surveillez le gonflement dans la mĂȘme rĂ©gion du cou, qui se dĂ©veloppe progressivement au fil des semaines, ne rĂ©trĂ©cit pas, est difficile, a perdu sa mobilitĂ© parce qu’il adhĂšre aux tissus environnants ; parce que cela crĂ©e une suspicion en matiĂšre de cancer. Le changement dans la façon de parler Le cancer de la langue peut causer des troubles du mouvement dans la langue. Le patient peut ne pas ĂȘtre capable de tourner sa langue librement dans sa bouche. La douleur dans la langue et saignements Bien que les cancers de la langue puissent causer des douleurs dans la langue, ils peuvent provoquer des saignements de la langue au fur et Ă  mesure de leur progression. Dans les tumeurs avancĂ©es, une douleur intense peut toucher les oreilles. La mauvaise haleine Le professeur GĂŒvenç, spĂ©cialiste des maladies d’oto-rhino-laryngologie Avec la progression de la tumeur, les tissus nĂ©crotiques », ce que l’on appelle les tissus morts et la dĂ©tĂ©rioration de la bouche par l’hygiĂšne buccale peuvent ĂȘtre une mauvaise odeur», dit-il. Un diagnostic prĂ©coce est trĂšs important! Le spĂ©cialiste en ORL, Melih GĂŒven GĂŒvenç, a donnĂ© les informations suivantes sur le traitement Le diagnostic prĂ©coce est trĂšs important dans les cancers de la langue et de tous les cancers. La chirurgie, la radiothĂ©rapie et la chimiothĂ©rapie sont les mĂ©thodes utilisĂ©es en fonction de la prĂ©valence de la tumeur. Dans les tumeurs Ă  un stade prĂ©coce, la tumeur est enlevĂ©e chirurgicalement avec des marges solides. La langue restante est gĂ©nĂ©ralement assez fonctionnelle. Comme le cancer de la langue peut se propager rapidement aux ganglions lymphatiques du cou, il faut inclure les ganglions lymphatiques du cou dans le plan de traitement. Dans les tumeurs plus avancĂ©es, la langue restante peut ĂȘtre soutenue en transfĂ©rant le micro-tissu musculaire prĂ©levĂ© de son propre corps au cou par microchirurgie lorsque la langue restante est petite. Dans les tumeurs Ă  un stade trĂšs avancĂ©, toute la langue est enlevĂ©e avec la base de la bouche et un transfert de tissu musculaire-peau est rĂ©alisĂ©e pour former la base de la bouche. Si la tumeur s’est propagĂ©e Ă  la mĂąchoire, la partie affectĂ©e de la mĂąchoire peut ĂȘtre retirĂ©e et le transfert osseux dans cette zone peut ĂȘtre ajoutĂ© au plan de traitement. Le diagnostic et le traitement actuels du cancer de la langue nĂ©cessitent un travail en Ă©quipe dans diffĂ©rentes disciplines telles que l’oto-rhino-laryngologie, la chirurgie plastique et reconstructive, la radio-oncologie, l’oncologie mĂ©dicale, la radiologie, la pathologie, la mĂ©decine nuclĂ©aire, la thĂ©rapie orthophonique, la nutritionniste et les soins infirmiers. » Parmiles facteurs en cause chez les personnes qui ont la langue qui pique, on peut trouver une mycose buccale (mauvaise santĂ© des dents, hygiĂšne buccodentaire insuffisante, personnes immunodĂ©primĂ©es, consĂ©quence de certains traitements), un cancer de la langue, le tabagisme, une mycose, mais aussi le stress.
Partager toutCOMMENT SantĂ© SantĂ© de la Famille ProblĂšmes bucco-nasaux Douleur de la gorge Les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le La sensation de brĂ»lure Ă  la gorge peut ĂȘtre causĂ©e par de multiples facteurs, allant de l'ingestion d'aliments trop chauds Ă  des causes plus graves, dues Ă  d'autres types de maladies. C'est une sensation trĂšs dĂ©rangeante que vous pouvez soulager grĂące Ă  plusieurs mĂ©thodes, mais vous devez d'abord en connaĂźtre les causes pour trouver rapidement le remĂšde idĂ©al. Une fois que vous connaĂźtrez son origine, vous pourrez consulter un mĂ©decin pour rĂ©soudre le problĂšme. Ce toutComment vous liste les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le les plus courantes pour trouver celle qui vous concerne. Étapes Ă  suivre 1 Une des causes de la sensation de brĂ»lure Ă  la gorge provient des infections virales comme le rhume et la grippe. Souvent, ces gĂȘnes sont causĂ©es par des infections virales courantes que ne nĂ©cessitent aucun type d'antibiotique, puisqu'elles disparaissent au bout de quelques jours. Lorsqu'un virus affecte les voies respiratoires, le corps se dĂ©fend en crĂ©ant des mucositĂ©s qui servent Ă  nettoyer l'organisme. Il est donc normal que la gorge soit irritĂ©e Ă  cause de la toux, dont le but est d'expulser ces mononuclĂ©ose aussi appelĂ©e maladie du baiser est une autre des infections virales pouvant occasionner une sensation de brĂ»lure Ă  la gorge. 2 Les causes peuvent aussi provenir d'infections plus graves comme le reflux gastrique. Le reflux gastro-Ɠsophagien se produit lorsque l'acide remonte de l'estomac vers l’Ɠsophage, provoquant des irritations dans la gorge aprĂšs manger ainsi que cette fameuse sensation de brĂ»lure. 3 La sensation de brĂ»lure Ă  la gorge peut aussi ĂȘtre due Ă  des allergies. Les rĂ©actions allergiques aux acariens, au pollen, aux animaux, Ă  des aliments, etc. peuvent brĂ»ler la gorge en plus d'ĂȘtre Ă  l'origine d'autres symptĂŽmes. La sensation de brĂ»lure est en effet associĂ©e Ă  cette inflammation. 4 Une autre origine possible est l'oesophagite, une inflammation de l'?sophage qui peut ĂȘtre causĂ©e par de nombreux facteurs tels qu'une chirurgie, une chimiothĂ©rapie, des infections, etc. Cette inflammation apparaĂźt souvent dans les cas de complication de la maladie du reflux gastro-?sophagien. 5 La sensation de brĂ»lure Ă  la gorge peut aussi provenir d'infections bactĂ©riennes telles que La pharyngite c'est une infection bactĂ©rienne du pharynx qui provoque une sensation de brĂ»lure et des maux de gorge. Elle entraĂźne aussi une grosse fiĂšvre, des plaques de pus et une inflammation des ganglions. Cette maladie doit ĂȘtre traitĂ©e avec des antibiotiques prescrits par un mĂ©decin il s'agit une infection des amygdales provoquĂ©e par une bactĂ©rie ou un virus. 6 Enfin, d'autres causes moins graves peuvent ĂȘtre Ă  l'origine de la sensation de brĂ»lure Ă  la gorge, telles que Manger des aliments trĂšs chauds avec lesquels vous pouvez vous brĂ»ler lĂ©gĂšrement la gorge et avoir cette sensation de brĂ»lure, qui entraĂźne de nombreuses trop fort ou forcer la voix peut aussi produire la sensation de brĂ»lure dans la bouche et dans la gorge. Ce phĂ©nomĂšne est trĂšs courant chez les chanteurs, qui doivent recevoir des soins spĂ©ciaux pour cette zone du provoque Ă©galement une sensation de brĂ»lure Ă  la par la bouche en dormant peut aussi irriter la gorge. Cet article est purement informatif, toutCOMMENT n'a pas les capacitĂ©s de prescrire de traitement mĂ©dical ni rĂ©aliser de diagnostics. Nous vous invitons Ă  vous rendre chez le mĂ©decin si vous prĂ©sentez des gĂšnes ou un mal-ĂȘtre. Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables Ă  Les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le, nous vous recommandons de consulter la catĂ©gorie SantĂ© de la Famille. Écrire un commentaire schirmeyer 08/04/2020 Nez et gorge qui brule depuis 20 jours.....bernard 73 ans Antoine Decrouy Éditeur chez toutCOMMENT 09/04/2020 Bonjour Bernard, Nous vous recommandons de contacter votre mĂ©decin afin qu'il vous ausculte, nous espĂ©rons que ce n'est rien de grave, nous vous souhaitons un bon rĂ©tablissement. L'Ă©quipe de toutCOMMENT Les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le Les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le toutCOMMENT SantĂ© SantĂ© de la Famille ProblĂšmes bucco-nasaux Douleur de la gorge Les causes de la sensation de gorge qui brĂ»le Retour en haut
Bonjour voilĂ  2 mois que je souffre d’une hypersalivation avec le bout de la langue qui pique. Depuis 3 semaines, j’ai en plus la gorge qui brĂ»le et une sensation de chaleur au niveau de la gencive en haut Ă  droite, au niveau des dents 15 et 16. Mi-juillet le dentiste m’a arrachĂ©e la dent N°16 suite Ă  un abcĂšs et m’a poser une nouvelle couronne sur la dent n°16, c’est dans
vincent25/08/2017, 00h32viJe prĂ©cise avant toute chose que je suis biophysicien DR CNRS. J'ai eu le syndrĂŽme de la bouche qui pique langue, lĂšvre pendant plus d'un an, c'Ă©tait extrĂȘmement pĂ©nible ; j'ai consultĂ© des gĂ©nĂ©ralistes, des spĂ©cialistes des sites web sans aucun succĂšs. Je me suis rendu compte par moi mĂȘme que "ça diminuait" quand je buvais du coca. De fil en aiguille j'ai compris que c'Ă©tait les bulles, et j'ai trouvĂ© une eau pĂ©tillante particuliĂšrement buvant de l'eau pĂ©tillante mes symptĂŽmes disparaissent. Cela ne soigne pas Ă  proprement parler, mais ça traite complĂštement les symptĂŽmes. Si j'arrĂȘte la consommation d'eau pĂ©tillante ça revient. Mais en buvant de l'eau pĂ©tillante rĂ©guliĂšrement aucun problĂšme, le phĂ©nomĂšne est tellement attĂ©nuĂ© qu'il est pour ainsi dire disparu. Je pense que c'est liĂ© au CO2 qui doit changer le pH de la courage Ă  tous et Ă  toutesVincentTÉMOIGNAGE PUBLIÉ EN RÉPONSE A L'ARTICLE- Langue qui brĂ»le
Ici tu peux voir un graphique qui te montre l’évolution des recherches faites sur langue blanche qui pique et le numĂ©ro de nouvelles et articles apparus pendant les derniĂšres annĂ©es. Le mĂȘme graphique te donne un exemple de l’intĂ©rĂȘt sur ce sujet pendant les annĂ©es et en montre sa popularitĂ©. Qu'est-ce que tu penses de langue blanche qui pique? Ton opinion compte et grĂące ï»ż RĂ©digĂ© par Loris Vitry coach holistiqueSupervisĂ© par Cathy Maillot ostĂ©opathe Avertissement Si vous avez des questions ou des prĂ©occupations mĂ©dicales, veuillez en parler Ă  votre mĂ©decin. MĂȘme si les articles sur ce site se basent sur des Ă©tudes scientifiques, ils ne remplacent pas un avis mĂ©dical professionnel, un diagnostic ou un traitement. NouveautĂ© Cette technique de respiration anti-stress est trĂšs efficace pour dĂ©sactiver l'anxiĂ©tĂ© et les angoisses et non, ce n'est pas de la respiration profonde. 1 La langue chargĂ©e c’est quoi ?2 Quelles sont les causes d’une langue saburrale ? Les troubles digestifs ou Une grande accumulation de Autres causes3 Quand consulter ?4 ProcĂ©der Ă  un nettoyage5 Soigner la langue blanche En temps normal, la langue a une couleur rose. Mais parfois, elle change d’aspect ou de texture et prend une couleur blanchĂątre, ce qui n’est pas toujours un bon signe. AppelĂ©e en mĂ©decine Langue saburrale », la langue chargĂ©e ou langue blanche est un symptĂŽme qui peut ĂȘtre liĂ© Ă  diffĂ©rentes causes. Suivez notre guide pour en savoir les causes et comment s’en dĂ©barrasser ! La langue chargĂ©e c’est quoi ? La couleur rose de la langue est caractĂ©ristique de sa bonne santĂ©. Parfois, elle peut se revĂȘtir d’un dĂ©pĂŽt blanchĂątre accompagnĂ© d’une sensation de bouche sĂšche, de bouche pĂąteuse ou de mauvaise haleine. On parle alors de langue blanche, de langue chargĂ©e ou en mĂ©decine de langue saburrale. Ce changement d’aspect de la langue peut ĂȘtre bĂ©nin ou indicateur d’un trouble digestif relevant de causes multiples. Quelles sont les causes d’une langue saburrale ? Plusieurs causes peuvent expliquer l’apparition d’une langue saburrale. Les troubles digestifs ou gastriques La survenue d’une langue saburrale peut ĂȘtre causĂ©e par une alimentation trop riche ou trop arrosĂ©e. Elle peut Ă©galement rĂ©sulter d’une alimentation faible en fibres, en vitamine ou en lipides. Des troubles gastro-intestinaux comme les ballonnements, les gonflements, les reflux gastro-Ɠsophagiens et des affections abdominales telles que l’appendicite peuvent aussi entraĂźner une langue saburrale. Une grande accumulation de stress Ce facteur peut aussi avoir des rĂ©percussions sur la quantitĂ© et la qualitĂ© de la salive et partant de lĂ  sur les bactĂ©ries prĂ©sente sur la langue. Ce qui peut occasionner un changement d’aspect de celle-ci. Autres causes Le lichen qui entraĂźne l’apparition de nombreuses lignes blanches sur la langue, les lĂšvres et Ă  l’intĂ©rieur des joues, la leucoplasie qui est le dĂ©veloppement en surnombre de cellules buccales pouvant entraĂźner la formation de taches blanches. Parfois prĂ©cancĂ©reuse, la leucoplasie peut rĂ©sulter d’une plaie dans la bouche ou d’une surconsommation du tabac. Il y a aussi la candidose ou mycose occasionnĂ©e par un champignon microscopique comme la Candida albicans. Elle se manifeste par l’apparition de petits ronds blancs sur la langue. Cette affection est malgrĂ© tout un peu rare. Quand consulter ? La langue blanche en elle-mĂȘme n’est pas un problĂšme. Elle devient inquiĂ©tante quand elle s’accompagne d’autres symptĂŽmes comme des brĂ»lures, des dĂ©mangeaisons, une forte haleine ou d’autres maux. Il est alors conseillĂ© de consulter son mĂ©decin le plus tĂŽt possible afin qu’il en dĂ©termine la cause et propose le traitement adaptĂ©. ProcĂ©der Ă  un nettoyage Pour nettoyer sa langue, il est conseillĂ© dans un premier temps de rĂ©aliser de façon quotidienne des bains de bouche afin de rafraĂźchir la bouche. D’autres produits dont les composants inactivent les bactĂ©ries et freinent le mĂ©tabolisme bactĂ©rien empĂȘchant ainsi la formation de substances malodorantes, peuvent ĂȘtre aussi utilisĂ©s. Il est recommandĂ© de garder le bain de bouche pendant quelques minutes, de se gargariser en ayant la tĂȘte un peu penchĂ©e vers l’arriĂšre. Cela aura pour effet de tuer et d’éliminer les bactĂ©ries qui pourraient ĂȘtre plus loin dans la gorge. Toutefois, il ne faut pas en abuser, une dizaine de jours au plus, afin de ne pas dĂ©sĂ©quilibrer la flore bucco-dentaire. Le brossage de la langue est aussi nĂ©cessaire. Il doit se faire deux fois par jour minimum et de l’arriĂšre vers l’avant. Vous pouvez utiliser soit une brosse Ă  langue ou une brosse Ă  dents. Cela contribuera Ă  enlever les cellules mortes, les bactĂ©ries et les saletĂ©s qui se sont dĂ©posĂ©es sur les papilles et les abords de la langue. Il faut faire attention Ă  ne pas frotter beaucoup trop fort pour Ă©viter d’irriter la langue. Pour les partisans des mĂ©thodes naturelles, ils peuvent avoir recours Ă  plusieurs astuces pour nettoyer la langue. L’ail dont les propriĂ©tĂ©s antiseptiques peuvent contribuer Ă  tuer les bactĂ©ries et Ă©liminer les dĂ©pĂŽts sur la langue. Il convient donc d’en manger par moments. L’aloe vera, il est bien connu pour ses propriĂ©tĂ©s anti-inflammatoires et curatives. Il est conseillĂ© d’en mettre le jus dans la bouche, de la conserver pendant un bout de temps avant de le recracher. Le curcuma qui, en plus d’ĂȘtre une Ă©pice, est une trĂšs bonne option de remplacement aux produits antiseptiques pour la bouche. Faites-en une pĂąte, de prĂ©fĂ©rence avec du jus de citron et frottez vos dents avec. Ensuite, rincez vos dents avec de l’eau tiĂšde. Soigner la langue blanche Pour soigner la langue saburrale, il importe de consulter son mĂ©decin, le seul habilitĂ© Ă  poser un diagnostic de la cause de l’apparition de la langue blanche. Cela est encore plus urgent si la langue chargĂ©e s’accompagne de douleurs et autres symptĂŽmes. Dans le cas d’une mycose buccale, le traitement sera sous forme antifongique. Pour ce qui est du lichen, les corticoĂŻdes sont souvent privilĂ©giĂ©s. Quant aux leucoplasies, le recours Ă  une exĂ©rĂšse chirurgicale au laser CO2 ou en cryothĂ©rapie est Ă  envisager. Un aspect Ă  prendre en compte, c’est le stress. Il est nĂ©cessaire de trouver le moyen d’y mettre fin pour annihiler son action sur la salive et donc des infections pouvant ĂȘtre Ă  la base de la langue blanche. Également, il est important d’avoir une bonne hygiĂšne de vie. Pour cela, il est important de suivre les rĂšgles suivantes. S’hydrater rĂ©guliĂšrement la dĂ©shydratation peut entraĂźner la sĂ©cheresse de la bouche et donc provoquer le blanchiment de la langue. Il est donc recommandĂ© de rester bien hydratĂ© 1 Ă  1,5 litre par jour minimum. Éviter l’alcool la surconsommation de l’alcool peut provoquer une inflammation des papilles de langue. Ce qui permet de piĂ©ger les saletĂ©s et les cellules mortes. L’alcool provoque Ă©galement la dĂ©shydratation. Éviter le tabagisme Ă  l’instar de l’alcool, fumer peut ĂȘtre un facteur d’inflammation des papilles de langue et donc permettre l’accumulation des saletĂ©s et des cellules mortes. Ce qui va crĂ©er un environnement propice au dĂ©veloppement des bactĂ©ries. Par ailleurs, il faut consommer des aliments riches en fibres et des fruits mais aussi Ă©viter le cafĂ©. La pratique d’une activitĂ© physique, avoir un bon sommeil et rĂ©duire sa consommation en gras et en sucre peut ĂȘtre trĂšs bĂ©nĂ©fique. En dĂ©finitive, en dehors de ses fonctions fondamentales, la langue peut ĂȘtre un bon indicateur sur l’état de santĂ© en gĂ©nĂ©ral. La perte de sa couleur rosĂ©e peut annoncer un souci de santĂ© allant d’une simple dĂ©shydratation Ă  une maladie d’origine bactĂ©rienne, virale ou due Ă  des champignons. Il importe donc de bien surveiller la couleur de sa langue. Ce test surprenant va vous rĂ©vĂ©ler votre niveau de stress TEST DE STRESS Continuez votre lecture LĂącher prise comment faire au quotidien ? Les points d’acupressure pour diminuer le stress et l’anxiĂ©tĂ© ? SantĂ© Unecarence en fer peut mettre la langue "Ă  vif". Si ce n'est pas fait tu peux faire tester ta ferritine car les problĂšmes de fer sont trĂšs frĂ©quement associĂ©s aux problĂšmes de thyroĂŻde. Sinon certains se trouvent mieux avec le gĂ©nĂ©rique qui a Dossier d'Odonto-Stomatologie HomĂ©opathique. L'HomĂ©opathie Bucco-Dentaire. Par le Dr Christian Garcia. LES STOMATODYNIES Le traitement homĂ©opathique Les douze remĂšdes principaux Arsenicum album * Argentum nitricum * Calcarea carbonica * Causticum * Lachesis * Mercurius solubilis * Natrum muriaticum * Nux vomica * Phosphorus * Pulsatilla * Staphysagria * Thuya. LES STOMATODYNIES Les stomatodynies ou encore les glossodynies sont des " souffrances " ressenties dans la bouche ou au niveau de la langue, sans que ces termes n'en prĂ©cisent la nature ou la cause. Depuis une vingtaine d'annĂ©es, il semble que ces affections douloureuses soient de plus en plus frĂ©quentes, ce qui embarrasse Ă  l'Ă©vidence le praticien "classique" et traduisent une sorte de mal vivre. Durant de nombreuses annĂ©es, on parlait essentiellement de glossodynies, car la localisation linguale est de loin la plus trĂšs frĂ©quente. Mais d'autres localisations, comme la gencive, les lĂšvres, le palais, voire des dents le plus souvent saines, justifient le terme plus gĂ©nĂ©rique de stomatodynies. On trouve quelquefois le terme de stomatopyrosis, mais ce mot n’exprime qu’une rĂ©alitĂ© limitĂ©e, la sensation de brĂ»lure est certes trĂšs frĂ©quente, mais elle n’est pas exclusive. Le diagnostic de glossodynie sera Ă©voquĂ© lorsque plusieurs Ă©lĂ©ments sont rĂ©unis chez le mĂȘme malade D'abord un contexte dĂ©pressif, plus ou moins important, parfois masquĂ© par le comportement du patient, mais indubitable. L'absence d'une cause locale expliquant la douleur ce qui suppose que toutes les investigations habituelles ont Ă©tĂ© conduites convenablement. Il s'agit donc d'une affection qu'il convient de classer logiquement parmi les maladies psycho-somatiques, mĂȘme si l'expĂ©rience montre qu'il faut bien se garder de le dire aux malades. L'histoire de ces malades est Ă  peu prĂšs la mĂȘme. Le plus souvent, Ă  la suite de soins dentaires banals, ou aprĂšs une avulsion, ou encore aprĂšs la pose d'une prothĂšse, ils ont ressenti une douleur localisĂ©e, d'abord Ă©pisodique, puis de plus en plus frĂ©quente. Ils interprĂštent cette douleur comme une consĂ©quence des derniers soins et consultent leur dentiste, qui reste perplexe par l'absence d'une lĂ©sion Ă©vidente, et qui souvent a le tort de minimiser ce problĂšme en affirmant que "ça passera tout seul", "que c'est psychique". Et comme il faut bien prescrire quelque chose, on utilise successivement divers mĂ©dicaments bains de bouche, antalgiques, anti-inflammatoires, corticothĂ©rapie locale, etc... Or, comme il s'agit de malades dĂ©pressifs, facilement anxieux, donc "en attente d'une rĂ©ponse", ils ressentent ces Ă©checs thĂ©rapeutiques comme la certitude d'une maladie plus grave et consultent plusieurs praticiens. La rĂ©pĂ©tition des Ă©checs malgrĂ© la diversitĂ© des traitements renforce leur conviction et Ă  la longue apparaĂźt une vĂ©ritable cancĂ©rophobie, elle-mĂȘme net facteur d'aggravation. Le "portrait-type" de ces malades correspond le plus souvent Ă  des adultes d'Ăąge mĂ»r, ou Ă  des vieillards, avec une plus grande frĂ©quence chez les femmes, aprĂšs leur mĂ©nopause. Tous ont en commun un contexte dĂ©pressif trĂšs net, expliquĂ© par les avatars de la vie et notamment par un deuil rĂ©cent du conjoint, ou d'un parent proche, ou des soucis financiers ou des difficultĂ©s professionnelles chĂŽmage, retraite anticipĂ©e ou familiales veuvage, sĂ©paration..., etc... Le cas le plus frĂ©quent est celui d'une femme d'Ăąge mĂ»r, veuve depuis quelques semaines ou quelques mois, qui se retrouve seule avec son chagrin, ses angoisses pour l'avenir, avec peur de la solitude, notamment lorsque le soir arrive. La douleur est trĂšs variable d'un patient Ă  un autre sensation de brĂ»lure trĂšs souvent, ou de cuisson stomatopyrosis, de plaie Ă  vif, ou de picotements, de fourmillements, de coupures, ou de gonflement, d'induration, de morsure. L'intensitĂ© est trĂšs difficile Ă  apprĂ©cier au dĂ©but, la douleur est trĂšs discrĂšte, mais sa persistance incite Ă  la consultation. Ce n'est qu'ensuite, et surtout aprĂšs les Ă©checs thĂ©rapeutiques, que le patient somatise davantage, parvenant Ă  une vĂ©ritable fixation phobique et obsĂ©dante. L'horaire est trĂšs variable, mais il y a une vĂ©ritable aggravation crĂ©pusculaire, surtout chez les personnes vivant seules, avec, et c'est un point important, disparition quasi-totale durant le sommeil, sauf exception, notamment chez des insomniaques. Les symptĂŽmes concomitants sont Ă©galement trĂšs variables d'un sujet Ă  un autre sĂ©cheresse buccale ou hypersalivation, parfois apparition d'une salive Ă©paisse, dysgueusies, larmoiement, moiteur des extrĂ©mitĂ©s. LĂ  se pose le problĂšme du diagnostic diffĂ©rentiel avec un syndrome de Gougerot-Sjögren, trĂšs frĂ©quent chez les mĂȘmes malades ou encore celui des hyposialies d'origine mĂ©dicamenteuse antidĂ©presseurs, somnifĂšres.... La consultation homĂ©opathique lors d'une stomatodynie La consultation dans ce cas prĂ©cis n'est pas fonciĂšrement diffĂ©rente de celle de toute autre affection. Mais le patient est diffĂ©rent dans la mesure oĂč la dĂ©pression dominant, l'attente est plus exigeante. Ce patient, dans l'immense majoritĂ© des cas, a dĂ©jĂ  consultĂ© plusieurs praticiens et il a le sentiment "qu'on ne le comprend pas, qu'on ne l'Ă©coute pas, qu'on le traite de fou ou de malade imaginaire". Le praticien homĂ©opathe sait Ă©couter, du moins en principe. D'ailleurs certains mĂ©disants attribuent les succĂšs thĂ©rapeutiques de l'homĂ©opathie justement Ă  la qualitĂ© d'Ă©coute. Comme si cela suffisait !!! Et pourquoi eux-mĂȘmes n'Ă©coutent-ils pas leurs patients ? Combien de fois entendons-nous, lorsque le patient exprime un signe curieux, nĂ©gligĂ© par les praticiens prĂ©cĂ©dents "Mais je l'ai dit au Docteur, il m'a dit que cela n'avait aucun intĂ©rĂȘt!!". Bien que les signes de dĂ©pression dominent, le chirurgien-dentiste doit bien se garder de les aborder en premier lieu. Il faut d'abord, et c'est trĂšs important, commencer Ă  examiner la bouche, Ă  la recherche d'une cause Ă©ventuelle mais rĂ©elle jusque-lĂ  non dĂ©celĂ©e. Puis il faut noter tout ce que ressent le malade, notamment les sensations, les signes originaux, les modalitĂ©s, tout cet ensemble de symptĂŽmes ou de signes trop souvent nĂ©gligĂ©s par les classiques, dans la mesure oĂč leur connaissance ne guide pas la thĂ©rapeutique. Alors que les homĂ©opathes savent combien ils sont prĂ©cieux puisqu'ils caractĂ©risent, et donc valorisent, l'individualisation du remĂšde semblable. Ensuite, il reste nĂ©cessaire de rechercher les signes et symptĂŽmes gĂ©nĂ©raux avec leurs modalitĂ©s, dont climatiques. Enfin, aprĂšs cette longue pĂ©riode, le patient a compris qu'enfin quelqu'un s'intĂ©resse vraiment Ă  leur cas. Ils sont alors en confiance et on peut alors aborder les signes psychiques et les raisons de leur dĂ©pression. Le contexte psychique prĂ©cĂ©dant la douleur est trĂšs important Voici deux cas schĂ©matisĂ©s, mais correspondant Ă  la rĂ©alitĂ©. Premier tableau Voici une femme d'une soixantaine d'annĂ©es, veuve depuis deux ans = dĂ©cĂšs du conjoint d'un cancer. Avant ce deuil, cette femme prĂ©sentait dĂ©jĂ  quelques troubles divers kyste de l'ovaire gauche, fibrome utĂ©rin, fissures et polypes anaux, troubles digestifs Ă  type de ballonnement, de constipation chronique avec selles dures et sĂšches, etc... Tout cela traitĂ© normalement. Quelques semaines aprĂšs le dĂ©cĂšs de son mari, elle a ressenti une vague douleur brĂ»lante au niveau de la langue. D'abord au niveau d'une dent de sagesse enlevĂ©e deux ans plus tĂŽt, puis Ă  la pointe de la langue, avec une sensation que des papilles sont enflammĂ©es. Elle a consultĂ© son dentiste, qui n'a rien trouvĂ© de prĂ©cis et lui a prescrit un bain de bouche antifongique, Ă  tout hasard. Et puis cette douleur, vague au dĂ©but, est devenue plus prĂ©cise, revient souvent et cela l'inquiĂšte, d'autant plus que tous les mĂ©dicaments n'y ont rien changĂ©. Et alors une idĂ©e s'insinue dans ses pensĂ©es, au point de devenir obsessionnel et s'il s'agissait, comme pour son mari, d'un cancer qu'on ne peut encore diagnostiquer ? L'angoisse s'installe, le mal empire. Pour un praticien homĂ©opathe, il est Ă©vident que le remĂšde est ici THUYA, dont plusieurs signes existaient dĂ©jĂ  auparavant. Le deuil a Ă©tĂ© un Ă©lĂ©ment Ă©tiologique supplĂ©mentaire Ă  l'origine de la somatisation la plus rĂ©cente. La persistance de la douleur, son aggravation mĂȘme, les Ă©checs thĂ©rapeutiques malgrĂ© la qualitĂ© des praticiens consultĂ©s, tout cela explique la cancĂ©rophobie et les idĂ©es fixes qui aggravent la dĂ©pression et l'angoisse. Dans ce cas prĂ©cis, THUYA est LE remĂšde semblable, sa matiĂšre mĂ©dicale rĂ©unit tous les signes et symptĂŽmes de la malade, aussi sur le plan psychique, que gĂ©nĂ©ral ou local. Il est prescrit seul, en moyenne dilution. DeuxiĂšme tableau Encore une femme d'environ soixante ans, grande, mince, qui vient consulter pour une douleur brĂ»lante au niveau de la langue, comme une plaie brĂ»lante, avec sensation de sĂ©cheresse de la bouche malgrĂ© une salive abondante, gingivorragies au moindre contact, perte du goĂ»t des aliments, goĂ»t salĂ© frĂ©quent. Par ailleurs, cette femme est trĂšs sensible au froid, s'enrhume facilement par le moindre froid bien qu'elle ne supporte pas la chaleur confinĂ©e. On note une tendance Ă  la sĂ©cheresse des muqueuses, notamment des lĂšvres qui sont fissurĂ©es, une constipation chronique sans besoins, avec des selles sĂšches. Elle se dit facilement fatiguĂ©e, notamment le matin vers 10 h. PlutĂŽt triste, aimant et recherchant la solitude, ne dĂ©sirant pas ĂȘtre dĂ©rangĂ©e lorsqu'elle est seule, irritable lorsqu'on cherche Ă  la consoler. Les premiĂšres manifestations de la douleur remontent Ă  environ deux ans, quelques semaines aprĂšs qu'elle eut assistĂ© Ă  un accident de la route, qui l'a profondĂ©ment choquĂ©e sur le moment, sensation de dĂ©faillance, constriction de l'Ɠsophage, palpitations, angoisse. Dans un tel cas, lui aussi schĂ©matisĂ©, deux remĂšdes se singularisent D'abord = IGNATIA sur la notion de "suites de frayeur" avec les signes dĂ©crits. Mais ce remĂšde n'a pas les signes buccaux de cette patiente. Il s'agit lĂ  d'un remĂšde de neutralisation Ă©tiologique, qui est donnĂ© en 9 CH, 15 CH, 30 CH, une dose Ă  24 heures d'intervalle. Puis NATRUM MURIATICUM qui correspond aux autres signes psychiques, gĂ©nĂ©raux et buccaux de la patiente. C'est son remĂšde de fond que l'on donne en 15 CH, une fois par semaine jusqu'Ă  amĂ©lioration, quelques jours aprĂšs la derniĂšre prise d'IGNATIA. Traitement classique de la stomatodynie Il s'agit essentiellement de mĂ©dicaments anxiolytiques, associĂ©s Ă  une psychothĂ©rapie et Ă  des mĂ©dicaments d'action locale bains de bouche, produits anesthĂ©siants ou Ă  visĂ©e immunitaire locale, etc.... Ces traitements sont rarement satisfaisants, car ils n'empĂȘchent pas la rĂ©cidive. De plus, certains anxiolytiques entraĂźnent une hyposialie iatrogĂšne qui n'arrange rien. Le traitement homĂ©opathique de la stomatodynie 1/ La "neutralisation Ă©tiologique" Selon les Ă©coles homĂ©opathiques, les circonstances Ă©tiologiques sont au sommet de la hiĂ©rarchisation qualitative des signes et symptĂŽmes. Mais, une circonstance Ă©tiologique ne sera retenue qu'Ă  condition qu'elle soit retrouvĂ©e d'une maniĂšre certaine chez le patient. Faute de quoi, la rĂ©pertorisation pourrait s'orienter vers une impasse. Parmi les circonstances Ă©tiologiques frĂ©quemment impliquĂ©es dans l'apparition d'une stomatodynie, voici les principales indications donnĂ©es dans le RĂ©pertoire de Kent, traduction G. BROUSSALIAN. Maladies suite de chagrins AURUM METALLICUM, CAUSTICUM, COCCULUS, IGNATIA, LACHESIS, NATRUM MURIATICUM, PHOSPHORIC ACID., STAPHYSAGRIA. Au degrĂ© moyen = APIS, CALCAREA PHOSPHORICA, COLOCYNTHIS, GELSEMIUM, GRAPHITES, HYOSCYAMUS, NUX VOMICA, PLATINA, PULSATILLA. Maladies suite de colĂšres avec chagrins silencieux IGNATIA, LYCOPODIUM, STAPHYSAGRIA - puis au degrĂ© moyen = COCCULUS, COLOCYNTHIS, NATRUM MURIATICUM, PHOSPHORIC ACID. Maladies suite de mauvaises nouvelles CALCAREA CARBONICA, GELSEMIUM - puis au second degrĂ© = APIS, IGNATIA, MEDORRHINUM, NATRUM MURIATICUM, PALLADIUM, SULFUR. AnxiĂ©tĂ© au sujet de sa santĂ© NITRI ACID. puis ARGENTUM NITRICUM, CALCAREA CARBONICA, PHOSPHORUS, SEPIA. CancĂ©rophobie selon H. VOISIN = "ThĂ©rapeutique et rĂ©pertoire cliniques du praticien" - Maloine et LHF, 1978 = THUYA, puis VERATRUM ALBUM. 2/ Les 12 principaux mĂ©dicaments Selon notre Ă©tude et notre pratique personnelles, douze mĂ©dicaments sont frĂ©quemment indiquĂ©s dans le traitement des stomatodynies ou des glossodynies. Bien sĂ»r, ils ne sont pas les seuls. Comme c'est hĂ©las souvent le cas en homĂ©opathie. Seule une rĂ©pertorisation minutieuse permet l'individualisation du simillimum rĂ©pertorisation accĂ©lĂ©rĂ©e aujourd'hui grĂące Ă  l'informatique, Ă  condition que le programme soit convenablement Ă©tabli. Voici ces douze mĂ©dicaments par ordre alphabĂ©tique. ARSENICUM ALBUM Chacun connaĂźt le sujet ARSENICUM ALBUM qui arrive toujours Ă  l'heure au rendez-vous, dans une tenue irrĂ©prochable et qui rĂ©pond avec prĂ©cision aux questions. Ce qui traduit dĂ©jĂ  un trait de son caractĂšre, comme la minutie, la mĂ©ticulositĂ© frisant Ă  la maniaquerie une place pour chaque chose, chaque chose Ă  sa place, et gare si l'on ne respecte pas ce rangement!. Agitation et angoisse caractĂ©risent le comportement l'anxiĂ©tĂ© crĂ©e l'agitation, le patient ne peut rester au calme, immobile, doit remuer, se dĂ©placer. Dans le cas d'une stomatodynie, affection banale, il ne faut pas s'attendre Ă  retrouver les signes habituellement dĂ©crits dans les livres, comme la prostration, la peur d'une mort prochaine. Certes, le patient exprime son anxiĂ©tĂ© par une multitude de signes, comme le fait de remuer, de poser mille questions sur sa douleur, son pronostic avec la conviction qu'il ne guĂ©rira pas, par sa peur de la solitude, de l'obscuritĂ©, d'ĂȘtre plus malade qu'il ne l'est, par le doute sur l'efficacitĂ© des traitements, etc... Malade Ă  l'Ă©vidence hypocondriaque, facilement dĂ©couragĂ© par la persistance de sa douleur et les Ă©checs thĂ©rapeutiques dĂ©jĂ  essuyĂ©s, facilement vindicatif et rancunier, voire mĂ©chant et haineux. La douleur est de type brĂ»lure, amĂ©liorĂ©e par les boissons chaudes, aggravĂ©e par le froid local, notamment au niveau de la langue sensation qu'elle a Ă©tĂ© brĂ»lĂ©e. Par ailleurs, remĂšde d'aphtose buccale pĂ©riodique, ou d'ulcĂ©rations ou de vĂ©sicules brĂ»lantes n'importe oĂč dans la bouche. L'aggravation au milieu de la nuit n'est pas Ă©vidente pour la glossodynie, dans la mesure oĂč il s'agit d'une lĂ©sion purement psychosomatique, l'angoisse cĂ©dant pendant le sommeil. Mais, elle reste possible. Ces troubles buccaux, outre le contexte dĂ©pressif, s'inscrivent dans un ensemble gĂ©nĂ©ral rĂ©unissant une certaine asthĂ©nie, une frilositĂ© avec besoin d'air frais, alternances de troubles cutanĂ©s eczĂ©ma sec et pruriant et de troubles internes asthme, cystites.... ARGENTUM NITRICUM L’anxiĂ©tĂ© et la tendance dĂ©pressive de ce sujet, multiphobique il a peur notamment de ses propres rĂ©actions ou impulsions, comme "dĂ©calĂ©" dans ses rĂ©actions et son adaptation vis-Ă -vis du rythme de la vie moderne, trop rapide pour lui, et donc source de stress, explique parfaitement le risque potentiel de stomatodynies, entre d’autres troubles somatisĂ©s. Lui aussi craint d'ĂȘtre atteint d'une maladie grave, voire incurable, ce qui accroĂźt son anxiĂ©tĂ© et son agitation. La notion du temps qui passe lui Ă©chappe, il arrive en avance Ă  son rendez-vous par crainte d'ĂȘtre en retard, et aprĂšs quelques minutes d'attente s'imagine ĂȘtre arrivĂ© depuis une heure. Maladroit, prĂ©cipitĂ©, il fait tout avec hĂąte et est agacĂ© par la moindre contrariĂ©tĂ©. Dans ce contexte de troubles nĂ©vrotiques liĂ©s aux stress de la vie moderne conditions de travail et de transports, crainte de l'avenir, incertitudes et frustrations de tous ordres, il est facile de comprendre que la persistance d'une douleur localisĂ©e, banale en elle-mĂȘme, puisse ĂȘtre ressentie comme la manifestation d'une maladie plus grave que personne ne reconnaĂźt. La glossodynie est ici de type sensation de brĂ»lure, avec langue sĂšche, quelques papilles irritĂ©es et enflammĂ©es, notamment au bout de la langue. La gencive est souvent enflammĂ©e, avec une tendance aux ulcĂ©rations, avec halitose et salivation visqueuse. Le patient peut Ă©galement ressentir de vagues douleurs au niveau d'une ou de plusieurs dents, saines le plus souvent mais lorsqu'il y a plusieurs dents dĂ©jĂ  traitĂ©es ou couronnĂ©es se pose le problĂšme de la mise en Ă©vidence d'une cause dentaire, ce qui est une vraie difficultĂ© parfois. La prĂ©sence de quelques signes gĂ©nĂ©raux comme l'amaigrissement, l'aggravation gĂ©nĂ©rale par la chaleur, certains troubles digestifs comme le ballonnement, le pyrosis, le dĂ©sir de sucreries, etc..., renforce l'indication de ce mĂ©dicament qui sera prescrit dans ce cas en haute dilution, 15 CH par exemple une Ă  deux fois par semaine jusqu'Ă  amĂ©lioration. CALCAREA CARBONICA Le type sensible de ce mĂ©dicament est bien connu sujet le plus souvent gras, voire obĂšse, frileux, lent ou ralenti, prĂ©disposĂ© ou dĂ©jĂ  atteint de maladies de la nutrition goutte, lithiase, rhumatisme, diabĂšte, hypercholestĂ©rolĂ©mie, hyperlipidĂ©mie, hypertriglycĂ©ridĂ©mie, hypertension artĂ©rielle.... Lorsqu'il Ă©tait en bonne santĂ©, ce sujet Ă©tait calme, placide, lent mais rĂ©gulier dans toute activitĂ©. Depuis qu'il est malade, il est devenu paresseux, indolent, apathique, mĂ©lancolique et surtout particuliĂšrement anxieux et multiphobique. La faiblesse domine aussi bien sur le plan physique que psychique horreur et aggravation par l'effort mental. Facilement contrariĂ©, les moindres soucis de la vie quotidienne sont trĂšs mal ressentis, avec angoisse, peurs irraisonnĂ©es, tendance dĂ©pressive. Les mauvaises nouvelles, ou celles qu'il ressent comme telles, prĂ©cipitent sa dĂ©prime, avec une angoisse progressive pour sa santĂ©. Les conditions psychiques de la stomatodynies sont alors rĂ©unies. Un signe frĂ©quent apparaĂźt le patient Ă©prouve d’abord une sensation d'aciditĂ© dans la bouche, que rien n'explique, puis une brĂ»lure siĂ©geant en diffĂ©rents endroits de la bouche, pire lors de la mastication. Les dents deviennent sensibles et douloureuses par une boisson froide. La gencive devient enflammĂ©e, saigne au moindre contact, et comme ce sujet tend Ă  nĂ©gliger son hygiĂšne bucco-dentaire, cela n'arrange rien, car Ă  cet Ăąge, les lĂ©sions parodontales existent souvent, qui exigent une hygiĂšne rigoureuse. L'aciditĂ© bouche, tube digestif dans tous ses secteurs, l'aggravation au froid, les sueurs partielles et souvent d'odeur aigre, l'aversion pour la viande et pour le lait, le dĂ©sir de sucreries, d'oeufs et d'aliments indigestes constituent autant de signes d’appel. CALCAREA CARBONICA est donnĂ© en moyenne dilution, 7 CH une Ă  trois fois par semaine, pour commencer le traitement, surtout s’il y a une constipation en avertissant le patient qu'il faudra un peu de temps pour obtenir un rĂ©sultat, temps que l'on pourra occuper Ă  effectuer quelques soins dentaires pour remise en Ă©tat de la denture. CAUSTICUM RemĂšde important du mode rĂ©actionnel sycotique dans sa phase sclĂ©reuse, frĂ©quente chez des adultes mĂ»rs, le sujet CAUSTICUM est souvent un rhumatisant aux articulations enraidies et douloureuses, notamment par temps froid et sec. Il a souvent des manifestations neurologiques Ă  type de parĂ©sie ou de paralysie a frigore, comme souvent une tendance Ă  se mordre la langue au cours de la phonation ou de la mastication. Non seulement CAUSTICUM est dĂ©primĂ©, mais il est pessimiste pour sa propre santĂ© ou pour celle de ses proches. Son angoisse et sa dĂ©pression sont trĂšs nettement engendrĂ©es et aggravĂ©es par un deuil, un chagrin. Il vit alors dans l'angoisse d'un malheur proche, d'une maladie grave qui le guette, il a peur de la nuit, de l'obscuritĂ©, il attend de ses proches de la sympathie et de la consolation. VoilĂ  donc un climat psychique propice Ă  la somatisation qui exprime son angoisse, notamment chez une personne ĂągĂ©e obligĂ©e Ă  une vie solitaire du fait du dĂ©cĂšs du conjoint et en mĂȘme temps qui lui permet de demander de l'aide. La stomatodynie exprime localement les sensations que la MatiĂšre mĂ©dicale dĂ©crit Ă  n'importe quel endroit sensation d'Ă©corchure, de plaie Ă  vif, de brĂ»lure, d'endolorissement. Mais habituellement, le diagnostic de stomatodynie n'est pas facile Ă  prĂ©ciser car la denture prĂ©sente de nombreuses causes possibles pour expliquer des douleurs gingivite ulcĂ©reuse, gingivorragies abondantes, poches parodontales suppurant facilement, douleurs dentaires en aspirant de l'air, par temps sec et froid, sensation d'un coin entre les dents ou comme s'il y a avait un bout de viande entre deux dents.... Par ailleurs, CAUSTICUM Ă©tant un remĂšde Ă©ventuel de mise en oeuvre du mode sycotique aprĂšs Ă©puisement du mode psorique, par exemple aprĂšs suppression d'une Ă©limination cutanĂ©e souvent, la manifestation buccale peut ĂȘtre alors l'expression d'une mĂ©tastase morbide. Si l'on peut Ă©tablir la rĂ©alitĂ© d'une stomatodynie ou d'une glossodynie, il convient alors de donner CAUSTICUM en haute dilution, 15 ou 30 CH une Ă  deux fois par semaine. LACHESIS Ce mĂ©dicament est trĂšs souvent indiquĂ© au cours de la mĂ©nopause climatĂ©rique et aprĂšs la mĂ©nopause, du fait de sa modalitĂ© caractĂ©ristique d'amĂ©lioration par un Ă©coulement et d'aggravation par la suppression d'un Ă©coulement pathologique ou physiologique. Il est Ă©galement un remĂšde trĂšs important des rĂ©percussions bucco-dentaires de la mĂ©nopause, du fait des modifications endocriniennes survenant progressivement. Ainsi, LACHESIS est-il trĂšs souvent le remĂšde de la dĂ©compensation brutale d'une maladie parodontale jusque-lĂ  plus ou moins maĂźtrisĂ©e. Mais il y a Ă©galement les consĂ©quences psychiques de la mĂ©nopause, qui peuvent expliquer, entre autres facteurs sans aucun doute, la stomatodynie. D'abord, les deux phases d'excitation et de dĂ©pression, classiques pour tous toxiques, alternent dans la mĂȘme journĂ©e pour LACHESIS = dĂ©pression matinale Ă  partir de la deuxiĂšme moitiĂ© de la nuit, excitation vespĂ©rale jusqu'Ă  la fin de la premiĂšre partie de la nuit. Ainsi, on ne retrouve pas l'angoisse crĂ©pusculaire comme dans les autres mĂ©dicaments. Mais au contraire une suractivitĂ© physique et mentale lorsque vient le soir. Par ailleurs, LACHESIS est orgueilleux, susceptible et jaloux, ce dernier sentiment, le plus souvent injustifiĂ©, exprime l'angoisse classique du vieillissement et de la conviction injustifiĂ©e de la perte de la fĂ©minitĂ© chez une femme mĂ©nopausĂ©e ou de la perte de la virilitĂ© pour un homme devenu inquiet. Par exemple, ne trouvant pas de cheveu coupable sur la veste de son mari, qui confirmerait ses soupçons, elle accusera facilement ce dernier de liaison avec une femme chauve!!! Car l'imagination fonctionne au "turbo" dĂ©mesurĂ©e, irrationnelle, aboutissant rapidement Ă  des hallucinations et des obsessions de diverses natures croit qu'on lui veut du mal, qu'on cherche Ă  l'empoisonner, voire Ă  l'assassiner d'une maniĂšre plus brutale, ou encore qu'elle est damnĂ©e, possĂ©dĂ©e par le dĂ©mon, etc... Sur le plan gĂ©nĂ©ral, les bouffĂ©es de chaleur, l'intolĂ©rance des vĂȘtements trop serrĂ©s surtout au cou et Ă  la taille, le dĂ©sir d'alcool, la loquacitĂ© incohĂ©rente le soir, l'hypersensibilitĂ© sensorielle, les troubles cardio-vasculaires ecchymoses, thermophobie, congestions et hypertension artĂ©rielle..., la latĂ©ralitĂ© gauche dominante, sont bien connus pour prĂ©ciser l'indication de ce remĂšde. La stomatodynie s'exprime au maximum le matin, lors de la phase dĂ©pressive, dĂšs le lever sensation de brĂ»lure ou de cuisson, notamment au niveau de la langue, ou encore sensation de plaie. Il faut Ă©carter une cause locale, justifiĂ©e par l'Ă©tat de la denture et des tissus parodontaux. Car LACHESIS a souvent une gingivite ulcĂ©reuse, hĂ©morragique, avec des poches parodontales. Ou une langue rouge, fendillĂ©e. Ou encore des aphtes. La posologie tient compte du contexte clinique, dans la stomatodynie une haute dilution est prĂ©fĂ©rable 15 ou 30 CH, une fois par semaine ou tous les quinze jours. MERCURIUS SOLUBILIS Comme tous les toxiques, MERCURIUS SOL. a une action diphasique excitation avec comportement prĂ©cipitĂ© ARGENTUM NITRICUM, agitĂ©, hargneux, colĂ©reux, puis dĂ©primĂ©, angoissĂ©, dĂ©couragĂ©, paresseux, lent. C'est ici le second versant qui explique la stomatodynie. L'angoisse provient de la conviction d'un malheur Ă©minent, avec peur de perdre la raison. La crainte de la solitude l'incite Ă  quitter son appartement ou sa maison. Comme tous les mĂ©dicaments du mode luĂ©tique, MERCURIUS SOL. est un instable. Les consĂ©quences bucco-dentaires de l'intoxication mercurielle sont tellement connues que MERCURIUS SOL. est trop souvent prescrit sur les seuls symptĂŽmes pathognomoniques de la gingivo-stomatite ulcĂ©reuse, de la mĂȘme maniĂšre que certains prescrivent systĂ©matiquement BORAX dans les aphtoses. Or, une prescription rĂ©ellement "homĂ©opathique" doit rĂ©pondre aux critĂšres obligatoires de la similitude. Les signes de la stomatodynie sont faciles Ă  mettre en Ă©vidence sensation de brĂ»lure aggravĂ©e par les tempĂ©ratures extrĂȘmes, pire la nuit. Mais le problĂšme est ici d'Ă©liminer une cause locale car tous les tissus bucco-dentaires sont concernĂ©s par l'intoxication mercurielle, notamment la gencive avec tendance Ă  l'inflammation, Ă  la suppuration et Ă  l'ulcĂ©ration nĂ©crotique, le tout avec une hypersialorrhĂ©e nausĂ©abonde, pire la nuit. Ces signes suffisent Ă  expliquer la douleur brĂ»lante et donc rendent dĂ©licat la confirmation de la stomatodynie. Dans ce cas prĂ©cis, il faut donner MERCURIUS SOL. en 15 CH, une fois par semaine, avec si nĂ©cessaire la possibilitĂ© d'ajouter MERCURIUS CORROSIVUS 7 CH une fois par jour lorsque la brĂ»lure devient intolĂ©rable. NATRUM MURIATICUM Il semble que ce mĂ©dicament soit l’un des principaux mĂ©dicaments de stomatodynie. Contrairement Ă  une affirmation que l'on trouve dans de nombreux livres, NATRUM MUR. n'est pas exclusivement un mĂ©dicament du sujet jeune, le tuberculinique oxygĂ©noĂŻde si l'on tient compte des conceptions diathĂ©siques. NATRUM MUR. est l'un des principaux mĂ©dicaments indiquĂ©s dans les suites de chagrin avec dĂ©pression mentale profonde, pleurs silencieux, mĂ©lancolie, besoin de solitude. NATRUM MUR. est par excellence, comme son complĂ©mentaire dans l'aggravation = SEPIA, un remĂšde d'introversion, de dissimulation des dĂ©ceptions et de la susceptibilitĂ© exacerbĂ©e, avec aggravation par la consolation. DĂ©primĂ©, morose, hypocondriaque, apathique, indiffĂ©rent, solitaire, mais en mĂȘme temps peur de l'avenir pour ce qui le concerne avec dĂ©sespoir, avec des pĂ©riodes d'irritabilitĂ© lorsqu'on le dĂ©range ou contredit. Il faut penser aussi Ă  une dĂ©ception sentimentale pouvant remonter Ă  des annĂ©es, voire lors de l'adolescence dont le patient ne s'est jamais tout Ă  fait remis, qu'il n'a jamais avouĂ© Ă  qui que ce soit, dont il ressasse le passĂ© et le souvenir dans la solitude qu'il recherche pour cela. Tous les facteurs psychiques de la stomatodynie sont rĂ©unis. Celle-ci est facilement rĂ©alisĂ©e par une sensation de picotements de la langue ou des lĂšvres, ou d'engourdissement, de dĂ©mangeaisons ou mĂȘme d'enflure douloureuse du bout de la langue. Ou encore par une sensation de brĂ»lure, de cuisson, de plaie dans n'importe quel endroit de la bouche. Le tout dans une bouche souvent sĂšche, objectivement avec soif ou subjectivement malgrĂ© un afflux de salive ou des dysgueusies perte du goĂ»t ou goĂ»t salĂ©. Dans le cas spĂ©cifique d'une stomatodynie, NATRUM MUR. doit ĂȘtre donnĂ© en 15 ou 30 CH, une fois par semaine. NUX VOMICA Habituellement, NUX VOMICA est dĂ©crit comme le mĂ©dicament des cadres surmenĂ©s, poly-intoxiquĂ©s par une alimentation excessive et dĂ©sĂ©quilibrĂ©e, par des stimulants cafĂ©, thĂ©, alcools, tabac... ou d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale par des mĂ©dicaments divers. On dĂ©crit alors un comportement irascible, colĂ©reux, impulsif, intolĂ©rant Ă  la moindre contrariĂ©tĂ© ou contradiction. On oublie souvent l'autre versant du mĂ©dicament, la tendance dĂ©pressive, avec hypersensibilitĂ© aux impressions extĂ©rieures, impressionnabilitĂ©. NUX VOMICA est un remĂšde Ă©ventuel des suites de chagrin. Bien qu'aimant et recherchant la solitude, ce n'est plus le cas aprĂšs un deuil, surtout du conjoint, car alors la solitude lui est imposĂ©e, avec apparition d'une anxiĂ©tĂ©, surtout le soir. Or, NUX VOMICA a une nette tendance Ă  compenser ses ennuis par l'abus d'alcool, d'excitants cafĂ©, de somnifĂšres pour combattre ses insomnies, des sĂ©datifs pour ses douleurs ou ses spasmes, des anxiolytiques pour apaiser ses angoisses, etc... Bref c'est souvent un sĂ©dentaire poly-intoxiquĂ©, abattu, triste, anxieux et en mĂȘme temps prĂ©cipitĂ©, vite agressif. On connaĂźt par ailleurs ses nombreux troubles digestifs liĂ©s Ă  son mode de vie inadaptĂ©. Dans ce contexte, la stomatodynie s'exprime par une sensation de cuisson, de brĂ»lure dans la bouche, surtout dans sa partie antĂ©rieure, au niveau de la langue, ou encore par une sensation de plaie, de contusion Ă  la partie postĂ©rieure de la langue. La langue est souvent saburrale, notamment au moment d'une dyspepsie flatulente, avec des spasmes intestinaux constipation alternant avec une diarrhĂ©e, selle incomplĂšte par antipĂ©ristaltisme, hĂ©morroĂŻdes douloureuses, .... La gingivite est frĂ©quente, de mĂȘme que les aphtes. Dans certains cas, il peut ĂȘtre utile de commencer un traitement, quel que soit le type du patient, par NUX VOMICA pour tenter une dĂ©sintoxication de l'organisme. Lorsque le remĂšde est indiquĂ© il convient de commencer par une dilution moyenne, surtout s'il y a prĂ©dominance de la constipation, puis poursuivre avec une haute dilution. PHOSPHORUS Lorsqu'il se trouve indiquĂ© pour une stomatodynie, c'est-Ă -dire plutĂŽt chez une personne d'Ăąge mĂ»r, PHOSPHORUS a perdu son aspect "flamboyant" de l’adolescence. Ici dominent la dĂ©pression, l'apathie, la tendance hypocondriaque, les peurs multiples crĂ©puscule, nuit, obscuritĂ©, fantĂŽme, voleurs, malheur imminent, maladie grave, orage, solitude.... RemĂšde indiquĂ© dans les suites de chagrin, de mauvaises nouvelles, d'alcoolisme, PHOSPHORUS a besoin de compagnie, de sympathie, voire d'amour. Le deuil l'en prive, laissant ses angoisses s'exprimer. La somatisation peut concerner la bouche. La stomatodynie apparaĂźt par des sensations de brĂ»lure, souvent intenses, n'importe oĂč dans la bouche et notamment au niveau de la langue, avec une nette aggravation dĂšs que tombe le soir car son anxiĂ©tĂ© est au maximum au moment du crĂ©puscule, aggravĂ©e par la solitude dont il a peur ou encore par temps orageux. La conviction d'une maladie grave s'insinue progressivement surtout avec les premiers Ă©checs thĂ©rapeutiques ou par la maladresse d'un praticien qui ne mesure pas toujours la dimension psychosomatique de cette douleur. Car il y a aussi le problĂšme du diagnostic car PHOSPHORUS a par ailleurs de nombreux signes bucco-dentaires qui pourraient expliquer la douleur notamment la maladie parodontale, avec des gingivorragies trĂšs abondantes et trĂšs frĂ©quentes. Sur le plan gĂ©nĂ©ral, si ce sujet conserve sa thermophobie malgrĂ© sa frilositĂ©, il peut prĂ©senter de nombreux troubles, digestifs, cardio-vasculaires, rĂ©naux, respiratoires, etc... Il faut commencer par une moyenne dilution, ou directement par une haute dilution en l'absence d'autres pathologies. PULSATILLA Tous les livres dĂ©crivent le comportement psychique de PULSATILLA, toujours en quĂȘte de sympathie, d'affection, voire d'amour, facilement blessĂ© car attendant trop des autres. La stomatodynie entre autres lui permet de solliciter un peu d'attention, mĂȘme d'un praticien, parce qu'il ou elle n'en trouve pas dans son entourage. Comme ce peut ĂȘtre le cas aprĂšs un deuil, ou par un cĂ©libat mal acceptĂ©, aprĂšs un chagrin profondĂ©ment ressenti. Le portrait-type classique est celui d'une vieille fille parvenant au deuxiĂšme versant de sa vie, supportant de plus en plus mal sa solitude, avec des pleurs silencieux, comme rĂ©signĂ©e et accablĂ©e par ses malheurs, attendant et recherchant la compassion et la consolation, mais vite déçue et blessĂ©e parce qu’elle attend trop des autres. La stomatodynie s'exprime par une sensation de chaleur au niveau de la langue, sans vĂ©ritable brĂ»lure, diverses dysgueusies, avec une bouche sĂšche, sans soif, le tout nettement aggravĂ© par la chaleur ambiante ou locale et au moment du crĂ©puscule qui accroĂźt l'angoisse de sa solitude. L'attitude du praticien est lĂ  encore dĂ©terminante il doit rassurer, conforter, montrer qu'il comprend et prend en charge le problĂšme, mais tout en restant un peu distant pour ne pas entraĂźner un sentiment d'affection de sa patiente. Une haute dilution est ici indispensable. STAPHYSAGRIA Principal remĂšde de troubles psychosomatiques, mais aussi de pathologies somato-psychiques, STAPHYSAGRIA concerne directement la stomatodynie, bien que les signes soient plutĂŽt discrets = douleur piquante ou sensation de plaie de la langue ou Ă  sa pointe. Il y a aussi des odontalgies aggravĂ©es par les boissons froides ou par le contact des aliments, sur des dents saines. Mais par ailleurs, STAPHYSAGRIA est un remĂšde de caries dentaires, trĂšs nombreuses chez l'enfant dĂ©minĂ©ralisĂ© il n'y a alors aucun contexte psychique. Cependant, il existe une forme de carie dentaire typique chez l'adulte, que l'on considĂšre comme Ă©tant vĂ©ritablement d'origine psychosomatique = dent cariĂ©e, avec parfois une importante destruction de l'Ă©mail et de la dentine, mais d'Ă©volution trĂšs lente, permettant l'Ă©laboration d'une dentine rĂ©actionnelle de couleur sombre et trĂšs dure. STAPHYSAGRIA reprĂ©sente le prototype des mĂ©dicaments de la susceptibilitĂ© rarement extĂ©riorisĂ©e essentiellement aux trĂšs proches et donc camouflĂ©e, mais somatisĂ©e. Le patient peut trĂšs mal ressentir une parole qu'il croit blessante Ă  son Ă©gard, ou une situation banale en elle-mĂȘme mais qu'il interprĂšte comme une agression, ou comme une vexation = frustrations d'ordre professionnel, mais surtout psycho-sexuelles. Il est donc trĂšs difficile, notamment pour un chirurgien-dentiste, surtout non averti, de mettre en Ă©vidence une frustration par dĂ©finition dissimulĂ©e. Ici se comprend notre conseil de ne jamais aborder les problĂšmes psychiques directement, mais seulement Ă  la fin de la consultation, voire mĂȘme lors d'une deuxiĂšme consultation, car non seulement le patient ne se livre pas facilement mais il pourrait interprĂ©ter les questions comme une tentative d'immixtion dans son intimitĂ© et comme il n'a pas forcĂ©ment conscience de la nature rĂ©elle de sa stomatodynie, il pourrait se replier davantage sur lui-mĂȘme. Ce qui n'arrangerait rien. Par ailleurs, on connaĂźt la frĂ©quence des troubles gĂ©nito-urinaires dans la mĂȘme situation psycho-somatique. STAPHYSAGRIA, dans cette indication, doit ĂȘtre donnĂ© en haute dilution, 30 CH deux Ă  trois fois par semaine, de prĂ©fĂ©rence complĂ©tĂ© par une psychothĂ©rapie confiĂ©e Ă  un spĂ©cialiste. THUYA Principal remĂšde de cancĂ©rophobie, parfois d'ailleurs prĂ©monitoire, THUYA se trouve frĂ©quemment indiquĂ© dans la stomatodynie = douleurs brĂ»lantes au niveau de la gencive, de la langue, notamment Ă  sa pointe, ou sensation de plaie, de contusion. Le diagnostic peut s'avĂ©rer dĂ©licat dans la mesure oĂč THUYA est un remĂšde important de maladie parodontale ou de caries des collets radiculaires, notamment des faces proximales, surtout distales, sous le collet gingival apparent ou encore d'aphtose rĂ©cidivante. RemĂšde central du mode rĂ©actionnel sycotique, l'image de la "prison" est souvent associĂ©e Ă  THUYA = blocage des Ă©changes inter-cellulaires, fixation des pathologies, et sur le plan psychique idĂ©es fixes obsessionnelles, avec dĂ©pression, inquiĂ©tude constante pour des riens, souci exagĂ©rĂ© de l'avenir, dĂ©goĂ»t de la vie, affaiblissement intellectuel, sur un fond d'hypersensibilitĂ© sensorielle pleure en Ă©coutant de la musique. Sur le plan gĂ©nĂ©ral, on connaĂźt sa tendance Ă  la rĂ©tention hydrique avec aggravation par l'humiditĂ©, les suites dĂ©favorables des intoxications, des vaccinations rĂ©pĂ©tĂ©es, ses productions tumorales, etc... On comprend alors que les problĂšmes psychiques dominent facilement avec notamment la cancĂ©rophobie qui s'insinue progressivement dans les prĂ©occupations au point de devenir une vĂ©ritable obsession. Selon le contexte gĂ©nĂ©ral, il est souvent prĂ©fĂ©rable de commencer le traitement par une moyenne dilution rĂ©pĂ©tĂ©e deux Ă  trois fois par semaine, en prĂ©venant le ou la malade de la durĂ©e du traitement, car les troubles sycotiques sont caractĂ©risĂ©s par leur tĂ©nacitĂ©, leur aspect torpide, leur chronicitĂ© dĂ©sespĂ©rante. CONCLUSION Les stomatodynies semblent de plus en plus frĂ©quentes, sans doute en raison du mode de vie actuelle, surtout dans les villes. Il est aujourd'hui trĂšs frĂ©quent de constater que de nombreuses personnes vivent seules, et il est facile de comprendre que cette solitude soit plus mal vĂ©cue par des personnes retraitĂ©es, notamment aprĂšs un deuil, que chez des personnes encore en activitĂ© professionnelle. Le chirurgien-dentiste est mal prĂ©parĂ© au maniement des anxiolytiques. Il se contente de mĂ©dicaments d'action locale, sans effet thĂ©rapeutique satisfaisant, car inappropriĂ©s. Et par ailleurs, les psychotropes, qui peuvent se montrer actifs, ne sont pas dĂ©nuĂ©s d'effets secondaires au niveau de la bouche. D'oĂč la prĂ©fĂ©rence actuelle des auteurs classiques pour la psychothĂ©rapie. L'homĂ©opathie propose une solution alternative, souvent efficace, en tous cas dĂ©nuĂ©e d'effets secondaires et d’accoutumance. Mais il n'est pas toujours facile de retrouver avec certitude le remĂšde correspondant, surtout chez des patients qui ne se livrent pas facilement. Il reste l'action psychologique indirecte que constitue la qualitĂ© d'Ă©coute unanimement reconnue aux homĂ©opathes. Elle ne suffit pas, car rien ne compense la rĂ©solution de l'Ă©quation de la similitude. Retour au sommaire >>>>> Copyright © Christian Garcia 2006. Trouvezles calories, les glucides et les contenus nutritionnels de cet aliment (langue acide pik - langue qui pique) et de plus de 2 000 000 autres sur MyFitnessPal. Connexion. S'inscrire. À propos de Aliments Exercices Applis Communaut Ă© Blog Premium. langue acide pik langue acide pik - langue qui pique. Portion : 25 gramme. 90 Cal. 100 % 24g Glucides. 0 %--Lipides. 0 %-
SituĂ©e dans la bouche, la langue est un organe aux multiples fonctions dont l’aspect permet de connaĂźtre l’état de santĂ© de la personne. RĂ©cemment, un mĂ©decin anglais a dĂ©couvert qu’elle pouvait prĂ©senter un symptĂŽme de Covid-19. Explications. RĂ©digĂ© par , le 19 Jan 2021, Ă  10 h 40 min GrĂące Ă  des photos publiĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux, Tim Spector, un Ă©pidĂ©miologiste du King’s College de Londres, a dĂ©couvert un nouveau symptĂŽme du Covid-19 situĂ© dans la bouche. Il s’agit de la langue Covid ». Les symptĂŽmes du Covid-19 Cela fait dĂ©sormais plus d’un an que le Covid-19 sĂ©vit et pourtant, cette maladie n’a pas fini de nous dĂ©voiler ses secrets. Ainsi, ses symptĂŽmes ne sont pas encore tous connus et la liste Ă©tablie par L’Organisation Mondiale de la SantĂ© a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mise Ă  jour Ă  plusieurs reprises. Pour l’heure, on sait que les symptĂŽmes plus courants du covid-19 sont la fiĂšvre, la toux sĂšche et la fatigue. Pour la forme grave, ils sont les suivants essoufflement, perte d’appĂ©tit, Ă©tat confusionnel, douleurs ou sensation d’oppression persistantes dans la poitrine, tempĂ©rature supĂ©rieure Ă  38°C. D’autres symptĂŽmes moins courants peuvent toucher certains patients perte du goĂ»t et de l’odorat, congestion nasale, conjonctivite, mal de gorge, maux de tĂȘte, douleurs musculaires ou articulaires, Ă©ruption cutanĂ©e, nausĂ©es ou vomissements, diarrhĂ©e, frissons ou vertiges, irritabilitĂ©, altĂ©ration de la conscience parfois associĂ©e Ă  des crises, troubles anxieux, dĂ©pression, troubles du sommeil, complications neurologiques
 A priori cette liste est incomplĂšte. En effet, un nouveau symptĂŽme vient d’ĂȘtre dĂ©couvert par Tim Spector, un Ă©pidĂ©miologiste du King’s College de Londres. La langue Covid » More pictures coming in of the mysterious geographic tongue that is associated with a range of diseases But is now being reported with Covid and can last weeks or months. Thanks for logging on the Zoe app ! — Tim Spector timspector January 17, 2021 Le nouveau symptĂŽme du Covid-19 touche la langue, l’organe aux multiples fonctions qui permet de mastiquer, dĂ©glutir, goĂ»ter, parler, etc. C’est pourquoi il a Ă©tĂ© baptisĂ© langue Covid » par le mĂ©decin anglais. Tim Spector a pu le dĂ©tecter grĂące Ă  plusieurs photos de patients atteints du coronavirus qui prĂ©sentaient une langue, non pas lisse et rose, mais avec un dĂ©pĂŽt blanchĂątre, signe d’une Ă©ruption provoquĂ©e par la maladie. À lire aussi – Covid-19 quelles solutions pour ceux qui ont perdu l’odorat ? L’épidĂ©miologiste estime qu’une personne sur cinq atteinte du Covid-19 prĂ©sente des symptĂŽmes moins courants, tels que des Ă©ruptions cutanĂ©es, qui ne figurent pas sur la liste officielle des maladies pulmonaires. On observe un nombre croissant de langues Covid » et d’aphtes Ă©tranges. Si vous avez un symptĂŽme Ă©trange ou mĂȘme simplement des maux de tĂȘte et de la fatigue, restez chez vous ! » alerte Tim Spector sur son compte Twitter. Illustration banniĂšre la langue Covid’, dĂ©couverte par un Ă©pidĂ©miologiste du King’s College de Londres © Nenad Cavoski Pour vous c'est un clic, pour nous c'est beaucoup ! consoGlobe vous recommande aussi... RĂ©digĂ© par Audrey Lallement Voir sa fiche et tous ses articles Devenir rĂ©dacteur ï»ż
Jai le mĂȘme soucis, j'ai la langue qui picote, brĂ»le et mon palais aussi depuis plus d'un an. Je pensais que c'Ă©tait Ă  cause de mon estomac, j'Ă©tais sous omĂ©prazole, mais apparemment selon ma gastrologue, ce n'est pas ça. J'ai Ă©galement Ă©tĂ© voir mon dentiste, pensant que ça pouvait ĂȘtre Ă  cause des plombages, il m'a proposĂ© de
On le sait, la Covid-19 peut entrainer tout un tas de symptĂŽmes plus ou moins frĂ©quents et atypiques. Le dernier en date "la langue Covid". DĂ©couverte par Tim Spector, un Ă©pidĂ©miologiste du King’s College de Londres, cette rĂ©action se manifeste par l’apparition de petites tĂąches blanches inhabituelles sur la langue. Explications. Un nouveau symptĂŽme rĂ©vĂ©lĂ© sur les rĂ©seaux sociaux “Une personne sur cinq atteinte de la Covid-19 prĂ©sente toujours des symptĂŽmes moins courants, qui ne figurent pas sur la liste officielle de la Public Health England, tels que des Ă©ruptions cutanĂ©es ... Si vous avez un symptĂŽme Ă©trange ou mĂȘme simplement des maux de tĂȘte et de la fatigue, restez Ă  la maison !”, a dĂ©clarĂ© Tim Spector sur son compte Twitter. Pour illustrer cette dĂ©claration, l’épidĂ©miologiste a ajoutĂ© une photo de la langue d’un patient anonymisĂ©, recouverte de tĂąches blanches inhabituelles. Selon lui, ces Ă©ruptions seraient dues Ă  la Covid-19 et pourraient mĂȘme ĂȘtre un symptĂŽme Ă©vocateur de la maladie. La langue, qui est normalement lisse et rose, peut en effet parfois se couvrir, sur sa face supĂ©rieure, d’un enduit blanchĂątre, lors d’une infection. Selon la cause, le dĂ©pĂŽt blanc peut ĂȘtre uniforme, se prĂ©senter sous forme de tĂąches, peut ĂȘtre Ă©pais ou non. Il peut Ă©galement s’accompagner de divers symptĂŽmes tels que qu’une douleur, une inflammation, une gĂȘne Ă  la dĂ©glutition, de la fiĂšvre, etc. Une rĂ©action buccale confirmĂ©e par d’autres Ă©tudes Tim Spector n’est pas le premier Ă  faire Ă©tat de rĂ©actions buccales liĂ©es Ă  la Covid-19. Plusieurs manifestations inhabituelles du virus ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© observĂ©es sur la langue et dans la bouche de certains patients. En septembre, une Ă©quipe de l’hĂŽpital universitaire de Madrid publiait dans la revue de dermatologie Jama que plus d’un quart des patients testĂ©s positifs Ă  la Covid-19 29% et demandant une consultation dermatologiques, prĂ©sentaient une Ă©ruption cutanĂ©e dans la cavitĂ© orale. Plus prĂ©cisĂ©ment, il s’agissait d’énanthĂšmes des tĂąches blanches ou rougeĂątres sur les muqueuses de la bouche ou du palais. Dans le dĂ©tail, l’étude prĂ©cise que ces taches sont gĂ©nĂ©ralement apparues environ deux semaines aprĂšs que les personnes ont ressenti pour la premiĂšre fois des symptĂŽmes plus connus de la maladie. L'Ă©quipe de chercheurs recommande aux mĂ©decins et aux infirmiĂšres d’examiner systĂ©matiquement les cavitĂ©s buccales des patients confirmĂ©s ou suspectĂ©s de coronavirus afin de voir s'ils prĂ©sentent Ă©galement ces signes, ajoutant que de nombreux patients atteints par la Covid-19 ne sont pas examinĂ©s Ă  l’intĂ©rieur de la bouche en raison des problĂšmes de contamination. Autre rĂ©action possible dĂ©jĂ  observĂ©e un gonflement de la langue. En juillet 2020, un amĂ©ricain s’était rĂ©veillĂ© de son coma artificiel avec une langue extrĂȘmement gonflĂ©e. Il s’agissait, lĂ  aussi, d’une complication de la Covid-19. “C’est un fait extrĂȘmement rare”, expliquait le Dr Melville de UTHealth Ă  Houston, sur le site de l’hĂŽpital. “Nous n’avons eu que deux cas sur l’ensemble de la pandĂ©mie”, ajoutait le mĂ©decin. Une Ă©tude publiĂ©e en juin dernier dans la revue Nature Evidence-Based Dentistry faisait Ă©galement part d’un lien entre l’infection Ă  la Covid-19 d’une personne et des rĂ©actions buccales des cloques s’étaient dĂ©veloppĂ©es dans sa bouche. GrĂące aux donnĂ©es rĂ©coltĂ©es par l’application Zoe Covid Symptom Study, interface fondĂ©e par Tim Spector sur laquelle les malades de la Covid-19 peuvent dĂ©clarer tous leurs symptĂŽmes, des travaux scientifiques pourraient ĂȘtre entrepris. Ils permettraient, Ă  terme, de mieux apprĂ©hender les divers symptĂŽmes que le virus provoque chez les malades. Bonjour Depuis mercredi matin, j'ai un trĂšs fort gout de fer dans la bouche et la langue qui pique. Je ne sais pas si c'est liĂ© mais il y a 2 semaines j'ai fait des irruptions de boutons et plaques sur tout le corps. J'ai Ă©tĂ© voir un medecin hier et il a remarquĂ© une tache blanche au fond de la gorge. Il m'a donnĂ© des antibiotiques Dossier d'Odonto-Stomatologie HomĂ©opathique. Mycoses, lichen et autres affections tenaces de la cavitĂ© buccale. Par le Dr Christian Garcia. LES MYCOSES BUCCALES Les mycoses buccales sont essentiellement dues au Candida albicans, une levure particuliĂšrement impliquĂ©e et prĂ©pondĂ©rante en pathologie humaine. Les autres variĂ©tĂ©s de Candida sont = tropicalis, pseudotropicalis, guillermondi et krusei. Les candidoses buccales regroupent plusieurs formes cliniques muguet, langue noire villeuse... Il est frĂ©quent que la localisation buccale ne soit pas isolĂ©e et participe plutĂŽt Ă  une vĂ©ritable maladie Ă  localisations multiples vulvo-vaginale, anale, aines, seins, ombilic, plis divers doigts..., tube digestif, voies respiratoires, etc... Cependant, il faut rappeler que le candida ne devient pathogĂšne que lorsque la flore microbienne est perturbĂ©e, ce qui ouvre le chapitre des causes favorisantes. Le candida est un germe opportuniste dont la virulence se manifeste lorsque la rĂ©ponse immunitaire diminue pour diverses raisons, soit spontanĂ©ment, soit par suite de problĂšmes pathologiques gĂ©nĂ©raux ou mĂ©dicamenteux antibiothĂ©rapie au long cours par exemple. Ainsi constate-t-on que diverses populations se trouvent plus particuliĂšrement exposĂ©es Les enfants et les personnes ĂągĂ©es tout simplement en raison de l'Ă©tat physiologique ou pathologique de leur systĂšme immunitaire. Les diabĂ©tiques non Ă©quilibrĂ©s, chez qui il est vain d'attendre un quelconque rĂ©sultat thĂ©rapeutique local sans rééquilibre de la glycĂ©mie. Certains malades atteints de maladies endocriniennes = insuffisance rĂ©nale, hypothyroĂŻdie, hypoparathyroĂŻdie
 A l'Ă©vidence les malades sous traitements immunodĂ©presseurs chimiothĂ©rapie, corticothĂ©rapie au long cours ou atteints de maladies immunosuppressives dont le SIDA est la plus dĂ©monstrative. Il ne faut pas oublier le rĂŽle favorisant des ƓstrogĂšnes pilule contraceptive, des antiparasitaires mĂ©tronidazole. Les antibiothĂ©rapies itĂ©ratives, massives, interrompues trop tĂŽt et mal conduites. Les formes cliniques buccales 1/ Le muguet Le muguet est plus frĂ©quent chez l’enfant, notamment en crĂšches ou en maternitĂ© et chez l’adulte dĂ©bilitĂ© par une maladie grave ou dĂ©compensĂ©e diabĂšte, convalescence difficile, tuberculose, etc... Chez l’enfant, on peut voir des formes multifocales, dont certaines gĂ©nĂ©ralisĂ©es peuvent entraĂźner la mort, surtout d’ailleurs en raison de l’état gĂ©nĂ©ral dĂ©ficient qui a prĂ©cĂ©dĂ© et qui explique la candidose. Il est Ă©vident que le tout jeune enfant, il n'est pas facile de faire prĂ©ciser les signes cliniques subjectifs comme la sensation de brĂ»lure ou le goĂ»t mĂ©tallique, ce qui n'est plus le cas des lĂ©sions objectives Ă  type d'efflorescences blanchĂątres caractĂ©ristiques, faciles Ă  racler Ă  l'aide d'une spatule pour confirmer le diagnostic. 2/ La langue noire villeuse ou pileuse La coloration noire de cette glossite est due Ă  la kĂ©ratinisation augmentĂ©e aprĂšs hypertrophie de la gaine cornĂ©e des papilles. Les papilles peuvent ainsi atteindre jusqu’à 1 cm de longueur. En gĂ©nĂ©ral, le candida albicans n’est pas le responsable unique. Plusieurs autres causes sont avancĂ©es, comme les troubles hĂ©pato-digestifs, la tuberculose, l’abus de bains de bouche oxygĂ©nĂ©s, et surtout l’abus d’antibiotiques. 3/ La stomatite Ă©rosive pemphigoĂŻde Ă  Candida Cette stomatite bulleuse peut avoir pour cause le candida albicans. 4/ Les candidoses au cours des antibiothĂ©rapies ou corticothĂ©rapies la langue noire villeuse n'est qu'une illustration. oOo Il faut rappeler que le candida albicans est un hĂŽte saprophyte des muqueuses, ce qui n’est pas le cas pour la peau, le sang, les urines ou les phanĂšres. Par consĂ©quent, sa prĂ©sence dans la salive n’est pas un argument suffisant pour Ă©tablir la rĂ©alitĂ© d’une candidose, il faut ajouter la prĂ©sence de plusieurs Ă©lĂ©ments fongiques lors de prĂ©lĂšvements successifs, mais surtout la rapiditĂ© de croissance des souches. Ensuite, il faut souligner les relations de symbiose entre Candida et bacille de Koch. Candida et staphylocoque. Candida et colibacille. L’infestation peut se faire Par contiguĂŻtĂ© lors d’une infection de voisinage du fait de la prĂ©sence saprophyte du candida infections buccales, laryngĂ©es, gĂ©nitales, etc... Par voie sanguine Ă  partir de l’intestin. Par contagion directe relations sexuelles, candidose du nouveau-nĂ© Ă  partir d’une mycose vaginale de la mĂšre, contagion du personnel mĂ©dical, candidose iatrogĂšne cathĂ©ter par exemple. CEPENDANT N’ IMPORTE QUI NE FAIT PAS DE CANDIDOSE ! Le rĂŽle du " terrain " est primordial, notion qui n’a pas Ă©chappĂ© aux homĂ©opathes. Les officiels reconnaissent les causes gĂ©nĂ©rales suivantes 1° L’état gĂ©nĂ©ral dĂ©ficient il est de constatation courante que les mycoses concernent davantage les prĂ©maturĂ©s, les grands malades dĂ©bilitĂ©s, ou atteints d’affections malignes dont certaines hĂ©mopathies, ou de troubles de la rĂ©ponse immunitaire. 2° Les dĂ©sĂ©quilibres hormonaux sont incriminĂ©s, dont le diabĂšte demander un contrĂŽle de la glycĂ©mie devant toute mycose rebelle, l’insuffisance thyroĂŻdienne, la grossesse qui favorise les infections gĂ©nitales... 3° L’ñge le muguet est particuliĂšrement frĂ©quent chez l’enfant ou chez le vieillard, la langue noire villeuse chez l’adulte. 4° Certains facteurs alimentaires = dĂ©nutrition, carences vitaminiques vitamine A surtout. Parmi les causes locales, il faut rappeler et rechercher L’antibiothĂ©rapie prolongĂ©e ou itĂ©rative, qui perturbe l’équilibre de la flore microbienne locale bouche ou vagin et surtout intestinale. Les corticoĂŻdes au long cours qui dĂ©sorganisent les mĂ©canismes immunitaires et qui, pour les homĂ©opathes, sont responsables de la mise en oeuvre du mode rĂ©actionnel sycotique. Les ƓstrogĂšnes, dont la pilule contraceptive qui serait responsable de vaginites, parfois Ă  candida. Les psychotropes qui peuvent influencer la sĂ©crĂ©tion salivaire dans le sens de la diminution et abaissement du PH salivaire. Les antimitotiques et les immunosuppresseurs, du fait de leur retentissement Ă©vident sur la rĂ©ponse immunitaire. Certains mĂ©dicaments dĂ©rivĂ©s de l’imidazole utilisĂ©s en traitement local d’une vaginite peuvent favoriser une candidose vaginale et par contagion une candidose buccale. La radiothĂ©rapie qui entraĂźne souvent une sĂ©cheresse buccale. Une hygiĂšne inexistante en particulier chez les porteurs de prothĂšses et le tabagisme. Le traitement classique Localement, il convient d’alcaliniser le milieu buccal par des bains de bouche appropriĂ©s, dont ceux contenant du bicarbonate de soude. On peut Ă©galement badigeonner plusieurs fois par jour les lĂ©sions mycosiques avec des antifongiques en suspensions ou en pommades. Le mĂ©decin proposera, dans les candidoses post-antibiotiques une stĂ©rilisation du tube digestif par des comprimĂ©s per os de "nystatine", ou "d'imidazole", qui ont une action locale sur la muqueuse intestinale. Sur le plan gĂ©nĂ©ral, deux antifongiques sont les plus connus FUNGIZONE amphotĂ©ricine B et MYCOSTATINE mystatine. Ils sont souvent efficaces mais prĂ©sentent quelques risques iatrogĂšnes nĂ©phrotoxicitĂ© pour le premier avec risque hĂ©patique et neurologique et risque allergique pour le second. Dans les cas de candidoses diffuses sĂ©vĂšres ou Ă  titre prĂ©ventif chez les immunosupprimĂ©s, on peut utiliser le miconazole per os Daktarin, le clotrimazole, la 5-fluorocytosine Ancotil ou le kĂ©toconazole Nozoral. NE PAS OUBLIER LES ALLERGIES A CANDIDA Le candida albicans peut ĂȘtre responsable d’allergies dont plusieurs formes sont dĂ©crites Les manifestations cutanĂ©es eczĂ©ma paupiĂšres, cuir chevelu, conduit auditif externe, pĂ©rinĂ©e, organes gĂ©nitaux externes..., dyshidrose, urticaire, oedĂšme de Quincke, nĂ©vrodermite, prurit, parakĂ©ratoses.... Les manifestations respiratoires coryza spasmodique, sinusite, asthme... Les manifestations muqueuses stomatite, glossite, pharyngite, conjonctivite... Les manifestations digestives brĂ»lure gastrique, colite chronique, Ɠsophagite... Autres manifestations cĂ©phalĂ©es, migraines, arthralgies... On imagine facilement la difficultĂ© du diagnostic lorsque le malade consulte pour l’une de ces manifestations. Il n’est pas Ă©vident de penser Ă  une allergie au candida, surtout dans les formes frustes de candidoses. Le diagnostic sera Ă©tabli ou confirmĂ© par la positivitĂ© des tests d’allergie Ă  la candidine. Cette allergie est intĂ©ressante Ă  dĂ©couvrir et Ă  connaĂźtre pour le traitement homĂ©opathique qui proposera, en plus du mĂ©dicament de fond, quelques prises de POUMON-HISTAMINE 15 CH, une Ă  deux fois par jour lors d'une poussĂ©e aiguĂ«. Le traitement homĂ©opathique Les propositions qui suivent concernent en fait toutes les affections citĂ©es dans ce cours. La mĂ©thodologie homĂ©opathique reste la mĂȘme, quelle que soit l’affection, sauf mention spĂ©ciale. Car, s’il est nĂ©cessaire sur le plan didactique de " saucissonner " ces diffĂ©rents chapitres, la prescription homĂ©opathique ne tient compte que de la personnalitĂ© rĂ©actionnelle du patient, et de lui seul. Dans des affections aussi rĂ©cidivantes que celles Ă©tudiĂ©es ici, il est logique de proposer un traitement en trois plans le plan diathĂ©sique, qui reprĂ©sente la " prise en charge " du terrain de prĂ©disposition qui seul explique le caractĂšre rĂ©cidivant - le plan symptomatique qui rĂ©pond Ă  une poussĂ©e aiguĂ« et qui valorise les symptĂŽmes prĂ©sents Ă  ce moment avec autant que possible leurs modalitĂ©s - le plan Ă©tiologique qui se propose de " neutraliser " les causes Ă©ventuelles, chaque fois qu’elles sont identifiĂ©es biothĂ©rapiques. 1/ LE PLAN DIATHÉSIQUE Dans son ouvrage " Les maladies de la peau " Cahier de MĂ©decine homĂ©opathique n°2 - MASSON 1987 - p. 127, Roland ZISSU prĂ©cise l’ordre d’importance dĂ©croissant de chaque mode rĂ©actionnel dans le traitement des mycoses 1° LE MODE RÉACTIONNEL SYCOTIQUE vient en tĂȘte, d’abord en raison du rĂŽle favorisant des facteurs d’atteinte du systĂšme immunitaire, expliquant les caractĂ©ristiques Ă©volutives de ces maladies chronicitĂ©, torpiditĂ©, rĂ©sistance aux traitements chimiques ou homĂ©opathiques. 2° LE MODE RÉACTIONNEL PSORIQUE, dans sa phase asthĂ©nique, avec dĂ©compensation du malade du fait du blocage des Ă©liminations. Les troubles deviennent alors torpides et rĂ©cidivants, notamment avec atteinte Ă©lective des orifices cutanĂ©o-muqueux. 3° LE MODE RÉACTIONNEL TUBERCULINIQUE apparaĂźt un peu en retrait, mais l’atteinte des muqueuses traduit des Ă©liminations qui ne soulagent pas, du fait de l’encombrement veineux, lui-mĂȘme favorisant les atteintes inflammatoires de la muqueuse buccale entre autres. 4° LE MODE RÉACTIONNEL LUÉTIQUE bien que citĂ© ici en derniĂšre position occupe en fait une place originale, du fait de sa physio-pathologie lĂ©sionnelle, caractĂ©risĂ©e par des micro-endartĂ©rites oblitĂ©rantes, expliquant la tendance aux ulcĂ©rations nĂ©crotiques. Dans les atteintes de la muqueuse buccale Ă©tudiĂ©es ici, sont retrouvĂ©es la torpiditĂ©, la dĂ©gradation de l’état gĂ©nĂ©ral du fait de pathologies gĂ©nĂ©rales lourdes et de leurs traitements chimiques. Les remĂšdes de ces modes rĂ©actionnels gĂ©nĂ©raux ont souvent Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s et ne seront pas repris ici. Nous renvoyons aux ouvrages de rĂ©fĂ©rences, dont le Manuel de MĂ©decine homĂ©opathique de R. ZISSU et de M. GUILLAUME ou notre ouvrage personnel " HomĂ©opathie, terrain et odonto-stomatologie " MASSON 1989. 2/ LE PLAN SYMPTOMATIQUE Il faut croire que ce sujet des mycoses n’a pas inspirĂ© les auteurs car sur 10280 articles rĂ©fĂ©rencĂ©s par nous il n’y a qu’un seul article et encore traite-t-il des mycoses respiratoires. Il en est de mĂȘme des rĂ©pertoires et des matiĂšres mĂ©dicales. Au grĂ© de nos recherches, nous avons pu trouver mention des mĂ©dicaments suivants Pour le muguet ARGENTUM NITRICUM, ARSENICUM ALBUM, BAPTISIA, BELLADONA, BORAX, CAPSICUM ANNUUM, CARBO VEGETABILIS, CAUSTICUM, CHINA, HEPAR SULFUR, HYDRASTIS, KALI BICHROMICUM, KREOSOTUM, MERCURIUS SOL. , CYANATUS, CORROSIVUS, NATRUM CARBONICUM, NATRUM PHOSPHORICUM, NITRI ACID., PENICILLINUM, PHYTOLACCA, PSORINUM et SULFUR. On retrouve Ă  peu prĂšs les mĂȘmes, et c’est normal, pour les mycoses buccales ajouter Ă  la liste prĂ©cĂ©dente = ANTIMONIUM CRUDUM, CALCAREA CARBONICA, DULCAMARA, FLUORIC ACID., GRAPHITES, LUESINUM, MEDORRHINUM, NATRUM MURIATICUM, NATRUM SULFURICUM, SEPIA, SILICEA, SULFUR, THUYA et TUBERCULINUM. 3/ LE PLAN ÉTIOLOGIQUE Ce plan impose Ă  l’évidence la mise en cause d’un agent dĂ©clenchant, antibiotiques, corticoĂŻdes, etc... ou l’utilisation thĂ©rapeutique de la souche en cause CANDIDA ALBICANS par exemple. Penser Ă©galement aux causes psychogĂšnes Ă©voquĂ©es plus haut. Voici quelques commentaires sur certains d’entre eux. PENICILLINUM Cet antibiotique de la famille des b-lactamines a fait l’objet d’une pathogĂ©nĂ©sie au dĂ©but des annĂ©es cinquante par M. GUERMONPREZ. Cette expĂ©rimentation confirme la pratique clinique = rĂ©actions iatrogĂšnes aux antibiotiques en gĂ©nĂ©ral, mais surtout aux pĂ©nicillines, dont les mycoses = langue noire villeuse en partie dĂ©papillĂ©e et douloureuse, Ă©pidermomycoses surtout surinfectĂ©es, macĂ©rĂ©es et suintantes SEPIA, lichen THUYA. La langue noire villeuse est une donnĂ©e caractĂ©ristique des consĂ©quences ou des accidents de la pĂ©nicilline au point que M. GUERMONPREZ en fait un symptĂŽme-guide ou Key-note. Les officiels le reconnaissent volontiers. La bouche est l'une des cibles de la pĂ©nicilline = stomatite, glossite ƓdĂ©mateuse peu douloureuse, muguet qui peut s'Ă©tendre Ă  tout le tube digestif. De mĂȘme, la pĂ©nicilline exalte toutes les formes de mycoses, pas seulement au niveau des muqueuses, mais Ă©galement au niveau de la peau pityriasis versicolor, intertrigos, etc
. GUERMONPREZ a constatĂ© Ă©galement au cours de ses expĂ©rimentations des "douleurs dentaires sur un fond de sensibilitĂ© sourde des dents, spĂ©cialement des incisives et canine supĂ©rieure droite, avec extension de la douleur au sinus maxillaire droit qui est le siĂšge d'inflammation et d'infection, sinusite d'origine dentaire" [L'HomĂ©opathie française - 1955 - n°5, p. 270.]. On peut le prescrire en 9 ou 15 CH deux Ă  trois fois par semaine sur la notion de cause Ă©ventuelle favorisante Ă  la suite d’une antibiothĂ©rapie intensive. Mais son action sera encore plus efficace si l’on retrouve quelques-uns des signes suivants asthĂ©nie, frilositĂ©, fĂ©bricule autour de 38°, suppurations rĂ©cidivantes et traĂźnantes, mycoses, lichen, rhumatismes ou arthralgies, Ă©ruptions cutanĂ©es furonculose, urticaire, eczĂ©ma, oedĂšme..., nĂ©vralgies sus et rĂ©tro-orbitaires ou dentaires, verrues, tumeurs bĂ©nignes. GUERMONPREZ affirme que PENICILLINUM se situe entre SULFUR et HEPAR SULFUR ou THUYA. Sa fiĂšvre Ă©voque FERRUM PHOSPHORICUM, son angine et certaines algies PHYTOLACCA, ses suppurations traĂźnantes et sa frilositĂ© SILICEA et ARSENICUM ALBUM. MUCOR MUCEDO culture d’une variĂ©tĂ© de champignon mycĂ©lien. Ce biothĂ©rapique sera d’autant plus efficace que la mycose apparaĂźt ou se trouve aggravĂ©e au printemps et amĂ©liorĂ©e par un sĂ©jour prolongĂ© au bord de la mer. Il ne faut pas attendre de miracle de ce mĂ©dicament. LE LICHEN PLAN BUCCAL Le lichen plan est une affection dermatologique, caractĂ©risĂ©e par des Ă©ruptions inflammatoires, prurigineuses, rĂ©cidivantes, faites de petites papules discrĂštes, Ă  contours polygonaux, qui finissent par confluer en plaques rugueuses et squameuses. La prĂ©sence de lĂ©sions buccales est frĂ©quente 50% des cas. Il ne faut pas sĂ©parer arbitrairement le lichen plan buccal du lichen plan tout court, maladie gĂ©nĂ©rale mais Ă  localisations diverses. Il s’agit de la mĂȘme maladie. Cependant, cette maladie reste assez rare, elle touche Ă  peu prĂšs 0,5 Ă  1,5% de la population. Le lichen plan buccal siĂšge sur la face interne des joues face postĂ©rieure, sous forme de ponctuations blanches, isolĂ©es, ou de rĂ©seaux et d’arborisations brillantes, sur le dos de la langue stries blanchĂątres, plaques ou arborisations, ou nappes ou traĂźnĂ©es opalescentes, sur le bord libre des lĂšvres fines arborisations brillantes et encore sur le palais, sur la gencive notamment derriĂšre les dents de sagesse. Au niveau de la langue, ces plaques sont dues Ă  un Ă©paississement de l’épiderme lingual qui submerge les papilles, elles-mĂȘmes moins dĂ©veloppĂ©es, voire atrophiĂ©es. Les lĂ©sions plus importantes donnent un aspect sclĂ©reux, avec des zones dĂ©papillĂ©es, le tout formant un rĂ©seau. Il existe une forme circinĂ©e assez rare avec des taches ovalaires de 7 Ă  8 mm de long sur 3 ou 4 mm de large, avec une zone centrale d’aspect sain. Classiquement, plusieurs formes cliniques sont dĂ©crites La forme banale avec les taches en rĂ©seaux sus-dĂ©crites, le plus souvent peu active absence d’érythĂšme. La forme sclĂ©reuse hypertrophique, siĂ©geant le plus souvent Ă  la face postĂ©rieure de la joue, autour de la dent de sagesse infĂ©rieure. Les lĂ©sions s’étendent en nappes, d’épaisseur irrĂ©guliĂšre, parfois mamelonnĂ©es, ou vĂ©gĂ©tantes. Une forme sclĂ©reuse atrophique, plus frĂ©quente, sur la face interne des joues ou sur la langue. La lĂ©sion donne un aspect lisse, avec quelques sillons blanchĂątres, qui peuvent Ă©voquer la syphilis lorsqu’ils sont profonds. Enfin, une forme Ă©rosive, assez frĂ©quente, pratiquement la seule Ă  donner des douleurs, notamment au contact des aliments. La lĂ©sion est rouge, Ă©rosive, Ă  fond oedĂ©matiĂ©, de forme irrĂ©guliĂšre, parfois losangique, frĂ©quemment sur-infectĂ©e. Le problĂšme du diagnostic et de l’étiologie Histologiquement, le lichen plan est assez bien caractĂ©risĂ©. Mais cliniquement, le diagnostic diffĂ©rentiel doit ĂȘtre fait avec une leucoplasie, une candidose, voire une lĂ©sion carcinomateuse, ou mĂȘme des aphtes atypiques, ou une stomatite herpĂ©tique ou enfin un Ă©rythĂšme polymorphe. La kĂ©ratose tabagique doit ĂȘtre Ă©cartĂ©e. On doit penser Ă©galement au lupus Ă©rythĂ©mateux dissĂ©minĂ©, qui donne des lĂ©sions en forme de taches arrondies saillantes, rouges avec des points ou des traĂźnĂ©es blanchĂątres. Le diagnostic est confirmĂ©, Ă©ventuellement, par la prĂ©sence de papules arrondies de 1 Ă  2 mm, rosĂ©es et brillantes, parfois recouvertes de squames. A l’heure actuelle, la cause reste encore inconnue. Comme toujours dans ces cas, on incrimine divers facteurs dĂ©clenchants comme certaines intoxications arsenic, bismuth, or, produits photographiques couleur. Enfin, on a constatĂ© dans un grand nombre de cas que l’éruption faisait suite Ă  un choc Ă©motionnel ou Ă  un stress, comme d’ailleurs lors de poussĂ©es d’aphtes ou d’herpĂšs. Le traitement en mĂ©decine classique Faute d’une connaissance suffisante de la cause, le traitement classique va de l’abstention dans les formes asymptomatiques Ă  la suspension d’un Ă©lĂ©ment toxique mĂ©dicament par exemple. En cas de formes cutanĂ©es, on propose un anti-histaminique lorsqu’il y a prurit intense. Enfin, pour les formes cutanĂ©es et/ou buccales importantes, la corticothĂ©rapie par voie gĂ©nĂ©rale est pratiquĂ©e, mais pour de courtes pĂ©riodes. Les formes naturellement rĂ©solutives sont exceptionnelles. On constate le plus souvent une Ă©volution chronique, durant des annĂ©es, avec des poussĂ©es plus ou moins intenses ou prolongĂ©es. Il existe tout de mĂȘme un risque d’évolution vers un carcinome 1 Ă  10% des cas. Cela implique une surveillance constante. Le traitement en homĂ©opathie Il faut d’abord constater que ce sujet n’a pas passionnĂ© les auteurs. Sur environ 10280 titres d’articles rĂ©fĂ©rencĂ©s, il n’y en a qu’un seul ! Dans une communication prĂ©sentĂ©e en 1973 Ă  la Semaine HomĂ©opathique de Paris, R. PERNOT Ă©crit ceci " Pour en terminer...deux mots sur le lichen plan buccal. Il est tenace, demande une longue patience et une rĂ©gularitĂ© parfaite dans le traitement. Je ne dĂ©crirai pas les remĂšdes possibles. Je me bornerai Ă  les Ă©numĂ©rer Aurum metallicum, Fluoric acid., Graphites, Nitri acid., Phytolacca, Silicea, Tabacum. Ce sont ceux que j’ai trouvĂ©s citĂ©s au cours de mes lectures. Mais le principal est, Ă  mon avis, MERCURIUS SOLUBILIS et si le sujet se plaint d’une nette irritation des muqueuses buccales = Mercurius corrosivus. Il m’a dĂ©jĂ  rendu service dans l’un ou l’autre cas de lichen buccal ". On trouve Ă©galement des indications sur ce sujet dans au moins deux livres. D’abord dans l’ouvrage princeps de Paul CHAVANON 1898-1962 " ThĂ©rapeutique homĂ©opathique ". C’était un praticien trĂšs actif, un enseignant vĂ©hĂ©ment dans ses convictions, un pluraliste convaincu et enfin un chercheur Ă  qui on doit plusieurs mĂ©dicaments dont certains sont encore commercialisĂ©s HomĂ©oplasmine et SEDATIF On trouve dans ce livre, Ă  la page 575, seulement quelques lignes sur le lichen plan buccal et la leucoplasie. " J’ai, plusieurs fois, rĂ©ussi Ă  faire disparaĂźtre ou Ă  diminuer considĂ©rablement des plaques importantes de leucoplasie ou de lichen plan de la face interne des joues avec l’association suivante Graphites 30 et 200, Fluoric acid. 30, Nitri acid. 30, Silicea 30 et Phytolacca 30.... Bien entendu, j’ai fait supprimer tout tabac pendant le traitement. Dans l’une de mes observations, la fonte des plaques a semblĂ© s’accĂ©lĂ©rer nettement dĂšs que j’ai ajoutĂ© aux remĂšdes ci-dessus Tabacum 30, deux granules une fois par 24 heures ". Dans cet ouvrage, il est prĂ©cisĂ© que la 30° K correspond Ă  peu prĂšs Ă  4 ou 5 CH, la 200°K Ă  la 7 ou 9 CH. Le premier commentaire est inspirĂ© par cette formule complexe " passe-partout " que l’on peut donner Ă  tous les patients, sans individualisation. Cela choque en homĂ©opathie, mĂȘme si les partisans de cette pratique avance l’argument de l’efficacitĂ©. Il y a lĂ  une maniĂšre de pratiquer l’homĂ©opathie qui s’apparente Ă  la mĂ©decine classique. Mais cette critique faisait " hurler " Paul Chavanon, paraĂźt-il. On peut remarquer que R. PERNOT cite les mĂȘmes mĂ©dicaments. Le deuxiĂšme ouvrage est en fait l’ EncyclopĂ©die MĂ©dico-Chirurgicale, qui a consacrĂ© deux tomes Ă  l’HomĂ©opathie. Dans le premier rĂ©fĂ©rence tome 1 - 38. 255 A 20, Émile ILIOVICI Ă©crit les lignes suivants " Les stomatites lichĂ©noĂŻdes restent un peu Ă  part. Elles sont souvent rebelles et ARNICA peut utilement lever l’anamnĂšse sic d’un trĂšs frĂ©quent choc nerveux. Quant aux donnĂ©es locales, elles orientent surtout vers Mercurius corrosivus, Aurum metallicum et ses dĂ©rivĂ©s en particulier Aurum thiosulfuricum natronatum, Arsenicum album, et aussi Berberis, Euphorbium ". oOo Pour une affection comme le lichen plan ou d’autres, pour lesquelles les ouvrages de rĂ©fĂ©rence restent trop discrets, il n’y a pas d’autres mĂ©thodes que d’appliquer la dĂ©marche homĂ©opathique la plus Ă©prouvĂ©e d’abord prendre une observation aussi complĂšte que minutieuse. Rechercher ainsi le remĂšde de fond, celui qui correspond aux signes et symptĂŽmes les plus valables sur le plan de la hiĂ©rarchisation qualitative = les circonstances Ă©tiologiques, les signes psychiques, les signes gĂ©nĂ©raux, les modalitĂ©s gĂ©nĂ©rales, enfin les signes loco-rĂ©gionaux. Comme l’on vise surtout Ă  dĂ©barrasser le patient de cette affection chronique, cette mĂ©thode est la seule possible. Si l’on a la chance de mettre en Ă©vidence une circonstance Ă©tiologique, il faut alors et toujours commencer par une neutralisation Ă©tiologique. Dans le cas du lichen plan buccal, les auteurs semblent d’accord sur le rĂŽle possible d’un toxique ou d’un stress ou choc psychique. S’il s’agit de l’action d’un toxique, et si l’on peut l’identifier, il faut donner ce mĂȘme toxique en moyennes, puis hautes dilutions. Depuis les travaux sur la cinĂ©tique d’élimination d’un toxique conduits il y a prĂšs de 50 ans par Lise WURMSER, il est dĂ©montrer que des dilutions de ce mĂȘme toxique sont capables d’entraĂźner son Ă©limination, alors qu’il n’est plus spontanĂ©ment Ă©liminĂ©. Chaque fois que possible, il faut commencer par ce traitement. Lorsqu’il y a une cause psychogĂšne, les mĂ©dicaments homĂ©opathiques sont nombreux. En voici, pour rappel, une liste non exhaustive Suite d’émotions GELSEMIUM, IGNATIA, NUX VOMICA, PULSATILLA... Suite de peurs GELSEMIUM, IGNATIA, OPIUM, PULSATILLA, KALI BROMATUM, ARGENTUM NITRICUM, AMBRA GRISEA... Suite de colĂšres CHAMOMILLA, COLOCYNTHIS, NUX VOMICA... Suite de colĂšre, d’indignation ou d’humiliation " rentrĂ©es " STAPHYSAGRIA... Suite de jalousie LACHESIS, NUX VOMICA, PULSATILLA, STAPHYSAGRIA... Suite de chagrin, suivi de dĂ©pression avec irritabilitĂ© AMBRA GRISEA, CONIUM, AURUM METALLICUM, PHOSPHORIC ACID. mutisme, indiffĂ©rence..., IGNATIA, KALI BROMATUM, KALI PHOSPHORICUM et surtout NATRUM MURIATICUM... Suite de dĂ©ception sentimentale AURUM METALLICUM pense au suicide mais a peur de la mort, IGNATIA, NATRUM MURIATICUM refuge dans la solitude, anorexie...., PHOSPHORIC ACID., ACTEA RACEMOSA peur de la folie, troubles menstruels..., ANTIMONIUM CRUDUM pleurs, dĂ©goĂ»t de la vie, boulimie..., CALCAREA PHOSPHORICA anorexie, refuge dans la solitude..., HELLEBORUS NIGER hĂ©bĂ©tude, prostration..., STAPHYSAGRIA refoulement, somatisation = troubles urinaires, chalazion, carie avec dentine rĂ©actionnelle dure et brune...... Mais, il faut ensuite rechercher les autres signes les plus caractĂ©ristiques du patient, en privilĂ©giant ceux que l’on appelle " diathĂ©siques ", pour la raison Ă©vidente que tous les auteurs sont unanimes Ă  reconnaĂźtre la chronicitĂ© de cette affection, ce qui induit obligatoirement la participation du " terrain ". Dans les listes citĂ©es plus haut par R. PERNOT, E. ILIOVICI ou P. CHAVANON, il faut reconnaĂźtre que de nombreux remĂšdes du mode rĂ©actionnel luĂ©tique sont prĂ©sents AURUM METALLICUM, FLUORIC. ACID., NITRI ACID., PHYTOLACCA, et surtout les deux MERCURIUS, SOLUBILIS et CORROSIVUS. Pour les autres mĂ©dicaments, SILICEA est avant tout un dĂ©minĂ©ralisĂ©, mais il a quelques signes luĂ©tiques, comme la tendance aux hypertrophies et indurations lympho-ganglionnaires. Pour GRAPHITES, il s’agit d’un remĂšde " carrefour " indiquĂ© lorsque le malade hĂ©site entre deux modes rĂ©actionnels le mode psorique qui ne parvient plus Ă  maintenir l’équilibre et le mode sycotique, tout de ralentissement mĂ©tabolique. L’indication de MERCURIUS peut Ă©voquer le rĂŽle des amalgames dentaires et de leur toxicitĂ©. Quelques auteurs incriminent le rĂŽle de l’électro-galvanisme buccal dans le dĂ©veloppement ou la persistance d’un lichen plan buccal ou d’une leucoplasie. L’un des MERCURIUS peut jouer le rĂŽle d’un dĂ©sensibilisant ou d’un neutralisant Ă©tiologique, en dehors d’une indication basĂ©e davantage sur la similitude symptomatique. Il faut encore penser Ă  d’autres causes, non citĂ©es par les auteurs, comme l’alcoolisme chronique ou les convalescences difficiles Ă  la suite d’une maladie grave. Il ne faut pas oublier que le lichen plan est classĂ© parmi les affections auto-immunes. Il faut alors en cas d’échec des traitements homĂ©opathiques, penser aux techniques encore marginales mais trĂšs prometteuses que propose l’immuno-thĂ©rapie Ă  doses infinitĂ©simales. Quelques prĂ©cisions sur les " petits remĂšdes " citĂ©s, comme BERBERIS, PHYTOLACCA et EUPHORBIA semblent utiles, car les autres mĂ©dicaments ont Ă©tĂ© dĂ©crits Ă  plusieurs reprises dans cet ouvrage. BERBERIS VULGARIS Berberis vulgaris ou Ă©pine vinette est un arbrisseau Ă©pineux berbĂ©ridacĂ©es. Son principal constituant est la berbĂ©rine qui possĂšde des propriĂ©tĂ©s cholagogues, cholĂ©rĂ©tiques et spasmolytiques on retrouve de la berbĂ©rine dans HYDRASTIS et CHELIDONIUM. Son action concerne essentiellement les fonctions hĂ©pato-vĂ©siculaires et urinaires. Il est souvent utilisĂ© comme " draineur " de ces appareils, en basse dilution = lithiase uratique avec diurĂšse variable, le plus souvent insuffisante - douleurs rĂ©nales et urĂ©trales gauches - colique hĂ©patique, arthralgies uricĂ©miques, goutte ou rhumatisme aprĂšs suppression d’une fissure anale... A cela s’ajoutent quelques indications cutanĂ©es eczĂ©ma sec, prurit avec desquamation fine Arsenicum album, psoriasis, pityriasis versicolor, dermatoses circinĂ©es. GUERMONPREZ ajoute une observation personnelle lithiase salivaire. En parcourant plusieurs MatiĂšres MĂ©dicales, on constate qu’il n’y a pratiquement pas de signes bucco-dentaires. Il faut donc les glaner ça et lĂ  et surtout les rechercher dans les diffĂ©rentes rubriques du RĂ©pertoire de KENT. Ainsi trouve-t-on les indications bucco-dentaires suivantes aphtes, sensation de brĂ»lure, ulcĂ©rations et saignement de la gencive, goĂ»t acide, amer, de sang ou de savon, haleine fĂ©tide, bouche sĂšche avec une salive cotonneuse et Ă©paisse, douleurs dentaires, surtout la nuit, glossite avec brĂ»lure, notamment au bout de la langue ou sur les bords, vĂ©sicules sur la langue. Le lichen est l’une des indications, dans le contexte buccal sus-dĂ©crit, chez un sĂ©dentaire atteint des troubles urinaires et hĂ©patiques dĂ©crits. Ajoutons quelques sensations qui peuvent parfois confirmer l’indication sensation de bouillonnement ou comme s’il y avait de l’eau ou quelque chose de vivant en diffĂ©rents endroits parfois au niveau de l’A. T. M., sensation qu’on arrache ses dents. PHYTOLACCA C’est encore un arbrisseau raisin d’ AmĂ©rique - PhytolaccacĂ©es. Parmi ses constituants, on trouve le " pokeweed mitogĂšne " qui induit in vitro la transformation lymphoblastique et stimule Ă  la fois les lymphocytes B et T. Ceci confirme notre recommandation dĂ©jĂ  ancienne d’ajouter ce mĂ©dicament en associĂ© Ă  CALENDULA dans diverses inflammations buccales gingivites bien sĂ»r mais Ă©galement ulcĂ©rations dont les aphtoses action sĂ©dative due sans doute Ă  la rĂ©duction de la surinfection des lĂ©sions. PHYTOLACCA est utilisĂ© depuis longtemps dans l’angine ou la rhino-pharyngite, avec sensation de courbature gĂ©nĂ©rale ou de meurtrissure, douleurs en avalant, < par le froid humide. On le donne souvent comme complĂ©mentaire de MERCURIUS, certains auteurs le considĂ©rant comme " un mercure vĂ©gĂ©tal ". On l’utilise aussi en pathologie mammaire mastoses, mastodynies, syndrome prĂ©menstruel, fissures du mamelon... Parmi ses composants, il y a une saponoside la phytolaccoside qui possĂšde une action anti-inflammatoire et anti-rhumatismale. MĂȘmes remarques concernant les signes buccaux, absents des MatiĂšres MĂ©dicales aphtes, gingivite gencive douloureuse, enflĂ©e, rĂ©tractĂ©e, ulcĂ©rĂ©e, saignement, leucoplasie, lichen, muguet, mycose, bouche sĂšche avec salive Ă©paisse ou hypersalivation, dentition douloureuse, langue gardant l’empreinte des dents, langue sĂšche et ulcĂ©rĂ©e, ulcĂ©rations dans toute la bouche et au palais, mucositĂ©s tenaces. EUPHORBIA RESINIFERA Ce " petit " mĂ©dicament a longtemps Ă©tĂ© utilisĂ© comme complĂ©mentaire d’ ARSENICUM ALBUM dans les cancers Ă©voluĂ©s, cutanĂ©s ou mĂ©tastasĂ©s Ă  la peau = cancers cutanĂ©s ulcĂ©rĂ©s et infectĂ©s dont il calmerait les douleurs. Ou encore dermites atrophiques et inflammatoires aprĂšs irradiation. Les troubles cutanĂ©s dominent Ă©ruptions vĂ©siculeuses ou bulleuses, phlyctĂšnes, sur fond inflammatoire avec des douleurs brĂ»lantes plus ou moins amĂ©liorĂ©es par les compresses froides. Le RĂ©pertoire de KENT prĂ©cise les signes buccaux suivants gingivite, goĂ»t amer, insipide ou mauvais, lichen, mucositĂ©s, salivation intense malgrĂ© une sensation de sĂ©cheresse, douleurs dentaires Ă  la mastication, carie avec Ă©miettement des dents. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une rĂ©sine extraite d’une plante commune en Afrique du Nord et aux Canaries, Euphorbia resinera. Cette plante est utilisĂ©e depuis l’ AntiquitĂ©, elle doit son nom Ă  Euphorbus, mĂ©decin de Juba, roi des Numides. La premiĂšre pathogĂ©nĂ©sie a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par HAHNEMANN et ses collaborateurs, mais Ă  partir d’un mĂ©lange de plusieurs rĂ©sines d’euphorbes. Du fait d’une tendance aux inflammations avec induration, de la sialorrhĂ©e, des douleurs brĂ»lantes, EUPHORBIA peut ĂȘtre un complĂ©mentaire de MERCURIUS ou de MEZEREUM dans les troubles cutanĂ©s vĂ©sicules brĂ»lantes type zona ou Ă©rysipĂšle. LA LEUCOPLASIE La leucoplasie fait partie des kĂ©ratoses buccales. Ce qui signifie que cette lĂ©sion apparaissant sous forme de taches blanches est constituĂ©e d’une kĂ©ratinisation de l’épithĂ©lium. Selon le Dictionnaire de MĂ©decine Flammarion, la " kĂ©ratinisation est un processus complexe au cours duquel les cellules de l’épiderme issues des cellules de la couche basale ou kĂ©ratinocytes, deviennent au terme de profondes transformations, des cellules cornĂ©es superficielles, anucléées et riches en kĂ©ratine ". Selon M. DECHAUME, la leucoplasie est une lĂ©sion double, portant sur l’épithĂ©lium mais Ă©galement sur le chorion sous-jacent. Au niveau de ce dernier, il existe une infiltration variable de cellules rondes autour des vaisseaux, parfois des lĂ©sions d’endo-pĂ©rivascularite et de sclĂ©rose conjonctive. A l’évidence pour les homĂ©opathes, l’endo-pĂ©rivascularite Ă©voque le mode rĂ©actionnel luĂ©tique. Par ailleurs, DECHAUME affirme que lorsque la leucoplasie rĂ©sulte d’irritations externes, c’est la couche superficielle de l’épithĂ©lium qui se kĂ©ratinise, alors que la leucoplasie syphilitique dĂ©bute dans le chorion. L’étiologie de la leucoplasie valorise certains causes locales tabac surtout, ensuite les irritations provoquĂ©es par des dents cariĂ©es avec arĂȘtes vives, l’électrogalvanisme buccal favorisĂ© par la prĂ©sence de plusieurs mĂ©taux, puis l’abus d’alcool ou d’épices. Parmi les causes gĂ©nĂ©rales, seule la syphilis est citĂ©e. Dans le Manuel MERCK, la leucoplasie est citĂ©e dans le chapitre des cancers buccaux, mais contrairement Ă  une idĂ©e rĂ©pandue, la leucoplasie n’est pas une lĂ©sion prĂ©cancĂ©reuse frĂ©quente puisqu’elle ne concernerait que moins de 5% des cas. La leucoplasie concerne surtout les hommes entre 30 et 50 ans. La localisation la plus frĂ©quente est la rĂ©gion rĂ©trocommissurale sur la face interne des joues leucoplasie labiale des fumeurs dĂ©crite par Lortat-Jacob. Puis la langue arrive en deuxiĂšme position moitiĂ© antĂ©rieure, face dorsale. Plusieurs formes cliniques sont dĂ©crites la leucokĂ©ratose encore appelĂ©e leucoplasie verruqueuse, qui selon DECHAUME serait le prĂ©lude habituel Ă  la cancĂ©risation - l’ulcĂšre leucoplasique s’aggraverait Ă©galement par cancĂ©risation. L’évolution est gĂ©nĂ©ralement longue. Avec une bonne hygiĂšne, la lĂ©sion peut rester stable, parfois guĂ©rir, mais aussi rĂ©cidiver ou donner lieu Ă  une Ă©volution cancĂ©reuse, minimisĂ©e par les auteurs du Manuel MERCK. Le traitement en mĂ©decine classique La suppression des causes locales est obligatoire, et c’est normal suppression du tabac, de l’alcool, des Ă©pines irritatives locales. DECHAUME reconnaĂźt que le traitement antisyphilitique amĂ©liore mais ne guĂ©rit pas la leucoplasie. Il conseille la biopsie, puis l’extirpation chirurgicale en cas de menace nĂ©oplasique. La radiothĂ©rapie est dĂ©conseillĂ©e, de mĂȘme que les cautĂ©risations. Le traitement en mĂ©decine homĂ©opathique Comme pour le lichen plan buccal, les rĂ©fĂ©rences bibliographiques sont nulles. Dans un article de l’ Information dentaire n°1 du 29 mai 1969, J. JAKOWSKI reprend textuellement la formule de P. CHAVANON dans son livre dĂ©jĂ  citĂ© et dans lequel il y a quelques lignes sur " Lichen buccal et leucoplasie ". Pour rappel, la formule est la suivante, exprimĂ©e ainsi par JACOWSKI GRAPHITES 7 CH 5 granules au rĂ©veil tous les 14 jours. FLUOR ACID. 5 CH SILICEA 5 CH 2 gr. au rĂ©veil en alternance un jour sur deux. TABACUM 5 CH 2 granules vers midi. NITRI ACID. 5 CH PHYTOLACCA 5 CH 2 gr. vers 18 heures, en alternance un jour sur deux. Dans le RĂ©pertoire de KENT Broussalian, on trouve citĂ© les mĂ©dicaments suivants Chapitre Bouche - § Éruptions - page 233 Hydrocotyle asiatica, Kali iodatum, Mercurius solubilis, Mercurius corrosivus, Mercurius iodatus ruber, Nitri acid., Sanguinaria. Il semble utile de donner quelques prĂ©cisions sur les mĂ©dicaments citĂ©s et peu connus. HYDROCOTYLE ASIATICA Il s’agit d’une ombellifĂšre originaire d’ Asie, indiquĂ©e dans les hypertrophies et les indurations du tissu conjonctif et de la peau avec desquamation. Dans les MatiĂšres MĂ©dicales, on ne trouve pas l’indication de la leucoplasie buccale. C’est un " petit " remĂšde de psoriasis, d’ichtyose, de sclĂ©rodermie, de lupus non ulcĂ©rĂ©, de prurit de la plante des pieds avec sueurs profuses des pieds, de la lĂšpre. VOISIN ajoute des indications gĂ©nitales ulcĂ©ration du col de l’utĂ©rus, cancer utĂ©rin, mĂ©trite, prurit vaginal, leucorrhĂ©e profuse, brĂ»lante et irritante. KOLLITSCH [P. KOLLITSCH " HomĂ©opathie - MatiĂšre mĂ©dicale, thĂ©rapeutique " Maloine 1955] le classe dans le groupe " magnĂ©sium " et cite la syphilis cutanĂ©e. MERCURIUS IODATUS RUBER OU BIIODATUS Ce bi-iodure de mercure est surtout connu pour son indication dans l’angine prĂ©dominant Ă  gauche contraire mercurius proto-iodatus. Peut-on le donner comme complĂ©mentaire de MERCURIUS SOL. ou CORR., remĂšdes d’action plus gĂ©nĂ©rale, lorsqu’existe la localisation gauche ? De toute façon, les " petits " remĂšdes ne peuvent ĂȘtre compris que comme des complĂ©mentaires de mĂ©dicaments d’action gĂ©nĂ©rale, que l’on peut tenter dans le traitement de ces affections rĂ©cidivantes et tenaces que sont le lichen plan et la leucoplasie. Mais on notera la prĂ©dominance des mĂ©dicaments luĂ©tiques, ce qui n’étonne pas un praticien homĂ©opathe. Nous renouvelons notre conseil de rechercher systĂ©matiquement le remĂšde de fond. KALI IODATUM Son action toxique explique des signes voisins de ceux du mercure irritation catarrhale des muqueuses, atteinte ostĂ©o-pĂ©riostĂ©e, tendance aux ulcĂ©rations. La prĂ©sence d’iode explique une tendance aux oedĂšmes des muqueuses atteintes respiratoires, parfois une certaine tendance Ă  l’hyperthyroĂŻdie < chaleur, agitation - c’est le seul KALI aggravĂ© par la chaleur. RemĂšde de coryza spasmodique, de sinusite frontale aiguĂ«, de rhumatismes < nuit, vent humide et chaud, de douleurs osseuses nocturnes, de goitre, KALI IODATUM est sur le plan buccal, un remĂšde de gingivite ulcĂ©reuse, d’aphtes, d’éruptions vĂ©siculeuses, de glossite Ă©rythĂ©mateuse brĂ»lure au bout et sur les bords de la langue - langue hypertrophiĂ©e avec des vĂ©sicules brĂ»lantes Ă  la pointe. LA PERLÈCHE PerlĂšche et glossite Ă  candida albicans. Il s’agit d’une affection streptococcique des commissures labiales. Par extension, on parle de perlĂšche chaque fois qu’il y a atteinte inflammatoire de la commissure labiale mĂȘme si la cause n’est pas microbienne origine mĂ©canique par diminution de la dimension verticale Ă©dentĂ©, ou allergique ou mycosique Candida albicans, cryptococcus ou nutritionnelle carence en vitamine B2 ou riboflavine, carence en fer. Il existe encore ce que l’on appelle une pseudo-perlĂšche syphilitique papule fissuraire de la commissure. Le traitement en mĂ©decine classique tient compte de la cause, comme d’ailleurs en homĂ©opathie = pommade antibactĂ©rienne ou antimycosique, apport vitaminique ou nutritionnelle, pommade Ă  l’eau d’Alibour. Lorsqu’on parcourt la MatiĂšre MĂ©dicale ou un RĂ©pertoire, on retrouve une quarantaine de mĂ©dicaments Ă©ventuels, regroupĂ©s dans un chapitre au titre gĂ©nĂ©rique de " Crevasses, fissures, gerçures, excoriations des commissures labiales ". Citons en quelques-uns ANTIMONIUM CRUDUM, ARUM TRIPHYLLUM, CALCAREA CARBONICA, CAUSTICUM, CINNABARIS, GRAPHITES, HEPAR SULFUR, HYDRASTIS, KREOSOTUM, LYCOPODIUM, NATRUM MURIATICUM, NITRI ACID., PETROLEUM, PSORINUM, SEPIA, SILICEA, ZINCUM. Sont citĂ©s au degrĂ© fort ARUM TRI. , GRAPHITES, NITRI ACID. et CONDURANGO. Ce dernier mĂ©rite un commentaire, les autres Ă©tant trĂšs connus ou dĂ©crits dans d’autres chapitres. CONDURANGO Il s’agit d’une liane de la CordilliĂšre des Andes, appartenant Ă  la famille des AsclĂ©piadacĂ©es. Des Ă©tudes phytothĂ©rapiques ont confirmĂ© son action cicatrisante des plaies sur peau saine chez le rat et des propriĂ©tĂ©s cytostatiques in vitro sur divers sarcomes et adĂ©nocarcinomes. CONDURANGO est utilisĂ© en homĂ©opathie pour les douleurs du cancer de l’estomac ou de l’ulcĂšre gastrique, plus que sur le cancer lui-mĂȘme douleurs constrictives et intermittentes de l’ oesophage et de l’estomac avec sensation de brĂ»lure rĂ©trosternale. L’autre pĂŽle d’action concerne les fissures ulcĂ©rĂ©es des commissures labiales et de l’anus. M. GUERMONPREZ ajoute ce commentaire " La pathogĂ©nĂ©sie est bizarrement partagĂ©e entre une manifestation bĂ©nigne, la perlĂšche, et une maladie grave sur laquelle CONDURANGO est sans doute inefficace le cancer Ɠsophagien ou gastrique Ă©voluĂ©. Mais la perlĂšche ne traduit-elle pas la vulnĂ©rabilitĂ© gĂ©nĂ©rale, avec fissure et ulcĂ©ration, de toute la muqueuse digestive, dans certains cas ? ". A noter que la localisation aux extrĂ©mitĂ©s du tube digestif Ă©voque MURIATIC ACID., tandis que la prĂ©dilection pour les jonctions cutanĂ©o-muqueuses fait penser Ă  NITRI ACID. H. VOISIN prĂ©cise que la perlĂšche apparaĂźt surtout chez des patients faibles et cachectiques. Si l’on se rĂ©fĂšre Ă  un article de LĂ©on RENARD paru dans la revue " L’ HomĂ©opathie moderne " 1935 n°5, il semble que les auteurs du XIX°siĂšcle Ă©taient plus affirmatifs sur le rĂŽle thĂ©rapeutique de CONDURANGO en cancĂ©rologie sein, gorge, estomac, langue, lĂšvre... BURNETT publia de nombreuses observations sur son efficacitĂ© dans la perlĂšche et dans les fissures de la langue. Quelques mots sur STREPTOCOCCINUM La perlĂšche peut ĂȘtre d’origine streptococcique. Cette cause implique au moins deux consĂ©quences. D’abord, et comme il s’agit d’une infection particuliĂšrement tenace et rĂ©cidivante, il convient, en dehors des poussĂ©es aiguĂ«s, de donner des doses de STREPTOCOCCINUM 9 Ă  15 CH une fois par semaine. Ensuite, il est frĂ©quent que le streptocoque entraĂźne une sensibilisation, voire une allergie. Il est donc logique d’ajouter POUMON HISTAMINE 15 CH en prises espacĂ©es, en alternance avec STREPTOCOCCINUM 9 ou 15 CH. La seule notion d’infection streptococcique chronique justifie la prescription de STREPTOCOCCINUM. Mais il existe pour ce " biothĂ©rapique mineur " une pathogĂ©nĂ©sie clinique que l’on peut retrouver dans la revue l’ HomĂ©opathie Française 1959/n°4, article signĂ©. SEVAUX et A. EMAR " Contribution Ă  l’étude de l’action biologique des dilutions homĂ©opathiques STREPTOCOCCINUM 7 CH et 9 CH. On lira aussi avec intĂ©rĂȘt l’article de R. ZISSU publiĂ© dans la revue " L’ ActualitĂ© homĂ©opathique " MASSON - 1989 N°4, intitulĂ© " Streptococcinum et les remĂšdes de couverture dans la prĂ©vention des rhino-pharyngites rĂ©cidivantes ". De cette pathogĂ©nĂ©sie clinique, voici quelques signes La langue se dĂ©pouille d’avant en arriĂšre scarlatine. Langue blanche avec pointe rouge Rhus tox.. Foyer infectant dentaire, arthrite dentaire. Gencives douloureuses, Ă  la mastication. Impression de lĂšvres salĂ©es. IntolĂ©rance aux courants d’air mĂȘme celui provoquĂ© par une personne auprĂšs du patient. IntolĂ©rance Ă  la lumiĂšre, au bruit. CancĂ©rophobie, vertiges en se levant et en se couchant, Romberg +. DĂ©sespĂ©rĂ©, se croit incurable. Pleure sans raison, redoute la pitiĂ©. Hallucinations auditives entend crier au secours et visuelles voit la chambre se remplir de milliers de mouches - craint devenir fou. ObsĂ©quiositĂ© exagĂ©rĂ©e. Migraines rebelles avec vomissements bilieux. Cauchemars, rĂȘve de bagarres. Etc.... CONCLUSION Ces affections reprĂ©sentent mĂȘme aujourd’hui, en mĂ©decine classique comme en homĂ©opathie, un vĂ©ritable problĂšme thĂ©rapeutique du fait de leur rĂ©cidive et de leur rĂ©sistance Ă  tous traitements. Il est nĂ©cessaire d’en prĂ©venir le patient, qui en est d’ailleurs souvent informĂ© ou qui en a fait la constatation. Nous avons vu un cas familial de mycose gĂ©nĂ©ralisĂ©e aiguĂ«, rĂ©sistant aux antifongiques chimiques Ă  hautes doses, disparaĂźtre en quelques jours aprĂšs quelques prises de CANDIDA ALBICANS 15 CH. La nature de ces affections autorise un traitement Ă  diffĂ©rents niveaux et il est trĂšs souvent nĂ©cessaire d’associer pour un temps antifongique chimique et homĂ©opathie. Copyright © Christian Garcia 2006.
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Languequi pique : est-ce un signe de stress ? "On a les yeux et la langue qui piquent"le témoignage d'un riverain de l'usine ; Mycose de la langue???? - Mycoses - FORUM Sante; mycose bouche; Langue fissuree ? Wikipedia; Incendie d'un site Seveso à Rouen : les pompiers mis en danger ? Votre langue vous parle, et votre pouls en dit beaucoup ;) Langue qui pique : à cause
Le terme de glossite signifie inflammation de la langue ». La pathologie linguale est trĂšs variĂ©e, reflĂ©tant toute la pathologie gĂ©nĂ©rale, ou participant de la pathologie buccale dans le cadre des stomatites. Aucune classification rigoureuse ne permet d’aborder toutes les glossites. QUELQUES DEFINITIONS-la glossite dĂ©papillĂ©e il y a une rĂ©action inflammatoire de la langue, d’origine mĂ©dicamenteuse, infectieuse bactĂ©rienne, Ă  Candida albicans
, ou par dĂ©ficit en vitamine B12 en particulier. Les papilles linguales forment des petites saillies parsemant la surface de la langue. Lorsque la langue est dĂ©papillĂ©e, par plaques ou dans sa totalitĂ©, elle prend un aspect lisse et rouge, comme langue gĂ©ographique Ce sont des lĂ©sions de la langue comme une carte de gĂ©ographie, avec des plaques limitĂ©es par un bourrelet blanc.–la langue saburrale on trouve cet aspect lors d’épisodes fĂ©briles, ou infectieux des voies aĂ©ro-digestives supĂ©rieures, et au cours des affections digestives. Un enduit blanchĂątre plus ou moins Ă©pais recouvre la face dorsale de la langue. Cet enduit est essentiellement constituĂ© de squames, de dĂ©bris alimentaires et de flore langue fissurĂ©e l’origine est gĂ©nĂ©tique, elle peut ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e par des Ă©pisodes de langue gĂ©ographique. Des sillons se creusent sur la face dorsale de la langue, le sillon mĂ©dian est creusĂ©, les autres fissures sont sans systĂ©matisation, transversales, obliques, longitudinales
 Habituellement la langue fissurĂ©e est indolore, mais une sensation d’irritation est parfois dĂ©crite, favorisĂ©e par le Candida albicans.–l’ulcĂ©ration linguale elle est frĂ©quente et va des aphtes au lichen ou aux stomatites bulleuses. L’agent traumatisant est le plus souvent Ă©vident carie, crochet de prothĂšse, morsure, blessure avec un aliment
 et sa suppression permet la guĂ©rison en une dizaine de jours. Il faut vĂ©rifier que la guĂ©rison est complĂšte en cas d’ulcĂ©ration carcinomateuse faire alors une biopsie.-la mycose linguale en stade aigu, la mycose se traduit par une Ă©closion d’enduits ou de membranes blanchĂątres sur une muqueuse rouge. Le patient se plaint de brĂ»lures. La glossite losangique mĂ©diane » traduit une infection par Candida albicans situĂ©e en arriĂšre de la pointe, la lĂ©sion prĂ©sente une surface lisse, rosĂ©e ou rouge, plane ou pas. Il ne faut pas oublier de regarder le palais et penser Ă  un terrain prĂ©disposant Ă  la mycose tel que l’immunodĂ©pression SIDA, coticothĂ©rapie locale ou gĂ©nĂ©rale, antibiothĂ©rapie, ou au diabĂšte et Ă  la sĂ©cheresse buccale maladie de Gougerot-Sjögren.–le lichen plan le lichen plan fines stries blanchĂątres en forme de lichen, parfois aussi sur la gencive et l’intĂ©rieur de la joue peut ĂȘtre en rĂ©seau, Ă©rythĂ©mateux ou Ă©rosif. Deux aspects doivent retenir l’attention le lichen plan en plaques arrondies, blanc nacrĂ©, en taches de bougie ». La forme linguale atrophique est Ă©galement caractĂ©ristique car il y a disparition dĂ©finitive des papilles linguales. L’atrophie peut ĂȘtre limitĂ©e plus Ă©tendue, avec des Ă©rosions. Une surveillance est indispensable en raison du risque de transformation cause du lichen plan reste encore inconnue. La seule certitude serait qu’elle est liĂ©e au systĂšme immunitaire qui s’attaque aux cellules de la peau. Mais le lichen plan pourrait avoir une origine la prĂ©sence de 2 mĂ©taux face Ă  face, tel que l’or et l’acier, ou les plombages face Ă  une couronne en or peut dĂ©clencher un lichen affection est trĂšs douloureuse, et peut creuser la joue, formant d’abord une bulle puis un liste est loin d’ĂȘtre complĂšte, car les glossites sont trĂšs nombreuses. Il faut vraiment faire un examen attentif de l’ensemble de la cavitĂ© ORIGINES FREQUENTESEn dehors des irritations mĂ©caniques aisĂ©ment dĂ©tectables arĂȘte dentaire, prothĂšse, tic de morsure, l’inflammation de la langue peut avoir diverses les sĂ©quelles de traitements radio-thĂ©rapiques sont soulagĂ©es par les eaux thermales de St Christau dans les PyrĂ©nĂ©es Atlantiques ou CastĂ©ra-Verduzan dans le et mĂ©dicamenteuse sont incriminĂ©s les produits dentaires, les anti-inflammatoires cause des Ă©rosions et ulcĂ©rations bucco-linguales, noter qu’érosions et ulcĂ©rations peuvent survenir des semaines aprĂšs la prise d’un mĂ©dicament. La guĂ©rison de ce type de stomatites est longue et Les pĂ©nicillines, les barbituriques, l’aspirine sont en cause 
 ainsi que certains aliments, les uns comme les autres pouvant provoquer de l’urticaire, ou un ƓdĂšme non prurigineux allergie immĂ©diate. Parmi les aliments il ne faut pas oublier les crustacĂ©s, agrumes, fraises, ananas, tomates, artichauts, aubergines, Ă©pices, mĂ©dicaments peuvent provoquer des Ă©rosions, vĂ©sicules ou bulles qui vont rĂ©cidiver aux mĂȘmes endroits barbituriques, tĂ©tracyclines, etc..Des glossites de contact rĂ©action de type Ă©rythĂšme plus ƓdĂšme sont dues aux produits de beautĂ©, rouges Ă  lĂšvres, pommades pour les lĂšvres Ă  base de Baume du PĂ©rou, dentifrices, chewing-gums, matĂ©riaux de prothĂšses, adhĂ©sifs dentaires, anesthĂ©siques locaux, papier cigarette ou bois de pipe, additifs alimentaires. -alimentaire On aura soit de glossites d’aspect variable, accompagnĂ©es de glossodynie douleurs de la langue, dues Ă  des carences en Vitamines A, Bl, B2, B3, B5, B6, B8, B12, Fer, Zinc, etc
Ces troubles touchent souvent des catĂ©gories de personnes davantage exposĂ©es Ă  certaines carences personnes ĂągĂ©es, femmes enceintes ou sous contraception orale, sportifs, fumeurs et consommateurs d’ conseiller la levure de biĂšre, le germe de blĂ©, la propolis. Soit de glossites d’origine digestive intolĂ©rance Ă  certains aliments tels que le lait de vache, les fromages et notamment gruyĂšre. Cela peut aussi venir d’un excĂšs d’aciditĂ© gastrique remontant dans l’Ɠsophage et jusque dans la bouche reflux gastro-Ɠsophagien.Enfin alcool et tabac peuvent aussi ĂȘtre responsables de Aphtoses on peut traiter avec des oligo-Ă©lĂ©ments cuivre-or-argent, l’important Ă©tant de rééquilibrer son alimentation pour retrouver un bon Ă©quilibre staphylocoques et certaines maladies vĂ©nĂ©riennes peuvent aussi ĂȘtre responsables de glossite.–mycosique Ce sont souvent de candidoses apparaissant au cours de traitements antibiotiques langue brune ou noire et qui cĂšdent habituellement Ă  un traitement antifongique. AntibiothĂ©rapie, stress, tabac, Ăąge, mauvaise hygiĂšne buccale ou alimentaire carences en vitamines A et B, diabĂšte sont aussi incriminĂ©s. Je conseille aussi des bains de bouche au bicarbonate de ORIGINES PLUS RARES–un virus Le zona peut toucher la partie antĂ©rieure sur la moitiĂ© de la langue. L’herpĂšs est caractĂ©risĂ© par des ulcĂ©rations punctiformes douloureuses succĂ©dant Ă  un bouquet de vĂ©sicules maladies infantiles varicelle, scarlatine
 peuvent aussi s’accompagner d’une glossite.–un trouble de la kĂ©ratinisation, une maladie mĂ©tabolique ou de systĂšme Les lichens le lichen plan en mailles de filet » ou en feuille de fougĂšre ou les formes Ă©rosives trĂšs psoriasis lingual, Ă©voluant par poussĂ©es, se signale par une langue gĂ©ographique et maladies gĂ©nĂ©rales La glossite de Hunter signale une anĂ©mie pernicieuseLe syndrome de Gougerot Sjögren, maladie auto-immune entraĂźne parfois une atrophie trouble gĂ©nĂ©tique Il existe plusieurs glossites d’origine gĂ©nĂ©tique et qui demeurent mal connues glossite losangique mĂ©diane, langue gĂ©ographique, langue fissurĂ©e.TRAITEMENT EN AURICULOTHERAPIEJe traite les points de l’estomac, la rate, le cƓur et la bouche. Je fais aussi une sĂ©ance de rĂ©flexologie plantaire, en travaillant les zones vous souhaitez me rencontrer sur un sujet particulier, vous pouvez venir me voir Ă  mon cabinet de Soustons Landes ou Ă  Bayonne. 1MQ7.
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