Enfait, en Allemagne, on n’en parlait pas, mais les tests de dĂ©pistage Ă©taient dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ©s en masse. Ils sont comme ça les Allemands, ils ne communiquent pas mais ils agissent ! Et il semble que ça marche : on a beaucoup moins de morts que chez vous, parce qu’on teste beaucoup plus.
Par Louis ValleauPubliĂ© le 23/08/2022 Ă  20h20Mis Ă  jour le 24/08/2022 Ă  16h23 À l’occasion de la JournĂ©e internationale du souvenir de la traite nĂ©griĂšre et de son abolition, des reprĂ©sentants associatifs ont tenu ce mardi 23 aoĂ»t une cĂ©rĂ©monie place Nansouty Une cĂ©rĂ©monie pour se souvenir. Ce mardi 23 aoĂ»t vers 18 h 30, une quinzaine de personnes Ă©taient rĂ©unies place Nansouty, Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale du souvenir de la traite nĂ©griĂšre et de son abolition, instaurĂ©e en 1998 par l’Unesco. C’est important de commĂ©morer la traite nĂ©griĂšre et le combat qui a permis la fin de cette ignominie », avance Clarisse Gomis, reprĂ©sentante de l’association MĂ©moires et partages. Nous ne pouvons pas effacer la place de la ville de Bordeaux dans la traite nĂ©griĂšre. Il ne faut pas l’oublier », complĂšte Maxime GhesquiĂšre, Ă©lu du quartier Nansouty AprĂšs la diffusion d’un chant antillais, trois courtes prises de parole se sont enchaĂźnĂ©es. À celles de Clarisse Gomis et Maxime GhesquiĂšre s’est ajoutĂ©e l’intervention d’Ousmane Thiam, vice-prĂ©sident de l’association MĂ©moires et partages. Il a notamment rappelĂ© l’importance de cette commĂ©moration. Le choix du lieu n’a pas non plus Ă©tĂ© laissĂ© au hasard. Cette place est situĂ©e non loin de l’impasse Toussaint Louverture notamment proclamateur de l’indĂ©pendance d’HaĂŻti en 1801, NDLR », explique Clarisse Gomis. La cĂ©rĂ©monie s’est clĂŽturĂ©e par le dĂ©pĂŽt d’une gerbe, une minute de silence et la Marseillaise.
VidĂ©oTikTok de La petite Ă©caille (@lapetiteecaille) : « Deux petites naissances hier soir chez nos geckos Ă  crĂȘte, ne sont ils pas mignons ? 😍 #fyp #pourtoi #gecko #geckos #geckosoftiktok #geckotiktok #crested #crestedgecko #crestedgeckosoftiktok #crestedgeckobaby #crestedgeckobreeder #crestedgeckocare #egg #reptile #lizard #lizardsoftiktok #lizards
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DerniĂšre modification de l’article le 15 mai 2018 par Admin Comment remotiver, comment redonner le goĂ»t d’apprendre Ă  des jeunes en Ă©chec scolaire ? Ce n’est pas une tĂąche facile, que ce soit pour les enseignants ou les parents. Mais il y a des solutions. Sauf que celles-ci ne s’improvisent pas. Dans cet interview nous verrons quelles sont les Ă©tapes Ă  respecter et comment un enseignant peut agir concrĂštement face Ă  ce public d’élĂšves en difficultĂ©, au comportement souvent difficile. Interview de Louis MUSSO, par Jean-François MICHEL auteur du livre Sortir de l’échec scolaire » aux Éditions Grancher Comment dĂ©bloquer un Ă©lĂšve ou des Ă©lĂšves qui ont des problĂšmes de scolaritĂ© ou en Ă©chec scolaire ? Quand on est en face d’élĂšves qui sont en Ă©chec scolaire depuis des annĂ©es, qui sont aigris, qui sont en rĂ©volte contre le systĂšme scolaire, qui sont aussi en rĂ©volte contre les enseignants, il y a 2 attitudes possibles 1. soit on dit qu’on leur tape dessus et on les fait rentrer dans l’ordre. Entre nous, cette mĂ©thode ne fonctionne pas. 2. soit il faut changer son approche, trouver une mĂ©thode plus efficace et quitter les schĂ©mas classiques. Comment faire concrĂštement ? Face Ă  des enfants ou des Ă©lĂšves qui sont en Ă©chec scolaire ou en dĂ©crochage scolaire, la premiĂšre Ă©tape chercher Ă  rentrer en communication avec eux, c’est-Ă -dire de dĂ©velopper avec eux des relations personnalisĂ©es. ConcrĂštement comment cette relation personnalisĂ©e, cette communication s’établit ? On leur montre qu’on les reconnaĂźt en tant qu’ĂȘtre humain, en tant qu’ĂȘtre vivant avec une sensibilitĂ©. On leur montre qu’ils sont importants pour nous, que le professeur, que l’éducateur a de l’empathie pour eux. C’est ainsi que nous rentrons vraiment en communication avec eux. Ce n’est pas un peu difficile quand on a des Ă©lĂšves qui ont des comportements de bavardage, parfois ou souvent d’irrespect ? Oui, car d’abord les enseignants voire mĂȘme des formateurs dans les CFA Centre de formation d’apprentis n’ont jamais vraiment Ă©tĂ© habituĂ©s Ă  ce genre de rapport humain ou cette forme de communication. Mais aux professeurs, il ne faut pas leur jeter la pierre, car on ne leur a pas appris Ă  vraiment communiquer avec ce type d’élĂšves les professeurs rentrent dans la classe et ils dĂ©marrent immĂ©diatement le cours. Et puis c’est terminĂ©. Ils s’étonnent ensuite que ça ne marche pas avec ces Ă©lĂšves en Ă©chec scolaire. Mais en fait, c’est un petit peu normal. Et en face, il y a ces Ă©lĂšves en dĂ©crochage qui n’écoute pas le professeur, car ils sont en rĂ©volte contre les profs et contre beaucoup de choses. Ils s’en fichent de ce qu’ont peut leur dire. Ces Ă©lĂšves sont dĂ©sorientĂ©s et ne savent pas se servir de leur cerveau sans aucune connotation pĂ©jorative. Ils ne savent tout simplement pas comment leur cerveau fonctionne. Donc ils croient qu’ils sont nuls. C’est un raisonnement un peu facile de leur part, complĂštement faux certes, mais qui pour eux Ă  une logique.. Et Ă  partir de lĂ , ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent faire des efforts, pourquoi ils doivent respecter le professeur puisqu’ils sont convaincus qu’ils sont nuls. Il y a une forme d’incomprĂ©hension entre le professeur et ces Ă©lĂšves. La deuxiĂšme Ă©tape il va falloir calmer et rassurer ces Ă©lĂšves. Il faut leur apprendre Ă  mieux gĂ©rer leurs Ă©motions. C’est pour cela que la sophrologie et mĂȘme la mĂ©ditation sont des outils trĂšs bien pour calmer les Ă©lĂšves. C’est ce que j’appelle la phase de dĂ©blocage scolaire. Exemple de la mise en place de l’apprentissage du yoga et de la pleine conscience dans une Ă©cole publique Ă  Salzbourg Autriche. Il y a 2 objectifs premiĂšrement que les Ă©lĂšves puissent se libĂ©rer de leur stress, de leur frustration. Donc de se calmer, de rĂ©duire leurs rĂ©actions Ă©motionnelles. DeuxiĂšmement d’apprendre aux Ă©lĂšves Ă  mieux se connaĂźtre. La troisiĂšme Ă©tape il va falloir motiver motiver ces Ă©lĂšves en Ă©chec scolaire, car ils n’ont plus envie de travailler. Il va falloir aider ces Ă©lĂšves Ă  prendre conscience de leur potentiel. Le problĂšme est que ces Ă©lĂšves, qu’ils soient en Ă©chec scolaire ou pas d’ailleurs, n’ont jamais appris Ă  se connaĂźtre et Ă  rechercher en eux les choses, notamment sur leur mode de fonctionnement, sur leur talent et sur leur façon d’apprendre. Ils ne connaissent pas les bonnes mĂ©thodes de travail pour eux. On ne leur a jamais appris Ă  se connaĂźtre et Ă  travailler sur la stratĂ©gie de travail efficace pour qu’ils apprennent efficacement. Mais cela, ils ne le savent pas. Ils sont habituĂ©s Ă  ce qui vient de l’extĂ©rieur la tĂ©lĂ©, Internet, les tĂ©lĂ©phones portables, Facebook, snapchat. Les jeunes ont pris l’habitude de considĂ©rer uniquement ce qui se passe Ă  l’extĂ©rieur. Ce n’est pas pour autant les excuser. Mais c’est une rĂ©alitĂ© qu’il faut regarder en face, mĂȘme si elle ne plaĂźt pas. Ils sont pris dans une forme de conditionnement sociĂ©tal. C’est pour cela qu’il est si difficile de faire l’exercice de connaissance de soi avec eux. C’est aussi une habitude qu’ils ont acquise. J’imagine que lorsque vous leurs posez des questions sur la connaissance de soi, ils ne doivent pas trop comprendre. Tout Ă  fait! Quand je leurs demande quels sont vos talents ? », qu’est-ce qui vous passionne ? » comment vous apprenez ? », ils me regardent de façon ahurie. Bien entendu encore une fois, il ne s’agit pas d’excuser les jeunes mais simplement de comprendre le processus afin que le professeur n’ait pas une dĂ©marche Ă©motionnelle ou en tout cas que les niveaux des Ă©motions soient rĂ©duits. Cela peut paraĂźtre simple, voire mĂȘme simpliste. Mais dĂ©jĂ  cette prise de conscience chez l’enseignant va lui permettre d’ĂȘtre dans un Ă©tat d’esprit de meilleure Ă©coute. Donc lĂ , on est un petit peu dans la dĂ©marche de Socrate qui disait Ă  ses disciples de se connaĂźtre eux-mĂȘmes ou de se connaĂźtre soi-mĂȘme. Apprendre Ă  penser par soi-mĂȘme. Il faut renvoyer l’élĂšve Ă  lui-mĂȘme et lui dire qu’il peut y arriver s’il se met au travail s’il arrive Ă  avoir la bonne approche et d’arrĂȘter de croire qu’il est peut-ĂȘtre un imbĂ©cile. Et quand il y a cette prise de conscience et bien tout change l’élĂšve prend confiance en lui de nouveau. Il ne compte pas ou il ne compte plus sur l’aide systĂ©matique des autres. Il ne faut pas en faire des Ă©lĂšves assistĂ©s. Le problĂšme est qu’il y a trop de passivitĂ© chez les jeunes et plus particuliĂšrement chez ces jeunes en difficultĂ© scolaire ou en Ă©chec scolaire. Mais il y a autre chose aussi mĂȘme si c’est un peu tabou c’est l’attitude des enseignants. Car ce qui compte c’est le regard de l’enseignant. Pouvez-vous expliquer pourquoi le regard de l’enseignant est en jeu ici, et comment l’influence du regard de l’enseignant s’opĂšre sur les Ă©lĂšves ? Le regard de l’enseignant est trĂšs important en effet. Si l’enseignant a un regard nĂ©gatif sur les lĂšvres ou plus gĂ©nĂ©ralement sur sa classe et bien c’est cuit ! Si le regard de l’enseignant est toujours du style tu n’y arriveras pas, tu es incapable, tu ne sais rien, tu ne travailles pas » il n’y a aucune Ă©volution possible chez les Ă©lĂšves. Pourquoi ? Parce que le professeur est dĂ©jĂ  le miroir, le professeur se fait le miroir de ses Ă©lĂšves. Ce que je dĂ©cris lĂ  c’est typiquement l’effet pygmalion mis Ă  jour par le scientifique qui s’appelle Rosenthal. Pour rĂ©sumer Rosenthal a dĂ©montrĂ© que les Ă©lĂšves avaient des rĂ©sultats peu probants ou des rĂ©sultats beaucoup moins satisfaisants si l’enseignant avait un a priori nĂ©gatif sur la classe. Les performances scolaires Ă©taient infĂ©rieures. C’est un typiquement les prophĂ©ties autorĂ©alisatrices. Voir l’interview de Sylvain DelouvĂ©e Ă  ce sujet Le comportement est je suis nul oĂč on me considĂšre comme nul donc j’agis comme quelqu’un qui est nul ». La bonne nouvelle maintenant, c’est que le mĂȘme processus fonctionne aussi lorsque le professeur a un a priori positif ou particuliĂšrement positif. Souvent parce qu’auparavant on lui a dit que les Ă©lĂšves travaillaient bien, que les Ă©lĂšves Ă©taient motivĂ©s, qu’il avait de bons rĂ©sultats. Le professeur avait donc un a priori positif, et cela se sentait sur le niveau scolaire et donc sur les notes. Vous voyez, il est trĂšs important de la part du porfesseur de faire attention Ă  son Ă©tat d’esprit. Alors bien entendu lorsque vous avez des Ă©lĂšves qui ont des lacunes, qui ont une faible motivation, il est difficile de se dire qu’ils sont motivĂ©s et qu’ils peuvent avoir de bons rĂ©sultats scolaires. Je ne dis pas qu’il faut faire un dĂ©ni de rĂ©alitĂ©, mais tout simplement partir du principe qu’il y a du positif. Alors ça peut faire sourire ce que je dis. Mais tout dĂ©pend l’état d’esprit. Car au final il n’y a rien de vrai. Est-ce que cet effet pygmalion est connu dans le monde Ă©ducatif, notamment Ă  l’étranger ? J’ai connu une enseignante qui a pratiquĂ© en Australie et lorsque je lui ai parlĂ© de l’effet pygmalion, elle m’a dit qu’en Australie, durant sa formation d’enseignant, le premier cours qu’elle a eu c’est justement sur cet effet pygmalion et de l’importance d’en tenir compte. Cela pour que l’on prenne conscience que l’attitude des enfants, l’attitude des Ă©lĂšves, notamment quand ils sont en Ă©chec scolaire, dĂ©pend beaucoup de notre regard sur eux. Si j’ai un regard positif en tant que professeur, alors je peux avancer. Si j’ai un regard nĂ©gatif alors les choses vont ĂȘtre trĂšs difficiles, et je dirais mĂȘme que c’est complĂštement fini. Une fois que les trois premiĂšres Ă©tapes ont Ă©tĂ© suivies que faut-il faire ? Ensuite quand il y a cette prise de conscience, quand ces trois premiĂšres Ă©tapes sont respectĂ©es, la quatriĂšme est d’appliquer des outils pĂ©dagogiques efficaces. Alors ces outils pĂ©dagogiques efficaces qu’est-ce que c’est ? Ce sont tous les outils qui permettent d’apprendre Ă  apprendre, des outils qui aident Ă  savoir comment apprendre. Par exemple, la base est de savoir si un Ă©lĂšve et d’un profil visuel d’un profil auditif ou d’un profil du type kinesthĂ©sique. J’ai dĂ©jĂ  commencĂ© un cours ainsi. C’est dĂ©jĂ  un grand pas pour l’élĂšve. Il peut commencer par un outil ou des outils qui lui permettent de se connaĂźtre. On revient ce dont on a parlĂ© sur la connaissance de soi. L’utilisation de ces outils est fondamentale. Car sans cela, on reste dans la proclamation, dans la bonne intention. Et puis, un Ă©lĂšve n’a pas la maturitĂ© pour s’approprier ou simplement pour prendre conscience qu’il faut travailler sur lui. Donc l’élĂšve a besoin d’outils Ă  sa disposition qui l’aide Ă  se connaĂźtre, qui l’aide Ă  prendre connaissance de soi. C’est capital. Lorsque je reçois des Ă©lĂšves, tous ignorent comment fonctionne leur cerveau, et tous ignorent comment eux-mĂȘmes ils fonctionnent. Cela fait toute la diffĂ©rence. Lorsque je dis Ă  un Ă©lĂšve et bien tu as besoin par exemple de voir plus de texte, d’écouter ou peut-ĂȘtre mĂȘme d’avoir des supports plutĂŽt visuels, auditif » ou mĂȘme que tu as besoin de ressentir les choses de connaĂźtre le pourquoi des choses. Donc, si on ne t’explique pas de la bonne façon pour toi selon ton fonctionnement, selon ta façon d’apprendre, il sera bien difficile pour toi de comprendre ». LĂ  vous avez un changement quasi immĂ©diat de comportement chez les jeunes. Ils se sentent compris, vous vous intĂ©ressez Ă  eux. Bref, j’en reviens Ă  ce que je disais pour la premiĂšre Ă©tape. Il y a une forme de dĂ©culpabilisation. Et j’encourage les professeurs que je forme Ă  commencer Ă  utiliser des outils efficaces. Est-ce qu’il y a aussi une façon de communiquer avec ces Ă©lĂšves, qui peut ĂȘtre aussi appliquĂ©e chez tous les Ă©lĂšves plus gĂ©nĂ©ralement ? La forme de communication est aussi Ă  prendre en compte en effet. ConcrĂštement, il est important de parler avec eux en utilisant des mĂ©taphores. Par exemple pour les sensibiliser sur la notion de visuel, auditif, kinesthĂ©sique je prends l’exemple de l’ordinateur. Je leur dis quand tu Ă©cris une lettre sur ton ordinateur, pour la garder soit tu la sauvegardes, soit tu l’imprimes. Et bien dans la lecture c’est exactement pareil lorsque tu lis un livre, lorsque tu lis un texte, si tu lis sans comprendre et bien c’est un peu comme si tu Ă©crivais une lettre et puis aprĂšs tu Ă©teins l’ordinateur. De ta lettre il ne restera rien. Donc tu as travaillĂ© pour rien ! Si tu sais comment tu fonctionnes, si tu sais comment tu mĂ©morises et bien cette lettre restera dans la mĂ©moire de ton ordinateur ». Comprendre cela est aussi utile pour nous les adultes. Cela peut faire sourire, mais je vous garantis que pour des Ă©lĂšves en difficultĂ© voire moi-mĂȘme en grande difficultĂ©, qui sont souvent pĂ©nibles en classe, c’est une grande dĂ©couverte que de connaĂźtre cette chose-lĂ . Et rien qu’avec cette petite dĂ©marche lĂ , les enfants, les Ă©lĂšves vont avoir une motivation qui va repartir. Ils prennent conscience qu’ils ont un outil Ă  disposition qui leur permet d’apprendre plus vite. Ils prennent conscience aussi qu’ils ont des dispositions, qu’ils ont des capacitĂ©s en utilisant ces outils. Alors bien entendu, il y a aussi des enfants qui sont excitĂ©s et donc il faut les calmer. La sophrologie par exemple est un bon moyen. MĂȘme la mĂ©diation peut-ĂȘtre un outil tout Ă  fait utile. Il y a aussi la kinĂ©siologie. Donc tout cela s’articule autour de l’attitude du professeur, de techniques de relaxation et de concentration pour faire baisser le stress ou l’agitation avec l’utilisation d’outils pĂ©dagogiques. Donc pour susciter l’attention des Ă©lĂšves difficiles, la tout premiĂšre chose est de les calmer. Sans quoi, la dĂ©couverte de soi, la communication sont moins efficaces, ou en tout cas, prises moins aux sĂ©rieux par les Ă©lĂšves ? En effet le point de dĂ©part est de dĂ©stresser les Ă©lĂšves lorsqu’un Ă©lĂšve est excitĂ©. Pourquoi ? Un Ă©lĂšve stressĂ© ne peut pas rĂ©flĂ©chir correctement, car le fonctionnement de son cerveau ne le permet pas. C’est-Ă -dire que son stress amĂšne son cerveau Ă  bloquer les lobes frontaux responsable de la rĂ©flexion et Ă  faire travailler la zone reptilienne qui prendre le relais tout simplement. Cela empĂȘche le cortex de travailler. Donc ce processus bloque le raisonnement et limite fortement les facultĂ©s cognitives. Comprenez qu’à la base, lorsque ces Ă©lĂšves en difficultĂ© ou en Ă©chec scolaire sont turbulents, dĂ©crochent, n’écoutent plus en classe, c’est que leur cerveau fonctionne au niveau reptilien, parce qu’ils sont sous stress. Et c’est un mĂ©canisme purement inconscient et automatique. Donc le but c’est, par des exercices de relaxation, de faire en sorte que leur cortex, leurs lobes frontaux reprennent le relais. Une fois fait, ils ne sont plus dans la rĂ©action, ils ne sont plus dans la rĂ©action pavlovienne. Ils pourront alors rĂ©flĂ©chir et prendre conscience de certaines choses. Vous savez que des scientifiques ont fait des expĂ©riences au niveau de la mĂ©diation par exemple. Ils ont demandĂ© de rĂ©unir des moines tibĂ©tains et de se mettre en mĂ©ditation. Ils ont pu observer la rĂ©action de leur cerveau et des diffĂ©rentes rĂ©gions activĂ©es en les passant dans d’appareil qu’on appelle l’IRM. Ils ont pu constater, par l’observation des rĂ©actions du cerveau dans l’IRM, que la mĂ©ditation, mais aussi la sophrologie stimulent le lobe frontale gauche du cerveau. Pourquoi est-ce intĂ©ressant ? Car, le lobe frontal gauche est le centre du dynamisme, du positif et de l’action. Donc la mĂ©ditation comme la sophrologie ne peuvent qu’ĂȘtre positifs. Bien entendu, il y a d’autres actions bĂ©nĂ©fiques dans le cerveau. Ces 2 pratiques, par des exercices simples, permettent aux enfants de se calmer et de se sentir mieux, de se sentir eux-mĂȘmes. Cela est aujourd’hui, bien dĂ©montrĂ© par les dĂ©marches scientifiques. Louis MUSSO refuse la rĂ©signation face Ă  l’échec scolaire des Ă©lĂšves. Son approche qui est tout Ă  fait innovante. Et les rĂ©sultats parlent pour sa mĂ©thode . Par exemple en 2009, plus de 90% de ses Ă©lĂšves difficiles et en situation d’ Ă©chec scolaire ont rĂ©ussi le BEP. Puis en 2010 85% d’entre-eux ont rĂ©ussi le BAC nettement au dessus de la moyenne nationale qui Ă©tait de 74% cette annĂ©e lĂ . Louis MUSSO a Ă©tĂ© professeur d’EPS Ă  l’universitĂ© Paul Sabatier Ă  l’UFR sport. Aujourd’hui Ă  la retraite, il est aussi Sophrologue CaycĂ©dien Master SpĂ©cialiste. Il est persuadĂ© que la plupart des enfants ont une intelligence normale. Il pense que la plupart de leurs Ă©checs scolaires sont la consĂ©quence d’une mauvaise gestion de leurs Ă©motions. Pour voir le livreCliquez ci RĂ©sumĂ©s audio de l’interview Quelles sont les mĂ©thodes, les outils pour aider les Ă©lĂšves en Ă©chec scolaire ? Par quoi un enseignant doit-il commencer ? . Remotiver, redonner le goĂ»t d’apprendre Ă  des jeunes en Ă©chec scolaire, ne s’improvise pas. Il y a des Ă©tapes Ă  respecter, dont l’une trĂšs importante la restauration de la communication. .
Laquestion de l’ouverture des archives est rĂ©guliĂšrement le sujet de dĂ©bats internes Ă  la profession. Les dĂ©lais de communicabilitĂ© ne sont pas nĂ©s d’eux-mĂȘmes, mais sont le rĂ©sultat d’une rĂ©flexion professionnelle qui n’a pas attendu leur inscription dans la loi du 3 janvier 1979. À l’occasion de la prĂ©paration du dĂ©cret du 19 novembre 1970, la direction des Archives
1La thĂ©ologie naturelle suppose qu’on puisse justifier par la seule raison la croyance en l’existence de Dieu et certaines affirmations concernant sa nature et ses attributs. DĂšs lors, pour qu’une croyance religieuse soit justifiĂ©e rationnellement, il faut et il suffit 2- qu’elle rĂ©sulte d’un argument, c’est-Ă -dire d’une sĂ©rie de propositions comprenant une ou des prĂ©misses et une conclusion, 3- que les prĂ©misses ne comprennent que des Ă©noncĂ©s Ă©vidents par eux-mĂȘmes par exemple, que Dieu est quelque chose tel que rien ne plus grand ne peut ĂȘtre pensĂ©, ou des observations sur lesquelles un large accord peut se faire, des affirmations que nous sommes prĂȘts Ă  accorder indĂ©pendamment de toute croyance religieuse par exemple, que tout mouvement suppose une cause ou qu’il y a plus de rĂ©alitĂ© dans la cause que dans l’effet. 4ParticuliĂšrement, en ce dernier cas, les prĂ©misses ne comprennent pas de proposition tirĂ©e de la Bible, d’un commentaire de la Bible ou issue d’une autoritĂ© religieuse. Dans le cas contraire, la thĂ©ologie n’est plus naturelle mais rĂ©vĂ©lĂ©e. Non pas que cette derniĂšre accuserait un dĂ©ficit de rationalitĂ© par rapport Ă  la thĂ©ologie naturelle. Raisonner correctement Ă  partir de ce qu’on tient pour vrai est une attitude parfaitement rationnelle qui se rencontre constamment dans l’activitĂ© scientifique. Un chercheur scientifique tient pour vrai une thĂ©orie, dans son domaine ou dans d’autres, sans avoir lui-mĂȘme le moyen de la contrĂŽler, donc sur la base de tĂ©moignages. À partir de lĂ , son activitĂ© scientifique se dĂ©veloppe. Personne ne voit en cela un dĂ©faut de rationalitĂ©, alors pourquoi cela serait-il plus inquiĂ©tant en thĂ©ologie ? 1 C. Michon, ’Les prĂ©ambules de la foi’ , Revue de ThĂ©ologie et de Philosophie, 134 2002/II-III, ... 5La thĂ©ologie naturelle et la thĂ©ologie rĂ©vĂ©lĂ©e ne sont nullement exclusives l’une de l’autre. Cependant, la thĂ©ologie naturelle permet de parvenir Ă  certaines vĂ©ritĂ©s religieuses, mais pas Ă  toutes. Par exemple, il n’est pas possible Ă  la thĂ©ologie naturelle de conclure Ă  des vĂ©ritĂ©s pourtant indispensables au salut ou d’expliquer les mystĂšres, comme celui de la TrinitĂ© ou de l’Incarnation. DĂšs lors, les vĂ©ritĂ©s auxquelles le thĂ©ologien naturel parvient seraient des prĂ©ambules de la foi », pour reprendre une expression aussi cĂ©lĂšbre que peu frĂ©quente chez saint Thomas1 ». 2 Elles ne peuvent pas ĂȘtre fausses ; on ne peut pas en douter ; on ne peut pas les corriger. 6La thĂ©ologie naturelle est-elle nĂ©cessairement fondationnaliste ? C’est-Ă -dire, une fois distinguĂ©es deux sortes de croyances, les unes infalsifiables, indubitables et incorrigibles2, et d’autres qui n’ont pas ces caractĂ©ristiques, celles-ci doivent-elles ĂȘtre fondĂ©es sur celles-lĂ  ? Je vais tenter de montrer qu’une rĂ©ponse positive Ă  cette question ferait souffrir la thĂ©ologie naturelle de certains dĂ©fauts Ă©pistĂ©mologiques. Critique du fondationnalisme 7Quels sont les principaux dĂ©fauts du fondationnalisme ? 8A Il a le tort d’identifier avec le principe mĂȘme de la rationalitĂ© la possibilitĂ© de reconduire toutes nos croyances Ă  certaines considĂ©rĂ©es comme infalsifiables, indubitables et incorrigibles. Or, il y a des myriades de croyances qui n’ont pas ces caractĂ©ristiques et ne sont pas fondĂ©es sur des croyances qui les possĂšdent, sans pour autant qu’il soit en rien irrationnel de les entretenir. Par exemple, je crois avoir bu du cafĂ© ce matin. Cette croyance est irrĂ©sistible, au sens oĂč je ne vois aucune raison d’y renoncer. J’ai parfaitement confiance en ma mĂ©moire, Ă  cet Ă©gard. Pourtant, cette croyance n’est pas infalsifiable, indubitable et incorrigible, et elle ne repose pas sur une ou des croyances qui le sont. Fatigue, prĂ©occupations inquiĂ©tantes, distraction, il se pourrait que je me trompe et que, contrairement Ă  ce que je crois, ce matin, j’aie bu du thĂ©. Je ne crois pas me tromper, mais je ne dis pas que c’est impossible. 9B Cependant, si cette croyance d’avoir bu du cafĂ© ce matin s’avĂ©rait douteuse, qu’on parvienne Ă  me convaincre que je doive y renoncer, ne devrais-je pas remettre en question tout l’ensemble de mes croyances ? Ne pourraient-elles pas ĂȘtre tout aussi douteuses, puisque j’avais placĂ© Ă  tort ma confiance dans ce souvenir rĂ©cent d’avoir bu du cafĂ© ce matin ? À mon sens, non. Car, pour qu’on puisse me convaincre de renoncer Ă  cette croyance d’avoir bu ce matin du cafĂ©, et que je puisse moi-mĂȘme m’en convaincre, encore dois-je avoir toute confiance dans d’autres croyances. Par exemple, dans les croyances qu’il existe d’autres personnes que moi, qu’elles peuvent me parler, m’expliquer quelque chose, que je peux les comprendre, mais aussi qu’il existe une diffĂ©rence entre le thĂ© et le cafĂ©, etc. Ainsi, la faillibilitĂ©, mĂȘme concernant une croyance dont je n’ai gĂ©nĂ©ralement aucune raison de douter, est solidaire d’une confiance dans d’autres croyances dont je ne peux pas douter au moment mĂȘme oĂč je m’aperçois qu’il y a un doute au sujet de la premiĂšre ou que, Ă  mon grand Ă©tonnement peut-ĂȘtre, elle est fausse. 10C La thĂšse fondationnaliste affirme que fonder une croyance est une activitĂ© mĂ©tacognitive consistant en son Ă©valuation Ă©pistĂ©mologique, c’est-Ă -dire dans la rĂ©ponse Ă  la question de savoir si elle est justifiĂ©e. La recherche de croyances fondationnelles sur lesquelles toutes les autres reposent peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme interne. C’est un moment rĂ©flexif, un examen de conscience Ă©pistĂ©mique. Soit ma croyance C, ai-je le droit de l’entretenir, c’est-Ă -dire respecte-t-elle les rĂšgles Ă©pistĂ©miques E1, E2, .. .En ? Cependant, pour que cette dĂ©marche ait un sens, cela suppose que les facultĂ©s cognitives, grĂące auxquelles nous opĂ©rons le contrĂŽle ou l’examen, soient diffĂ©rentes de celles qui sont Ă  l’Ɠuvre dans l’acquisition des croyances examinĂ©es. Mais comment est-ce possible ? Nous n’avons pas un esprit de rechange - un esprit philosophique contrĂŽlant l’esprit ordinaire qui, naĂŻvement », croit. Comment pourrions-nous jamais sortir du cercle Ă©pistĂ©mique dans lequel tout contrĂŽle de la valeur Ă©pistĂ©mique de nos croyances suppose les mĂȘmes facultĂ©s cognitives grĂące auxquelles nous entretenons ces croyances ? Si ces facultĂ©s cognitives sont fiables, le contrĂŽle est inutile. Si ces facultĂ©s cognitives ne sont pas fiables, le contrĂŽle est tout aussi inutile. Il entraĂźne une nouvelle rĂ©gression. Le programme de tout reprendre dĂšs les fondements, celui qu’on s’accorde Ă  considĂ©rer comme cartĂ©sien, ne serait-il pas absurde ? 11D On peut encore faire un autre reproche au fondationnalisme. Nous n’avons pas d’abord une thĂ©orie Ă©pistĂ©mologique comprenant des critĂšres Ă©pistĂ©mologiques sur la base desquels nous acceptons certaines croyances. Nous avons des croyances, dont nous tenons certaines comme des paradigmes de rationalitĂ©, sans pour autant avoir Ă  les considĂ©rer comme infalsifiables. C’est pourquoi le projet de fonder la connaissance en utilisant des critĂšres Ă©pistĂ©mologiques paraĂźt mettre les choses Ă  l’envers. Supposons que nos critĂšres Ă©pistĂ©mologiques soient comprĂ©hensifs, alors nous serons conduits Ă  tenir pour lĂ©gitimes des croyances que d’autres rejetteront. Si nous disons qu’une croyance est lĂ©gitime tant qu’il n’y a pas de raison absolue d’y renoncer, certaines croyances lĂ©gitimes peuvent n’ĂȘtre pas partagĂ©es par tous. Si au contraire les critĂšres sont rigides, nous risquons d’ĂȘtre obligĂ©s de renoncer Ă  la plupart des croyances que, spontanĂ©ment, nous considĂ©rons comme lĂ©gitimes, voire d’ĂȘtre acculĂ©s au scepticisme. C’est ainsi, vraisemblablement, si nous disons, comme Descartes, que seules les croyances dont il serait impossible de douter sont lĂ©gitimes. L’idĂ©al serait Ă©videmment que les critĂšres Ă©pistĂ©mologiques conduisent Ă  rĂ©puter comme rationnelles nos croyances qui le sont vĂ©ritablement et Ă  rejeter les autres. Mais comment les mĂȘmes critĂšres peuvent-ils Ă  la fois ĂȘtre Ă©tablis Ă  partir de la rationalitĂ© de nos croyances et fonder cette rationalitĂ© ? Ne vaut-il pas mieux alors ĂȘtre particularisme ? Cela revient Ă  partir de croyances qui sont des paradigmes de rationalitĂ©, plutĂŽt que de critĂšres constituant des normes de contrĂŽle Ă©pistĂ©mique. Une conception non fondationnaliste de la thĂ©ologie naturelle 12Si la thĂ©ologie naturelle est comprise comme un effort pour fonder sur certaines prĂ©misses la proposition que Dieu existe, elle prĂ©sente les dĂ©fauts de tout fondationnalisme Ă©pistĂ©mologique que nous venons d’évoquer. Mais une interprĂ©tation non fondationnaliste de la thĂ©ologie naturelle me semble possible. Elle conviendrait aux Cinq Voies de saint Thomas, souvent prĂ©sentĂ©es pourtant comme le modĂšle mĂȘme d’un argumentaire thĂ©ologique fondationnaliste. Saint Thomas aurait proposĂ© de fonder notre croyance en l’existence de Dieu sur des croyances certaines en suivant une dĂ©marche dĂ©monstrative. Or, Ă  mon sens, saint Thomas ne raisonne pas en fondationnaliste, mais de la façon suivante, selon ces affirmations 131 Certaines choses bougent.2 Certaines choses semblent ĂȘtre la cause de certaines autres.3 Certaines choses existent un moment et cessent d’exister.4 Certaines choses sont plus ou moins bonnes, plus ou moins vraies, plus ou moins nobles.5 Certaines choses semblent avoir Ă©tĂ© faites Ă  dessein. 3 Je montrerai que les Cinq Voies sont des Ă©checs principalement parce qu’il est plus difficile qu’ ... 14La plupart des gens croient 1, 2, 3, 4, 5 et ils ne semblent avoir aucune raison de renoncer Ă  ces croyances. Elles sont ordinaires, triviales si l’on veut. Or, Ă  partir de ces croyances, en raisonnant, il est lĂ©gitime d’entretenir aussi la croyance en l’existence de Dieu. Je comprends ainsi la dĂ©marche de l’Aquinate il est lĂ©gitime de croire en l’existence de Dieu Ă  partir de certaines croyances parfaitement ordinaires, celles que nous entretenons spontanĂ©ment. Mais cela ne veut pas dire qu’elles fondent la croyance en l’existence de Dieu. Elles n’ont rien d’infalsifiables, d’indubitables et d’incorrigibles. Par exemple, il est notoire que ZĂ©non d’ÉlĂ©e a contestĂ© 1. Pour certains3, 1, 2 et 3 sont par trop tributaires d’une conception mĂ©diĂ©vale de la physique, hĂ©ritĂ©e d’Aristote et devenue obsolĂšte dans la physique moderne. Supposons qu’on conteste 1, 2, 3, 4, et/ou 5, d’autres croyances ordinaires feront l’affaire, car nous n’en sommes jamais dĂ©pourvus... Ce qui importe est de raisonner Ă  partir de ces croyances irrĂ©sistibles qui ne sont pourtant pas infalsifiables, indubitables et incorrigibles. La dĂ©marche reprĂ©sente un effort de rationalitĂ© dans le domaine mĂ©taphysique et thĂ©ologique, mais il ne s’agit pas de fondationnalisme. 15Cette interprĂ©tation des Cinq Voies de saint Thomas repose sur la conception Ă©pistĂ©mologique suivante. 161 La valeur Ă©pistĂ©mique d’une croyance ne prĂ©suppose nullement un contrĂŽle Ă©pistĂ©mique prĂ©alable grĂące auquel nous serions autorisĂ©s Ă  l’entretenir. 4 J’ai essayĂ© de montrer dans Qu’est-ce que croire ? Paris, J. Vrin, 2003 et dans Le rĂ©alisme esthĂ© ... 172 Nos croyances ne sont pas volontaires. Il n’est pas possible de dĂ©cider de croire que p Ă  partir d’un contrĂŽle prĂ©alable de la valeur Ă©pistĂ©mique d’une croyance. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait absolument rien de volontaire dans nos croyances. Mais on parle alors de certains efforts que nous pouvons faire afin d’acquĂ©rir une attitude accroissant la probabilitĂ© d’avoir des croyances correctes4. 183 Certaines de nos croyances sont telles qu’il est impossible pour nous, adultes normaux, de les rejeter, sauf Ă  faire semblant. Nous n’en sommes nullement responsables. DĂšs lors, nous n’avons aucune permission Ă  avoir pour les entretenir, ni aucune obligation d’examen Ă  leur Ă©gard. Que ces croyances soient irrĂ©sistibles ne signifie pas qu’elles sont infaillibles. Mais cette faillibilitĂ© n’est pas une raison pour les suspendre ou exiger qu’elles fassent l’objet d’un contrĂŽle prĂ©alable. Si je n’ai pas mes lunettes et que je crois pourtant reconnaĂźtre Ă  cinquante mĂštres de lĂ  mon ami Arnaud, croire que c’est bien lui serait l’indice d’un dysfonctionnement Ă©pistĂ©mique. Mais si Arnaud est lĂ  devant moi, que je porte mes lunettes, suspendre ma croyance qu’il est lĂ  parce que, aprĂšs tout, ce ne pourrait ĂȘtre qu’une illusion de mes sens, ou un robot qui imite Arnaud, etc., n’est-ce pas aussi une sorte de dysfonctionnement..., philosophique cette fois ? 194 Il s’ensuit que c’est une erreur de catĂ©gorie de dire que nos croyances les plus courantes - croire qu’il y a des choses indĂ©pendantes de nous, dont des personnes, croire que la plupart de nos souvenirs sont corrects, croire que ce que les gens nous disent est gĂ©nĂ©ralement vrai - puissent ĂȘtre justifiĂ©es. Car ces croyances ne sont ni problĂ©matiques avant d’ĂȘtre fondĂ©es, ni justifiables. Toute tentative de justification les prĂ©supposerait nous ne saurions sortir d’un tel cercle Ă©pistĂ©mique. À ces croyances, la catĂ©gorie de justification ne s’applique pas. Le fondationnalisme fait donc une erreur de catĂ©gorie Ă©pistĂ©mique en prĂ©tendant justifier des croyances irrĂ©sistibles. Et si elles ne sont pas justifiables, elles ne peuvent pas non plus ĂȘtre injustifiĂ©es. 5 Voir A. Plantinga, Warrant and Proper Function, Oxford, Oxford University Press, 1993. 205 À la notion de justification Ă©pistĂ©mique, on prĂ©fĂ©rera celle de garantie Ă©pistĂ©mique. Ce qui garantit des croyances, sans prĂ©tendre les justifier, est le bon fonctionnement de nos facultĂ©s cognitives, dans des circonstances normales, quand ce fonctionnement est dirigĂ© vers la dĂ©couverte de la vĂ©ritĂ©5. L’épistĂ©mologie n’est pas chargĂ©e de valider ces croyances. Nos croyances ne sauraient donc pas ĂȘtre justifiĂ©es ou validĂ©es par une dĂ©marche Ă©pistĂ©mologique fondationnaliste. Elles sont en revanche garanties par le mode d’acquisition que nous en avons et la qualitĂ© Ă©pistĂ©mique personnelle de celui qui croit ses vertus Ă©pistĂ©miques. 6 Voir p. Engel, Philosophie et psychologie, Paris, Gallimard, 1996, chap. V Naturaliser l’épistĂ©m ... 21Si la thĂ©ologie naturelle Ă©tait une tentative pour fonder des croyances religieuses, elle serait vouĂ©e Ă  l’échec pour les raisons que je viens de donner. En revanche, elle peut valablement prendre la forme d’une Ă©thique des croyances religieuses », laquelle s’interroge sur notre droit d’entretenir certaines croyances. Les termes connaissance » et rationalitĂ© » sont normatifs. Ce qui signifie que la connaissance ne rĂ©sulte pas seulement d’une relation causale avec la rĂ©alitĂ© connue, de l’effet qu’elle fait sur nous en tant qu’ĂȘtres sensibles et intelligents. L’épistĂ©mologie n’est pas naturalisable », au sens oĂč elle n’est pas explicable exclusivement en termes de psychologie de la connaissance6. Certaines normes interviennent dans la dĂ©termination du statut Ă©pistĂ©mique de nos croyances. C’est pourquoi on parle d’éthique des croyances, pour souligner le lien constitutif de l’épistĂ©mologie avec la question du droit d’entretenir des croyances. Une Ă©thique des croyances religieuses portera dĂšs lors sur le droit d’en avoir. 22Pour certains, ce qu’il est lĂ©gitime de croire est seulement ce que nous devons croire. GĂ©nĂ©ralement, ceux qui soutiennent cette conception ajoutent que ce que nous devons croire est seulement ce qui est Ă©pistĂ©mologiquement fondĂ©. Leur Ă©thique des croyances est dĂ©ontologique. Ils sont aussi volontaristes ; ils croient pouvoir dĂ©cider de croire ou de renoncer Ă  croire. Pour d’autres, dont je suis, il est lĂ©gitime de croire tout ce qu’il n’est pas lĂ©gitimement interdit de croire. Nous n’avons pas besoin d’autorisation particuliĂšre dans chaque cas de croyance ou pour des types de croyances. Pour rĂ©puter irrationnelle une croyance, il convient de montrer qu’il existe de bonnes raisons de ne pas l’entretenir. Mais si Ă  une croyance ne s’opposent pas ces raisons dĂ©cisives, sa rationalitĂ© n’est pas contestable. Nous n’avons pas Ă  vouloir croire, et heureusement, car nous ne le pouvons pas. L’épistĂ©mologie de la religion d’Alvin Plantinga 23On pourrait ĂȘtre tentĂ© de tenir la croyance en l’existence de Dieu pour l’une de ces croyances irrĂ©sistibles, dont la rationalitĂ© n’a nullement Ă  ĂȘtre justifiĂ©e, parce qu’elles sont, par elles-mĂȘmes les normes mĂȘme de la rationalitĂ©. À leur sujet, Plantinga parle de croyances de base ». 7 A. Plantinga, Warranted Christian Belief, Oxford, Oxford University Press, 2000, p. 176. 8 À tort ou Ă  raison, Plantinga emprunte cette expression Ă  Calvin. La thĂšse de Plantinga est connue ... 9 Plantinga, Warranted Christian Belief, p. 179. 24Quelles sont les croyances de base ? Ce sont, par exemple, les croyances perceptives. Ma croyance de voir l’écran de mon ordinateur n’en suppose pas une autre sur laquelle elle se fonde. De mĂȘme, ma croyance d’avoir bu du cafĂ© ce matin lors du petit dĂ©jeuner. Pour Plantinga, c’est la mĂȘme chose pour le sens du divin. Il ne s’agit pas d’une infĂ©rence rapide et approximative faite depuis le constat de la grandeur des montagnes, de la beautĂ© des fleurs ou du soleil sur la cime des arbres, jusqu’à la croyance en l’existence de Dieu ; une croyance en Dieu naĂźt spontanĂ©ment quand, dans ces constats, l’opĂ©ration du sensus divinitatis est aussi Ă  l’Ɠuvre7 », dit-il. La croyance en l’existence de Dieu n’a donc nullement Ă  ĂȘtre fondĂ©e ou justifiĂ©e. Elle est garantie par la façon dont elle est acquise, les modalitĂ©s de sa genĂšse. Quelles sont-elles ? Exactement comme celles des autres croyances de base, perceptives ou mĂ©morielles par exemple, lesquelles sont finalement des paradigmes de rationalitĂ©. Nous avons des facultĂ©s sensibles et cognitives fiables ; les croyances issues de leur exercice sont fiables de ce seul fait ; elles constituent les bases sur lesquelles notre rationalitĂ© opĂšre. De la mĂȘme façon, nous avons un sensus divinitatis8. C’est une facultĂ© un pouvoir ou un mĂ©canisme de genĂšse de croyances produisant, pour peu que les conditions appropriĂ©es soient satisfaites, des croyances qui ne sont aucunement fondĂ©es sur des Ă©vidences ou sur d’autres croyances9 », dit Plantinga. 10 Voir Ibid., p. 184. 25Il convient alors de se demander pourquoi la croyance en l’existence de Dieu n’est pas aussi rĂ©pandue que celle en l’existence des choses qui nous entourent - une croyance de base elle aussi. Selon Plantinga, cela est dĂ» fondamentalement Ă  l’effet noĂ©tique du pĂ©chĂ©, dĂ©crit et analysĂ© dans le chap. 7 de Warranted Christian Belief. De mĂȘme qu’une de nos facultĂ©s sensibles et cognitives peut mal fonctionner, que nous pouvons ĂȘtre atteints par une maladie cognitive aveuglement, incapacitĂ© totale Ă  pondĂ©rer des arguments, folie, etc., il existe une maladie propre du sensus divinitatis - et le pĂ©chĂ© a cet effet de troubler le sens du divin10. 26Une objection semble immĂ©diatement s’imposer Ă  l’encontre de l’épistĂ©mologie des croyances religieuses proposĂ©e par Alvin Plantinga. N’arrive-t-il pas souvent que nous soyons conduits Ă  suspendre notre croyance parce que, Ă  l’évidence, les raisons de croire sont insuffisantes ? Le fonctionnement cognitif correct d’une personne ne suppose-t-il pas cette capacitĂ© de refuser certaines croyances, par manque d’évidence, mĂȘme si elles nous tentent ? Que l’existence de Dieu s’impose psychologiquement Ă  quelqu’un, qu’il y croie comme il croit Ă  l’existence des choses devant lui, comme il croit avoir bu du cafĂ© le matin au petit dĂ©jeuner, est-ce une raison d’accepter cette croyance ? Doit-on Ă©lever ce caractĂšre irrĂ©flĂ©chi de nos croyances ordinaires en paradigme de rationalitĂ© ? Comment un philosophe peut-il ainsi encourager cette forme d’anti-intellectualisme et d’acceptation du fait accompli doxastique ? Ne doit-il pas plutĂŽt insister sur le caractĂšre Ă©pistĂ©mologiquement insuffisant de nos croyances irrĂ©flĂ©chies, exiger des arguments en bonne et due forme les justifiant ? 27Plantinga ne dit Ă©videmment pas que nous ne sommes jamais conduits Ă  constater l’insuffisance de nos raisons de croire, ni qu’un constat de cet ordre n’est pas souvent une attitude des plus rationnelles. Voici un exemple de mon cru pour expliquer ce que, Ă  mon sens, Plantinga veut dire. L’un de mes fils me demande quelle est la hauteur du plus haut sommet sur la Terre. Je lui rĂ©ponds Je crois que c’est dans les huit mille mĂštres, Ă  peu prĂšs ». Il en conclut que je ne crois qu’à moitiĂ© en ce que je lui ai rĂ©pondu. En revanche, mon fils n’ajoute pas Alors, si tu n’en es pas certain, tu ne peux l’ĂȘtre non plus d’ĂȘtre assis devant ton ordinateur, ni mĂȘme d’avoir un corps ». S’il faisait cette remarque, je lui rĂ©pondrais que suspendre ma croyance au sujet de mon corps parce que je ne peux ĂȘtre certain d’en avoir un ne serait en rien un indice de rationalitĂ©, mais plutĂŽt un signe de dysfonctionnement cognitif. C’est ce qui est diffĂ©rent dans le cas du plus haut sommet de la terre. Je n’ai aucune bonne raison de ne pas croire me trouver devant mon ordinateur. Les prĂ©tendues raisons philosophiques, de type sceptique par exemple, ne sont pas des raisons du tout. Je vois bien qu’au sujet du plus haut sommet de la terre, je peux me tromper. 11 C. Tiercelin, Le doute en question, Tel Aviv et Paris, L’Éclat, 2005, p. 126. 28Pour Plantinga, s’agissant des discussions au sujet de la croyance en l’existence de Dieu, nous ne sommes pas dans le premier type de situation, celui oĂč croire quelque chose ne signifie pas n’en ĂȘtre pas sĂ»r, avoir des doutes ou que douter est l’attitude la plus raisonnable. Nous sommes dans le second, celui oĂč le doute est une coquetterie philosophique qui ne peut ĂȘtre prise au sĂ©rieux. Les contextes diffĂšrent. L’une des ruses sceptiques est de faire croire que douter, connaĂźtre, signifier, sont des entreprises qu’il est possible d’envisager et d’évaluer en dehors de tout contexte11 ». On pourra encore faire l’objection que nous ne savons peut-ĂȘtre jamais si nous sommes dans une situation du premier ou du deuxiĂšme type. Cependant, ĂȘtre Ă  mĂȘme de dĂ©terminer dans quel type de situation nous nous trouvons, c’est justement cela qui relĂšve de notre fiabilitĂ© cognitive, voire de notre rationalitĂ©. Mais Ă  cet Ă©gard, nous n’avons pas de critĂšres prĂ©formĂ©s, pas de rĂšgles toutes faites que nous puissions appliquer infailliblement. La rationalitĂ© humaine s’illustre dans cette capacitĂ© Ă  faire la diffĂ©rence dans les cas particuliers, par une sorte de sens Ă©pistĂ©mique, en quelque sorte. Certes, ce n’est pas sans risque d’erreur. Mais il me semble qu’il y aurait une certaine mauvaise foi Ă  ne pas nous reconnaĂźtre aussi Ă  cet Ă©gard une certaine rĂ©ussite. 29Il existe une autre objection, fort courante, Ă  la thĂšse de Plantinga l’argument de la Grande Citrouille » The Great Pumpkin Objection. Si la croyance en Dieu est une croyance de base, qui n’a pas Ă  ĂȘtre justifiĂ©e, n’importe quelle croyance ne peut-elle pas ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme ayant le mĂȘme statut Ă©pistĂ©mique ? Par exemple, la croyance que la Grande Citrouille revient chaque annĂ©e, pour Halloween, ou la croyance, plus courante sous nos cieux, que le PĂšre NoĂ«l met des cadeaux dans nos chaussures dans la nuit du 24 au 25 dĂ©cembre... Ou bien n’importe quelles croyances rĂ©sultant de la lecture d’un horoscope, des croyances au sujet des extra-terrestres, des propriĂ©tĂ©s curatives du jus de goyave ou aphrodisiaques de la racine de gingembre. La croyance en l’existence de Dieu vaut-elle mieux, se demandent certains ? 30En rĂ©alitĂ©, c’est cette objection qui ne vaut pas grand-chose. Elle repose sur l’idĂ©e que pour qu’une croyance soit lĂ©gitime, en tant que croyance de base, elle doit satisfaire un certain critĂšre. S’il n’y a pas de critĂšre, nous dit-on, n’importe quelle croyance est alors lĂ©gitime, mĂȘme la plus aberrante. C’est ce qui conduit certains Ă  dire que les croyances chrĂ©tiennes sont du mĂȘme ordre que celles des scientologues, des RaĂ«liens et des adeptes du Culte de Marylin Monroe... Tous dans le mĂȘme sac, tous superstitieux. Je pense cependant qu’il s’agit lĂ  d’un sophisme. 31Prenons un exemple. Dans les annĂ©es 1930, les positivistes logiques » pensaient que toutes les propositions doivent satisfaire un critĂšre de vĂ©rifiabilitĂ©, selon lequel une proposition ni analytiquement vraie logiquement vraie, si l’on veut ni empiriquement vraie par constat empirique, et pas rĂ©ductible non plus Ă  une proposition empiriquement vraie, est dĂ©pourvue de signification. Les deux principaux dĂ©fauts de ce critĂšre de signification comme vĂ©rification sont patents. PremiĂšrement, bien des thĂ©ories scientifiques ne le satisfont pas. DeuxiĂšmement, ce critĂšre n’est ni analytiquement ni empiriquement vrai ; il est contradictoire. Supposons que nous rejetions le critĂšre de vĂ©rification. Pour autant, cela n’implique pas que n’importe quel Ă©noncĂ©, ou prĂ©tendu tel, soit du coup dotĂ© de signification. Ainsi, un Ă©noncĂ© comme Les crouchottes vibulent blattement » n’en a pas pour autant. L’absence de critĂšre de vĂ©rification n’implique nullement que n’importe quel Ă©noncĂ©, aussi invĂ©rifiable soit-il, possĂšde une signification. C’est la mĂȘme chose pour la croyance dans la Grande Citrouille, la croyance dans le PĂšre NoĂ«l ou celles des scientologues, des RaĂ«liens ou des adeptes du Culte de Marylin. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas de critĂšres Ă  appliquer pour distinguer les croyances de base lĂ©gitimes et celles qui ne le sont pas, que toutes se valent. Soit la croyance au PĂšre NoĂ«l. Il me suffit la nuit de NoĂ«l de rester Ă  cĂŽtĂ© de mes chaussures pour dĂ©couvrir la vĂ©ritĂ©. Si quelqu’un pense que sa voisine est une extra-terrestre, un enquĂȘte sur son lieu de naissance, ses ascendants, etc., la dĂ©trompe si elle est de bonne foi et normale. En revanche, comment l’athĂ©e compte-t-il dĂ©tromper ceux qui croient que le Christ est ressuscitĂ© le troisiĂšme jour et qu’il est montĂ© au ciel ? On peut certes essayer de montrer que la rĂ©surrection est une supercherie, mais encore faut-il y parvenir ou prouver que croire en la rĂ©surrection, qu’elle soit ou non une supercherie, est Ă©pistĂ©mologiquement illĂ©gitime. À la diffĂ©rence d’une opinion aujourd’hui assez rĂ©pandue, me semble-t-il, croire dans son horoscope et croire dans la rĂ©surrection du Christ, empiriquement et Ă©pistĂ©mologiquement ce n’est pas du tout la mĂȘme chose. La confiance en soi 12 C’est le problĂšme que pose aussi ce qu’on peut appeler l’ Ă©videntialisme », la thĂšse selon laquell ... 13 Voir P. van Inwagen, Is it Wrong, Everywhere, Always, and for Anyone, to Believe Anything upon In ... 32Avant d’expliquer pourquoi, malgrĂ© sa valeur, je n’adopte pas la thĂšse de Plantinga, je veux indiquer ce qui, dans sa dĂ©marche, me paraĂźt particuliĂšrement bienvenu. La plupart des croyants - au sens de ceux qui ont des croyances religieuses - sont incapables de rĂ©pondre aux objections qui leur sont opposĂ©es. Et tous les croyants, mĂȘme les plus sophistiquĂ©s », sont incapables de se justifier avec des arguments imparables. Mais oĂč est le scandale ? Pourquoi les croyants devraient-ils ĂȘtre Ă  mĂȘme de se justifier ou de proposer des arguments que n’importe qui, mĂȘme le plus retors des athĂ©es, devrait trouver respectables ? C’est le fondationnalisme qui reprĂ©sente une demande indue et mĂȘme absurde. La ruse d’une certaine critique de la religion est de faire accepter une Ă©pistĂ©mologie fondationnaliste, puis de constater que les croyances religieuses ne peuvent pas ĂȘtre ainsi fondĂ©es12. Mais quelles autres croyances satisfont cette Ă©pistĂ©mologie, qui notoirement conduit au scepticisme Ă©pistĂ©mologique ? De plus, on tend alors Ă  exiger pour les croyances religieuses un type de contrĂŽle Ă©pistĂ©mique, fondationnaliste, qu’on ne requiert pas pour d’autres croyances, politiques par exemple13. J’y reviendrai. 14 Voir R. Pouivet, Croyance religieuse, crĂ©dulitĂ© et vertu », Revue de ThĂ©ologie et de Philosophie, ... 15 Voir H. Kornblith Ă©d, Epistemology Internalism and Externalism, Oxford, Blackwell, 2001. 16 Voir A. Baier, Trust and Antitrust », Ethics, 96 1986/2. Voir aussi A. McLeod, Trust », The S ... 33Si nous avons le malheur d’avouer que notre croyance est vraisemblablement liĂ©e Ă  l’éducation reçue dans notre famille ou Ă  l’école, c’est encore pire ! Nous sommes alors convaincus d’avoir Ă©tĂ© incapables d’une rĂ©vision nĂ©cessaire de nos croyances en vue de leur donner des bases solides et objectives14. Or, les croyances ainsi acquises ne sont pas en attente de validation fondationnelle. Du moins, ce n’est pas le cas si on adopte une perspective externaliste en Ă©pistĂ©mologie. Pour l’externaliste, nous n’avons pas complĂštement accĂšs Ă  nos raisons de croire, certaines sont externes ; l’internaliste prĂ©tend en revanche que la justification de nos croyances repose sur cet accĂšs et le contrĂŽle des raisons. Mais qu’il faille prĂ©fĂ©rer une Ă©pistĂ©mologie internaliste Ă  une Ă©pistĂ©mologie externaliste reste Ă  dĂ©montrer15. Une croyance acquise par l’éducation est lĂ©gitime sans ĂȘtre justifiĂ©e ou mĂȘme pouvoir l’ĂȘtre au sens que la notion de justification peut avoir pour un fondationnaliste. La confiance constitue une raison de croire lĂ©gitime pour peu qu’on renonce Ă  un modĂšle Ă©pistĂ©mologique fondationnaliste et internaliste16. 17 A. Plantinga, Reason and Belief in God », dans A. Plantinga & N. Wolterstorff, Faith and Rational ... En lisant la Bible, je peux avoir le sentiment profond que Dieu me parle. En faisant quelque chose de moche, de mal ou de cruel, je peux me sentir coupable aux yeux de Dieu et former la croyance qu’il dĂ©sapprouve ce que j’ai fait. En me confessant et en me repentant, je peux me sentir pardonnĂ©, et je forme la croyance que Dieu me pardonne pour ce que j’ai fait. Une personne en grave danger peut se tourner vers Dieu, demandant sa protection et son aide ; bien sĂ»r, elle a alors la croyance que Dieu peut l’entendre et au besoin l’aider. Quand la vie est douce et agrĂ©able, un sentiment spontanĂ© de gratitude peut envahir l’ñme ; celui qui a ce sentiment peut remercier et louer Dieu pour sa bontĂ©, ce qui s’accompagne de la croyance que Dieu doit ĂȘtre remerciĂ© et louĂ©17. 18 Voir L. Lehrer, Self-Trust, Oxford, Oxford University Press, 1997; C. McLeod, Self-Trust and Reprod ... 19 Tiercelin, Le doute en question, p. 85. 34Ces remarques sont d’une rĂ©elle importance pour l’épistĂ©mologie des croyances religieuses. MĂȘme si Plantinga n’utilise pas la notion de self-trust », de confiance en soi », ne pourrait-elle pas ici ĂȘtre introduite Ă  bon escient ?18 Il me faut avoir confiance dans mes croyances, aussi passives soient-elles, du moins celles auxquelles, pour l’heure, il n’y rien Ă  redire. Je dois me fier Ă  mes capacitĂ©s cognitives. Si je ne le faisais pas, pour autant que ce soit mĂȘme possible, c’est alors que ma conduite pourrait ĂȘtre qualifiĂ©e d’irrationnelle. Claudine Tiercelin emploie l’expression de jugements instinctifs de rationalitĂ©19 ». Si elle ne l’appliquerait vraisemblablement pas aux croyances religieuses, Ă  mon sens cette expression n’est pas dĂ©placĂ©e dans ce contexte. Une personne totalement dĂ©pourvue de confiance intellectuelle en soi deviendrait une feuille morte, tirĂ©e Ă  hue et Ă  dia par le premier vent de scepticisme venu. Douter de nos croyances suppose une raison de douter. Faire semblant de douter, ce n’est pas vraiment douter, et surtout ce n’est pas une raison de le faire. La confiance en nos propres croyances n’est nullement un dĂ©faut de rationalitĂ©, mais l’une de ses formes les plus sĂ»res. La rationalitĂ© de l’incroyance 20 Voir R. Pouivet, ÉpistĂ©mologie thomiste et Ă©pistĂ©mologie rĂ©formĂ©e », dans S. Bourgeois-Gironde, B ... 21 L. Wittgenstein, De la certitude, tr. fr. D. Moyal-Sharrock, Paris, Gallimard, 2006, § 89. 35Si j’ai le plus grand respect pour la thĂšse de Plantinga, je ne crois pourtant pas que les croyances religieuses soient Ă  proprement parler des croyances de base20. Du moins, s’il s’agit de dire que l’idĂ©e mĂȘme d’en discuter la validitĂ© Ă©pistĂ©mique est dĂ©pourvue de pertinence, voire de sens. Car nous pouvons perdre nos croyances religieuses sans perdre tous nos repĂšres de rationalitĂ©. Or, il n’est pas possible de perdre des croyances comme celle dans l’existence des choses perçues ou dans l’existence d’autres esprits que le mien. Quelle diffĂ©rence y a-t-il entre la croyance en l’existence de Dieu et ma croyance en l’existence de la terre avant ma naissance ? C’est que, s’il s’avĂ©rait que la deuxiĂšme est inexacte, toute ma vie Ă©pistĂ©mique s’écroulerait. Et encore le mot est faible, car je ne vois mĂȘme pas exactement ce que cela voudrait dire de mettre sĂ©rieusement en question cette croyance. Comme le dit Wittgenstein, certaines propositions sont hors de doute - au sens oĂč nous pouvons bien simuler que nous les mettons en doute, mais en rĂ©alitĂ© c’est impossible On aimerait dire ’Tout parle pour et rien contre la terre a existĂ© longtemps avant ma naissance...’. Et pourtant, me serait-il possible de croire le contraire ? Mais la question est comment une telle croyance se manifesterait-elle en pratique ?21 » 36La croyance en l’existence de Dieu n’est pas hors de doute, au sens oĂč, si elle s’avĂ©rait fausse, notre vie intellectuelle pourrait repartir sur de meilleures bases, simplement dĂ©barrassĂ©e de croyances fausses. C’est la mĂȘme chose pour la croyance que la terre est au centre de l’univers... En revanche, si l’on me dit Non, tu as tort, avant ta naissance rien n’existait », que reste-t-il de crĂ©dible ? Toute ma vie intellectuelle s’effondre, tant cette croyance en est, en quelque sorte, constitutive. Ma confiance intellectuelle en moi, indispensable, est perdue. Et comment pourrais-je jamais la reconstituer ? S’agissant de religion, la perte de la foi est une expĂ©rience existentiellement bouleversante, qu’elle soit ressentie comme Ă©prouvante ou, au contraire, libĂ©ratrice. Mais ce n’est en rien la perte de tous les repĂšres de rationalitĂ© dans les choses de la vie ordinaire. C’est un Ă©vĂ©nement existentiel, pas une catastrophe Ă©pistĂ©mique. À l’inverse, celui auquel la grĂące de la foi est accordĂ©e verra le monde d’une façon nouvelle. Il donnera aux choses un sens qu’elles n’avaient pas avant. Mais pour autant, cela ne signifie pas que, brusquement, il acquiĂšre une rationalitĂ© qui lui faisait dĂ©faut. 22 Thomas d’Aquin, Somme ThĂ©ologique, Ia, q. 2, a. 3, obj. 2. 37Saint Thomas a remarquĂ© la diffĂ©rence entre les croyances constitutives de notre rationalitĂ© et les croyances religieuses. On peut difficilement s’imaginer perdre les premiĂšres, mais cela a un sens de perdre ou d’acquĂ©rir les secondes. C’est ainsi que j’interprĂšte l’une des objections Ă  la croyance en l’existence de Dieu Il semble bien que tous les phĂ©nomĂšnes observĂ©s dans le monde puissent s’accomplir par d’autres principes, si l’on suppose que Dieu n’existe pas ; car ce qui est naturel a pour principe la nature, et ce qui est libre a pour principe la raison humaine ou la volontĂ©. Il n’y a donc nulle nĂ©cessitĂ© de supposer que Dieu existe22 ». Autrement dit, certains peuvent rationnellement tenir la croyance en l’existence de Dieu pour superflue. Saint Thomas cherche Ă  contrer l’objection, bien sĂ»r, mais il ne dit pas que l’argument du caractĂšre superflu de la croyance en l’existence de Dieu n’est pas tenable. Il ne suggĂšre pas que tous nos repĂšres de rationalitĂ© s’écrouleraient si ce caractĂšre superflu de la croyance en Dieu Ă©tait avĂ©rĂ©. 38Il existe une diffĂ©rence entre certaines croyances, identifiables avec les principes mĂȘmes de notre rationalitĂ©, et des croyances qui ne jouent pas ce rĂŽle constitutif de la rationalitĂ©. Les croyances religieuses, aussi grande que puisse ĂȘtre leur importance existentielle, appartiennent Ă  la deuxiĂšme catĂ©gorie. DĂšs lors, le projet de lĂ©gitimer la rationalitĂ© des secondes reste philosophiquement pertinent, Ă  la diffĂ©rence du mĂȘme projet au sujet des premiĂšres. C’est en quoi la thĂ©ologie naturelle peut consister. Mais cela n’implique pas que cette lĂ©gitimation implique une structure fondationnelle. Ce qui revient Ă  une dĂ©fense de la rationalitĂ© des croyances religieuses face aux critiques Ă©pistĂ©mologiques, en particulier le reproche d’irrationalitĂ©. L’argument de l’ami intelligent et incroyant 39Il existe un argument, fort troublant, qu’on pourrait opposer Ă  la notion mĂȘme d’une Ă©thique des croyances religieuses aboutissant Ă  affirmer notre droit de les entretenir, sans prĂ©tendre les fonder. C’est l’argument de l’ami intelligent et incroyant. Jacques est incroyant. Il comprend ce que dit le Credo. Il a Ă©tudiĂ© chaque argument a posteriori donnĂ© en faveur de l’existence. SpĂ©cialiste de logique modale, il est capable de suivre les reconstructions les plus sophistiquĂ©es de l’argument ontologique. Grand lecteur de Kant, il admet la force de l’argument moral en faveur de l’existence de Dieu. Rien n’y fait cependant. Il ne croit pas en l’existence de Dieu. Il reste agnostique. Jacques est l’ami de Pierre, un croyant. Il en est l’ami intelligent et incroyant. Pierre ne soupçonne chez Jacques aucune mauvaise foi, aucune malveillance, aucune bĂȘtise. Mais Jacques ne croit pas ce Ă  quoi Pierre croit. 23 C’est en trĂšs gros l’attitude de Karl Barth, et un hĂ©ritage d’une certaine interprĂ©tation de Kierke ... 24 Plantinga, Warranted Christian Belief, p. 213 s. 40Pour une thĂ©ologie naturelle fondationnelle positive, Jacques est impossible. Si Jacques est intelligent, s’il comprend les arguments, alors il ne peut pas ne pas reconnaĂźtre l’existence de Dieu. À l’inverse, tout un pan de la thĂ©ologie contemporaine, qui rejette la thĂ©ologie naturelle, accepte la possibilitĂ© de l’ami intelligent et incroyant, mais considĂšre que Pierre ne devrait pas croire Ă  la rationalitĂ© des croyances religieuses. Pour ces thĂ©ologiens, Jacques a raison aucun argument en faveur des croyances religieuses n’est concluant. La croyance est une affaire existentielle et non rationnelle23. Plantinga, pour sa part, suppose qu’un obscurcissement peccamineux de l’esprit de Jacques a troublĂ© son sensus divinitatis, car tels sont les effets noĂ©tiques du pĂ©chĂ©24 ». 41Il existe Ă  mon sens une autre rĂ©ponse Ă  l’argument de l’ami intelligent et incroyant. On ne dira pas que Jacques raisonne mal, ni qu’il raisonne bien et que la foi est irrationnelle ; on ne parlera pas non plus des effets noĂ©tiques du pĂ©chĂ© sur son esprit. Je suivrai en revanche Peter van Inwagen 25 P. van Inwagen, Is God an Unnecessary Hypothesis? », dans A. Dole & A. Chignell, God and the Ethi ... Pourquoi est-ce que je crois en Dieu ? Certainement pas parce que je peux Ă©noncer des raisons en faveur de cette croyance, des raisons qui forceraient n’importe qui les comprenant Ă  partager ma croyance. Elles n’existent pas. Je peux Ă©tablir des raisons de croire en Dieu - cela m’arrive souvent - mais elles ne sont pas coercitives quelqu’un qui les comprend, mais auquel elles ne font rien, n’en est pas irrationnel pour autant25. 26 Voir P. van Inwagen, The Problem of Evil, Oxford, Oxford University Press, 2006, chap. III. 42Les raisons qu’on peut donner en faveur des croyances religieuses ne sont pas coercitives parce qu’elles rĂ©sultent d’arguments philosophiques. Ceux-ci ne sont jamais coercitifs26. Quelqu’un peut les comprendre sans ĂȘtre conduit Ă  adopter leurs conclusions. 27 P. Engel, La logique peut-elle mouvoir l’esprit ? », Dialogue, XXXVII 1998, p. 39. 43Cette situation est-elle si surprenante ? Supposons deux prĂ©misses A et B et une conclusion C. A et B, prises ensembles, peuvent impliquer logiquement C. Mais qu’est-ce qui me fait croire C ? Ce n’est pas que A et B implique C, car il est toujours possible de croire A, de croire B et cependant de ne pas croire C. Non pas qu’il faille mettre en question les rĂšgles logiques ou dire que la logique est trop abstraite, qu’elle n’épouse pas le mouvement du concept, que sa froide rigiditĂ© l’éloigne de l’existence, qu’elle n’est pas pensante. En revanche, comme le dit Pascal Engel Ă  propos de la rĂšgle logique du modus ponens si p alors q, et p, donc q, toute rĂšgle qu’elle est, elle ne peut me forcer en elle-mĂȘme Ă  accepter, ou Ă  reconnaĂźtre, que la conclusion q s’ensuit des prĂ©misses p et si p alors q27 ». InfĂ©rer une conclusion est un acte psychologique, non pas un mĂ©canisme logique. La logique ne dit rien des raisons que nous pouvons avoir de croire en la vĂ©ritĂ© des prĂ©misses ou en la vĂ©ritĂ© de la conclusion comme s’ensuivant des prĂ©misses. Qu’est-ce qui meut mon esprit ? Pas des rĂšgles logiques, mais cette confiance qui, bien loin d’ĂȘtre un sentiment Ă  proscrire de la vie intellectuelle, est Ă  mon sens constitutive de la rationalitĂ©. Il ne faut donc pas identifier infĂ©rence logique et vie Ă©pistĂ©mique. Cela ne diminue en rien l’importance et la valeur Ă©pistĂ©mologique des infĂ©rences logiques. Simplement, elles jouent un rĂŽle dans l’examen des relations qu’entretiennent des propositions, mais n’expliquent pas ce qui fait que nos croyances sont nĂŽtres. 28 Cohen, An Essay on Belief and Acceptance, Oxford, Oxford University Press, 1992. 44Croire quelque chose est un fait brut. Les croyances ne sont pas des acceptations, qui supposent une rĂ©flexivitĂ© et une forme de dĂ©cision28. La rationalitĂ© des croyances ne tient pas Ă  leur succĂšs dans un test de justification Ă©pistĂ©mologique. Sinon la quasi-totalitĂ© de nos croyances seraient irrationnelles. Je crois qu’il existe des choses matĂ©rielles indĂ©pendantes de moi. Cela ne rĂ©sulte pas d’une infĂ©rence, mĂȘme si je suis capable de donner des arguments en faveur de l’existence de choses matĂ©rielles indĂ©pendantes de moi. Berkeley a proposĂ© des arguments contre cette thĂšse. Je les comprends. Je les trouve brillants. Berkeley est Ă  mon sens un philosophe trĂšs recommandable, particuliĂšrement aux Ă©tudiants. Certains de ses arguments peuvent ĂȘtre rĂ©futĂ©s ; pour d’autres, les prĂ©misses Ă  accepter sont par trop discutables. Mais supposons qu’on me convainque un jour que mon rejet de l’immatĂ©rialisme berkeleyien ne tient finalement pas. Cela ne changerait rien Ă  ma croyance en l’existence de choses matĂ©rielles indĂ©pendantes de moi. Je continuerais Ă  penser que Berkeley a tort. Car si j’admets qu’il serait irrationnel de croire contre des arguments totalement imparables, en philosophie mĂȘme nos meilleures raisons ne sont pas coercitives. Elles peuvent ĂȘtre fortes, mais pas au point qu’on ne puisse raisonnablement croire, mĂȘme contre elles. Pour qui croit que p, la plupart du temps les arguments permettant de conclure que p ne sont pourtant pas les raisons pour lesquelles il le croit. 29 Par exemple, T. Reid, Essays on the Intellectual Power of Man, Edinburgh University Press, 1786 2 ... 30 Van Inwagen, Is God an Unnecessary Hypothesis? », p. 144. 45Certaines de nos croyances sont liĂ©es Ă  ce que Thomas Reid appelle notre constitution29 ». Elles sont ’hardwired’ dans nos cerveaux par ce qui est responsable de la formation de nos cerveaux -Dieu ou l’évolution, ou les deux Ă  la fois30 », comme le dit Peter van Inwagen. S’agissant de la croyance en l’existence de Dieu, de certaines croyances politiques, de croyances morales Ă©galement, que nous ne les partagions pas tous, qu’est-ce que cela a d’étonnant ? Pourquoi cela devrait-il nous encourager Ă  les considĂ©rer comme irrationnelles, voire simplement Ă  les tenir pour subjectives et relatives ? 46Si mĂȘme une infĂ©rence logique ne peut nous forcer Ă  croire la conclu­sion qui suit logiquement des prĂ©misses, comment diable serait-ce possible lorsque les raisons d’y croire ne sont pas coercitives. 47Ma conclusion n’a rien d’original si nous croyons en l’existence de Dieu, ce n’est pas contraint par un argument. Aucun argument ne nous forcera jamais Ă  croire en l’existence de Dieu. Mais cela n’a rien non plus Ă  voir avec la force ou la faiblesse de l’argument. Ce qui est en jeu est la nature de la croyance et son Ă©tiologie. Nous ne croyons pas Ă  volontĂ©. Cela n’implique nullement que nos croyances soient irrationnelles. D’une part, nous pouvons avoir des arguments en leur faveur, mĂȘme si nous n’avons pas ces croyances sur la base des arguments. D’autre part, les arguments Ă  leur encontre n’entraĂźnent pas toujours l’obligation d’y renoncer pour peu qu’ils n’interdisent pas totalement d’y adhĂ©rer. Pourtant, le fondationnalisme a rĂ©ussi Ă  convaincre beaucoup de philosophes, mais aussi beaucoup de gens qui ne sont pas philosophes, qu’une croyance n’est rationnelle qu’à la seule condition d’ĂȘtre justifiĂ©e Ă  partir de croyances de base. Si cette thĂšse est fausse, comme je l’ai suggĂ©rĂ©, nos croyances constitutives, ces croyances hardwired » dans nos esprits, sont rationnelles, quand bien mĂȘme nous ne les partagerions pas tous et serions incapables de nous en convaincre rĂ©ciproquement. 48J’ai rapprochĂ© nos croyances religieuses d’autres croyances, morales ou politiques. Il ne s’agissait nullement de comparer leurs contenus. Ce rapprochement ne concerne que la nature de notre assentiment. À cet Ă©gard, on peut montrer la parentĂ© Ă©pistĂ©mique des croyances religieuses avec celles que peuvent avoir, dans leurs domaines d’expertise, des psychologues, des psychiatres, des sociologues, des historiens, des Ă©conomistes, des spĂ©cialistes de sciences politiques. À mon sens, les croyances religieuses - que Dieu existe, que le Christ, son fils unique, est mort et ressuscitĂ© le troisiĂšme jour, qu’il reviendra pour juger les vivants et les morts, qui ressusciteront eux aussi - n’ont pas moins de rationalitĂ© que celles entretenues par des psychologues au sujet de l’esprit, des sociologues au sujet de la sociĂ©tĂ©, des spĂ©cialistes de sciences politiques au sujet des rapports gĂ©opolitiques. Tous ont des arguments, plus ou moins bons, qu’ils proposent Ă  l’appui de leurs croyances dans leurs domaines de spĂ©cialitĂ©. On observe un phĂ©nomĂšne analogue Ă  celui que je viens de dĂ©crire au sujet des croyances religieuses. Les arguments sont connus et compris des spĂ©cialistes, mais pour autant tous ne sont pas convaincus. Ainsi, dans les sciences humaines et dans la vie intellectuelle religieuse, il existe des arguments. Mais il est rare que quelqu’un renonce Ă  sa croyance face aux arguments des adversaires, ou soit convaincu par un argument alors mĂȘme qu’il le comprend. Cela devient non seulement rare mais impossible, s’il ne peut renoncer Ă  la croyance prĂ©tendument rĂ©futĂ©e par l’argument qu’on lui propose, ou si la croyance impliquĂ©e par cette rĂ©futation est pour lui inacceptable. Par exemple, je comprends les arguments des psychanalystes en faveur de l’inconscient. Pourtant je ne crois pas un seul instant en l’existence de ce que les psychanalystes appellent l’inconscient. Certains de mes Ă©tudiants et la plupart des mes collĂšgues en pensent de mĂȘme au sujet des arguments qu’il me semble possible d’avancer en faveur de la rationalitĂ© de la croyance Ă  la rĂ©surrection du Christ et Ă  celle des corps. Quand les arguments ne sont pas coercitifs, il ne peut pas en ĂȘtre autrement.
Vainqueurs C'est curieux de commencer la phrase en disant que « En 1945, les États-Unis font figure de vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale aux cĂŽtĂ©s des autres AlliĂ©s. » Les États-Unis sont intervenus Ă  la fin de la guerre, autrement dit ils n'y ont pas fait « grand chose ».

Si la seconde en tant qu’unitĂ© de mesure du temps s’appelle ainsi, c’est parce qu’elle est la seconde division de l’heure la premiĂšre est la minute, et la seconde division est donc la
 seconde. Elle vient de l’expression latine minutum secunda », soit la seconde division de l’ seconde est l’unitĂ© de base de temps dans le SystĂšme international d’unitĂ©s, communĂ©ment compris et historiquement dĂ©fini comme 1 / 86400 d’un jour – ce facteur dĂ©coule de la division de la journĂ©e en 24 heures, puis en 60 minutes et enfin en 60 secondes chacune. Horloges et montres analogiques ont souvent soixante graduations sur leurs visages, reprĂ©sentant les secondes, et une seconde main » pour marquer le passage du temps en secondes. Les horloges et montres numĂ©riques ont souvent un compteur de secondes Ă  deux chiffres. La seconde fait Ă©galement partie de plusieurs autres unitĂ©s de mesure comme les mĂštres par seconde pour la vitesse, les mĂštres par seconde par seconde pour l’accĂ©lĂ©ration et les cycles par seconde pour la que la dĂ©finition historique de l’unitĂ© soit basĂ©e sur cette division du cycle de rotation de la Terre, la dĂ©finition formelle dans le SystĂšme international d’unitĂ©s est un chronomĂ©treur beaucoup plus stable elle est dĂ©finie en prenant la valeur numĂ©rique fixe de la frĂ©quence du cĂ©sium Μ Cs, la frĂ©quence de transition hyperfine Ă  l’état fondamental non perturbĂ©e de l’atome de cĂ©sium-133 , Ă  9 192 631 770 lorsqu’elle est exprimĂ©e dans l’unitĂ© Hz, qui est Ă©gale Ă  s -1. Parce que la rotation de la Terre varie et ralentit aussi trĂšs lĂ©gĂšrement, une seconde intercalaire est pĂ©riodiquement ajoutĂ©e au temps d’horloge pour garder les horloges synchronisĂ©es avec la rotation de la multiples de secondes sont gĂ©nĂ©ralement comptĂ©s en heures et minutes. Les fractions de seconde sont gĂ©nĂ©ralement comptĂ©es en dixiĂšmes ou centiĂšmes. Dans les travaux scientifiques, de petites fractions de seconde sont comptĂ©es en millisecondes, microsecondes, nanosecondes et parfois en unitĂ©s de seconde plus petites. Une expĂ©rience quotidienne avec de petites fractions de seconde est un microprocesseur de 1 gigahertz qui a un temps de cycle de 1 nanoseconde. CamĂ©ra vitesses d’obturation sont souvent exprimĂ©es en fractions de seconde, par exemple 1 / 30 secondes ou 1 / 1 000 divisions sexagĂ©simales de la journĂ©e Ă  partir d’un calendrier basĂ© sur l’observation astronomique existent depuis le troisiĂšme millĂ©naire avant JC, bien qu’elles ne fussent pas des secondes comme nous les connaissons aujourd’hui. Les petites divisions du temps ne pouvaient pas ĂȘtre mesurĂ©es Ă  l’époque, de sorte que ces divisions Ă©taient dĂ©rivĂ©es mathĂ©matiquement. Les premiers chronomĂ©treurs qui pouvaient compter les secondes avec prĂ©cision Ă©taient les pendules inventĂ©es au 17e siĂšcle. À partir des annĂ©es 1950, les horloges atomiques sont devenues de meilleurs chronomĂ©treurs que la rotation de la Terre, et elles continuent de fixer la norme aujourd’ n’y a eu que trois dĂ©finitions de la seconde comme une fraction de la journĂ©e, comme une fraction d’une annĂ©e extrapolĂ©e, et comme la frĂ©quence micro-ondes d’une horloge atomique au cĂ©sium, et ils ont rĂ©alisĂ© une division sexagĂ©simale de la journĂ©e des anciens calendriers civilisations de la pĂ©riode classique et des prĂ©cĂ©dentes ont créé des divisions du calendrier ainsi que des arcs utilisant un systĂšme de comptage sexagĂ©simal. À cette Ă©poque, la seconde Ă©tait une subdivision sexagĂ©simale de la journĂ©e, pas de l’heure comme la seconde moderne. Les cadrans solaires et les horloges Ă  eau ont Ă©tĂ© parmi les premiers dispositifs de chronomĂ©trage, et les unitĂ©s de temps ont Ă©tĂ© mesurĂ©es en degrĂ©s d’arc. Des unitĂ©s conceptuelles de temps infĂ©rieures Ă  celles rĂ©alisables sur les cadrans solaires ont Ă©galement Ă©tĂ© y a des rĂ©fĂ©rences au deuxiĂšme dans le cadre d’un mois lunaire dans les Ă©crits des philosophes naturels du Moyen Âge, qui Ă©taient des subdivisions mathĂ©matiques qui ne pouvaient pas ĂȘtre mesurĂ©es premiĂšres horloges mĂ©caniques qui sont apparues Ă  partir du 14e siĂšcle avaient des affichages qui divisaient l’heure en deux, tiers, quarts et parfois mĂȘme 12 parties, mais jamais par 60. En fait, l’heure n’était pas communĂ©ment divisĂ©e en 60 minutes, car elle n’était pas uniforme dans la durĂ©e. Il n’était pas pratique pour les chronomĂ©treurs de considĂ©rer les minutes jusqu’à ce que les premiĂšres horloges mĂ©caniques affichant les minutes apparaissent vers la fin du XVIe siĂšcle. Les horloges mĂ©caniques gardaient l’heure moyenne, contrairement Ă  l’heure apparente affichĂ©e par les cadrans solaires. À cette Ă©poque, les divisions sexagĂ©simales du temps Ă©taient bien Ă©tablies en premiĂšres horloges Ă  afficher les secondes sont apparues au cours de la derniĂšre moitiĂ© du XVIe siĂšcle. La seconde est devenue prĂ©cisĂ©ment mesurable avec le dĂ©veloppement des horloges mĂ©caniques. La premiĂšre piĂšce d’horlogerie Ă  ressort avec une trotteuse qui marquait les secondes est une horloge non signĂ©e reprĂ©sentant OrphĂ©e dans la collection Fremersdorf, datĂ©e entre 1560 et 1570. Pendant le 3e quart du 16e siĂšcle, Taqi al-Din a construit une horloge avec des marques toutes les 1/5 minutes. En 1579, Jost BĂŒrgi a construit une horloge pour Guillaume de Hesse qui a marquĂ© des secondes. En 1581, Tycho Brahe des horloges redessinĂ©es qui n’avaient affichĂ© que quelques minutes Ă  son observatoire, elles affichaient donc Ă©galement des secondes, mĂȘme si ces secondes n’étaient pas prĂ©cises. En 1587, Tycho s’est plaint que ses quatre horloges Ă©taient en dĂ©saccord de plus ou moins quatre 1656, le scientifique nĂ©erlandais Christiaan Huygens a inventĂ© la premiĂšre horloge Ă  pendule. Il avait une longueur de pendule d’un peu moins d’un mĂštre qui lui donnait un swing d’une seconde, et un Ă©chappement qui tintait Ă  chaque seconde. Ce fut la premiĂšre horloge qui pouvait prĂ©cisĂ©ment garder le temps en quelques secondes. Dans les annĂ©es 1730, 80 ans plus tard, les chronomĂštres maritimes de John Harrison pouvaient garder l’heure exacte Ă  une seconde prĂšs en 100 1832, Gauss proposa d’utiliser la seconde comme unitĂ© de base du temps dans son systĂšme d’unitĂ©s millimĂštre-milligramme. La British Association for the Advancement of Science a dĂ©clarĂ© en 1862 que tous les hommes de science sont convenus d’utiliser le second temps solaire moyen comme unitĂ© de temps. BAAS a officiellement proposĂ© le systĂšme CGS en 1874, bien que ce systĂšme ait Ă©tĂ© progressivement remplacĂ© au cours des 70 annĂ©es suivantes par des unitĂ©s MKS. Les systĂšmes CGS et MKS ont utilisĂ© la mĂȘme seconde que leur unitĂ© de temps de base. MKS a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă  l’ Ă©chelle internationale au cours des annĂ©es 1940, dĂ©finissant la seconde comme une / 86400 d’un jour solaire la fin des annĂ©es 40, des horloges oscillantes Ă  quartz avec une frĂ©quence de fonctionnement de ~ 100 kHz ont Ă©voluĂ© pour garder l’heure avec une prĂ©cision meilleure que 1 partie sur 10 8 sur une pĂ©riode de fonctionnement d’une journĂ©e. Il est devenu Ă©vident qu’un consensus de telles horloges gardait un meilleur temps que la rotation de la Terre. Les mĂ©trologues savaient Ă©galement que l’orbite de la Terre autour du Soleil Ă©tait beaucoup plus stable que la rotation de la Terre. Cela a conduit Ă  des propositions dĂšs 1950 pour dĂ©finir la seconde comme une fraction d’un mouvement de la Terre a Ă©tĂ© dĂ©crit dans les Tables du Soleil de Newcomb, qui a fourni une formule pour estimer le mouvement du Soleil par rapport Ă  l’époque 1900 basĂ©e sur des observations astronomiques faites entre 1750 et 1892. Cela a abouti Ă  l’adoption d’un Ă©chelle de temps des Ă©phĂ©mĂ©rides exprimĂ©e en unitĂ©s de l’annĂ©e sidĂ©rale Ă  cette Ă©poque par l’AIU en 1952. Cette Ă©chelle de temps extrapolĂ©e met les positions observĂ©es des corps cĂ©lestes en accord avec les thĂ©ories dynamiques newtoniennes de leur mouvement. En 1955, l’annĂ©e tropicale, considĂ©rĂ©e comme plus fondamentale que l’annĂ©e sidĂ©rale, a Ă©tĂ© choisie par l’UAI comme unitĂ© de temps. L’annĂ©e tropicale dans la dĂ©finition n’a pas Ă©tĂ© mesurĂ©e, mais calculĂ©e Ă  partir d’une formule dĂ©crivant une annĂ©e tropicale moyenne qui a diminuĂ© linĂ©airement au fil du 1956, la seconde a Ă©tĂ© redĂ©finie en termes d’annĂ©e par rapport Ă  cette Ă©poque. La seconde a Ă©tĂ© ainsi dĂ©finie comme la fraction 1 / 31,556, de l’annĂ©e tropicale pour 1900 Janvier 0 au temps de 12 heures. Cette dĂ©finition a Ă©tĂ© adoptĂ©e dans le cadre du SystĂšme international d’unitĂ©s en mĂȘme les meilleures horloges mĂ©caniques, Ă©lectriques motorisĂ©es et Ă  base de cristal de quartz dĂ©veloppent des diffĂ©rences, et pratiquement aucune n’est assez bonne pour rĂ©aliser une seconde Ă©phĂ©mĂ©ride. La vibration naturelle et exacte d’un atome sous tension est bien meilleure pour le chronomĂ©trage. La frĂ©quence des vibrations est trĂšs spĂ©cifique selon le type d’atome et la façon dont il est excitĂ©. Depuis 1967, le second a Ă©tĂ© dĂ©fini comme Ă©tant exactement la durĂ©e de 9 192 631 770 pĂ©riodes de rayonnement correspondant Ă  la transition entre les deux niveaux hyperfin de l’état fondamental de l’atome de cĂ©sium 133. Cette longueur d’une seconde a Ă©tĂ© choisie pour correspondre exactement Ă  la longueur de la seconde Ă©phĂ©mĂ©ride prĂ©cĂ©demment dĂ©finie. Les horloges atomiques utilisent une telle frĂ©quence pour mesurer les secondes en comptant les cycles par seconde Ă  cette frĂ©quence. Les rayonnements de ce type sont l’un des phĂ©nomĂšnes les plus stables et reproductibles de la nature. La gĂ©nĂ©ration actuelle d’horloges atomiques est prĂ©cise Ă  une seconde prĂšs en quelques centaines de millions d’ horloges atomiques dĂ©finissent dĂ©sormais la durĂ©e d’une seconde et la norme de temps pour le monde.

Unechose est sûre, Cyril Féraud ne manque pas de franc-parler. Plus d'une fois, le célÚbre animateur n'a pas hésité à monter au créneau pour défendre ses programmes, et les

TĂ©lĂ©charger l'article TĂ©lĂ©charger l'article DĂ©barquer au lycĂ©e peut ĂȘtre une expĂ©rience traumatisante, surtout si l'on est un peu perdu. Mais si vous vous prĂ©parez Ă  votre arrivĂ©e au lycĂ©e, il vous sera facile de vous faire de nouveaux amis, d'avoir de bonnes notes et d'avoir une vie Ă©panouie en dehors des cours. Une fois bien compris les rouages du lycĂ©e, vous aurez vite des copains avec lesquels manger Ă  midi, un bon planning de devoirs et plein d'activitĂ©s le weekend. 1 Allez aux rĂ©unions de prĂ©sentation et de prĂ©paration. MĂȘme si vous vous trouvez trop cool pour y aller maintenant, vous ne devriez pas renoncer Ă  cette occasion d'accumuler des informations sur votre futur lycĂ©e. AprĂšs une telle rĂ©union, en effet, vous serez plus Ă  l'aise avec l'Ă©tablissement, qui vous aura Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©, vous connaitrez quelques professeurs et vous pourrez surtout vous y faire des amis. C'est lĂ  tout l'intĂ©rĂȘt. Au lieu de rester Ă  la maison avec maman, vous devez aller Ă  ces rĂ©unions pour y voir plein de nouveaux visages. Soignez votre apparence. Vous pouvez porter les mĂȘmes vĂȘtements que tous les jours, mais faites quand mĂȘme un effort sur votre apparence. La premiĂšre impression est trĂšs importante. 2 Faites-vous des amis avant le dĂ©but des cours. Si vous avez la chance de dĂ©jĂ  connaitre plein de personnes qui seront au mĂȘme lycĂ©e que vous, c'est dĂ©jĂ  une bonne chose. Parlez Ă  ces personnes avant que ne commencent les cours, demandez-leur leurs emplois du temps pour savoir avec qui vous pourrez manger Ă  midi. Vous pouvez aussi prendre les devants et vous faire des amis dans votre club de sport, au supermarchĂ© ou Ă  votre stage de football. Vous serez bien plus Ă  l'aise au lycĂ©e si vous y connaissez dĂ©jĂ  du monde. Et si vous ĂȘtes nouveau et ne connaissez personne, ne vous inquiĂ©tez pas. Vous ne serez pas le seul. 3 4 Étudiez le plan du lycĂ©e. Cela fait un peu premier de la classe », mais ça vous sera trĂšs utile une fois sur place. Vous serez bien plus Ă  l'aise si vous savez oĂč aller dĂšs le premier jour. Aux rĂ©unions d'information et de prĂ©paration, on vous distribue normalement des plans du lycĂ©e pour que vous puissiez vous orienter et vous rendre d'un cours Ă  l'autre. Savoir oĂč aller vous Ă©vitera de stresser pendant les cinq minutes dont vous disposez pour changer de salle. En plus, vous serez toujours Ă  l'heure. Si votre casier est trop loin de vos salles de cours, essayez d'Ă©changer votre casier avec celui d'un de vos amis. Ainsi, vous Ă©viterez de porter 8-10 livres d'un cours Ă  l'autre. 5Procurez-vous tout ce dont vous avez besoin. Vous devez faire les courses nĂ©cessaires avant le premier jour de cours pour ne pas avoir Ă  emprunter ou Ă  gratter » dĂšs les premiers contacts. Vous devez avoir votre emploi du temps, vos livres, vos classeurs, vos cahiers, votre trousse et des affaires de gymnastique si vous avez EPS. Évitez d'ĂȘtre le gars qui a oubliĂ© ses affaires d'EPS le premier jour ou la fille qui doit tout le temps emprunter des stylos. 6 Adaptez-vous au code vestimentaire de votre lycĂ©e. Certains lycĂ©es sont Ă  ce sujet plus stricts que d'autres. Dans certains Ă©tablissements, les professeurs vous demanderont d'aller vous changer si vous n'ĂȘtes pas habillĂ© correctement, ou pire, vous demanderont de vous mettre en tenue de sport. Si votre lycĂ©e a un uniforme, assurez-vous de le porter correctement. Si vous n'avez pas d'uniforme Ă  porter, faites attention aux choses suivantes. Les shorts trop courts. La rĂšgle de base est que les shorts doivent ĂȘtre plus longs que vos mains. Les filles, une fois votre short enfilĂ©, posez vos mains le long de vos hanches pour voir si votre short a la longueur rĂšglementaire. Les sous-vĂȘtements visibles. Les filles, Ă©vitez de montrer les bretelles de votre soutien-gorge. Les garçons, n'exposez pas vos caleçons au-dessus de votre pantalon. Dans la plupart des lycĂ©es, ce genre de tenue vestimentaire est explicitement interdit. En plus, ce n'est pas classe. Les logos et les slogans offensants. Ne portez pas de t-shirt qui prĂ©sente des mots ou des rĂ©fĂ©rences offensants. Vous courez le risque de vous faire exclure temporairement. PublicitĂ© 1 Au dĂ©but, soyez extraverti. MĂȘme si ĂȘtre en premiĂšre annĂ©e de lycĂ©e ne vous rend pas aussi extraverti qu'ĂȘtre en premiĂšre annĂ©e Ă  l'universitĂ©, vous devez quand mĂȘme essayer de vous faire une place avant que tous les groupes sociaux soient constituĂ©s. N'hĂ©sitez donc pas Ă  bavarder avec cette fille dans votre cours de français, Ă  sociabiliser avec votre partenaire de biologie et Ă  vous faire des amis dans votre classe. AprĂšs tout, ces personnes vont faire partie de votre quotidien pendant les trois prochaines annĂ©es. Sociabilisez en EPS. Les personnes qui ne sont pas dans votre classe, mais qui font EPS avec vous, vous ne risquez pas de les rencontrer ailleurs, profitez donc de ces cours pour apprendre Ă  les connaitre. Sociabilisez avec les personnes qui ont des casiers Ă  cĂŽtĂ© du vĂŽtre. Faites-vous des amis Ă  la cantine. Si on vous invite Ă  une virĂ©e en ville ou Ă  une fĂȘte, ne refusez pas. Acceptez toutes les invitations qui vous semblent intĂ©ressantes. 2 Passez d'un groupe Ă  l'autre. MĂȘme si vous ĂȘtes inquiet de savoir avec qui vous allez trainer, vous ne devez pas avoir peur d'expĂ©rimenter au dĂ©but. Il y aura les personnes cools », les geeks, les geeks cools, les sportifs, les droguĂ©s, les crĂ©atifs et plein d'autres groupes. Essayez de ne pas vous enfermer dans une de ces catĂ©gories tout de suite. Apprenez Ă  connaitre autant de personnes que possible avant de vous intĂ©grer dĂ©finitivement Ă  un groupe. MĂȘme s'il est commun d'avoir le mĂȘme groupe d'amis pendant les 3 annĂ©es de lycĂ©e, les circonstances et les affinitĂ©s changent au fil du temps et de nouveaux groupes peuvent se crĂ©er. Si vous vous rendez compte, au bout de quelques mois, que le groupe que vous avez intĂ©grĂ© n'est pas vraiment bon pour vous et que vous n'avez pas fait d'effort pour en intĂ©grer un autre, vous vous retrouverez bien seul. Impliquez-vous dans des associations et des clubs sportifs pour rencontrer encore plus de personnes et Ă©largir davantage votre horizon. MĂȘme si vous ne devez pas juger trop vite, essayez d'Ă©viter les personnes qui vous causeront des ennuis en vous encourageant Ă  fumer, Ă  sĂ©cher les cours ou Ă  tricher aux contrĂŽles. 3 Au dĂ©but, mettez votre vie amoureuse en sourdine. MĂȘme si vous ĂȘtes dĂ©jĂ  tombĂ© amoureux Ă  votre premier cours de biologie, attendez un peu avant de commencer la phase de sĂ©duction. Si vous vous engagez dans une relation dĂšs les premiers jours, vous allez vous limiter dans vos frĂ©quentations et vos activitĂ©s sans vraiment savoir ce que vous voulez. De plus, ne nous voilons pas la face 98 % des relations amoureuses entamĂ©es au lycĂ©e ne durent pas. Au moment de la rupture, vous risquez donc de vous retrouver avec une moitiĂ© de vos amis qui vous abandonne pour votre ex. Si vous sortez avec quelqu'un, restez raisonnable. Ne faites rien que vous n'avez pas envie de faire et respectez les prĂ©ceptes de l'Ă©ducation sexuelle protĂ©gez-vous. 4 Allez aux Ă©vĂšnements organisĂ©s par le lycĂ©e. MĂȘme si vous trouvez que vous ĂȘtes trop cool pour aller au bal du lycĂ©e, vous ĂȘtes presque obligĂ©, en tant qu'Ă©lĂšve de seconde, de vous y rendre pour vous faire des amis et vous faire une place. Le clan des crĂ©atifs n'ira probablement pas au match de football de la mĂȘme maniĂšre que les sportifs n'iront pas forcĂ©ment Ă  la piĂšce de théùtre de fin d'annĂ©e, mais si vous allez aux deux Ă©vĂšnements, vous rencontrerez des personnes trĂšs diffĂ©rentes et verrez qu'il y a de tout au lycĂ©e. Ne vous sentez pas obligĂ© de tout » faire. Mais au dĂ©but, pendant les premiers mois, faites l'effort d'aller Ă  tous les Ă©vĂšnements possibles, pour savoir un peu ce que vous aimez et dans quels groupes vous ĂȘtes Ă  l'aise. 5 Faites-vous un ami dans chaque cours. Rien qu'avec une personne Ă  vos cĂŽtĂ©s, vous serez beaucoup plus Ă  l'aise. DĂšs les premiers jours de la rentrĂ©e, saluez les personnes Ă  cĂŽtĂ© de vous et essayez de dĂ©marrer une conversation. Ces personnes se souviendront de vous et vous accompagneront peut-ĂȘtre mĂȘme au cours d'aprĂšs. Et lorsqu'il y aura un projet collectif Ă  faire, vous saurez dĂ©jĂ  avec qui travailler. Cet ami peut aussi vous introduire Ă  ses amis. Cette personne doit aussi ĂȘtre votre contact en cas d'absences de votre part vous pourrez recopier ses notes et lui poser des questions sur les cours que vous avez ratĂ©s. 6 Trouvez une table Ă  la cantine. La table et les personnes que vous choisissez pour manger Ă  midi n'est pas gravĂ©e dans le marbre, en temps normal. Ça reste cependant un Ă©lĂ©ment important des relations sociales que vous devez avoir sous contrĂŽle aussi vite que possible. Si vous avez prĂ©vu en avance de manger avec certaines personnes, rejoignez-les. Fixez une heure pour vous retrouver et installez-vous Ă  une table. Si vous n'avez rien de prĂ©vu, allez-y assez tĂŽt pour trouver une place et essayez de trouver un groupe de personnes amicales et ouvertes d'esprit. Vous pouvez aussi demander de manger avec les personnes que vous rencontrez au cours de la matinĂ©e. Ne soyez pas intimidĂ© par des personnes qui ont l'air populaires, demandez-leur de manger avec eux. Il vaut mieux ça que de vous retrouver avec des personnes que vous n'apprĂ©ciez pas. 7 Ne soyez pas obsĂ©dĂ© par votre image. Cela peut paraitre difficile dans le contexte du lycĂ©e, mais vous devez vous rappeler que tout le monde pense Ă  ce que pensent les autres chacun se demande s’il est populaire, si cette nouvelle paire de chaussures Ă©tait une bonne idĂ©e, etc. Dites-vous que tout le monde se soucie de son image et que personne n'est super Ă  l'aise. Prenez un pas d'avance sur les autres en comprenant que l'image n'est vraiment pas si importante. Ne passez pas plus de temps devant un miroir qu'Ă  relire vos cours. Soigner votre apparence va vous mettre Ă  l'aise, passer votre temps Ă  vous demander Ă  quoi vous ressemblez aura l'effet contraire. MĂȘme si vous ne vous sentez pas en confiance, donnez-en l'impression. Adoptez une posture droite regardez droit devant vous, le menton vers le haut. PublicitĂ© 1 Soyez gentil avec vos professeurs. Vous trouvez peut-ĂȘtre cela cool et amusant d'ĂȘtre frondeur avec votre professeur de chimie, mais quand votre 9,5 en chimie ne sera pas arrondi Ă  10, vous saurez pourquoi. MĂȘme s'il est presque impossible d'apprĂ©cier tous ses professeurs, il vaut mieux toujours ĂȘtre amical avec eux et se montrer ponctuel et attentif en cours. Pour la suite de vos Ă©tudes, vous risquez d'avoir besoin de lettres de recommandation de la part de vos professeurs, commencez donc Ă  soigner vos relations avec eux dĂšs la premiĂšre annĂ©e de lycĂ©e. 2 Faites-vous un planning de travail. Si vous voulez rĂ©ussir en seconde, vous devez savoir quelles habitudes vous aident Ă  bien travailler. Êtes-vous plus efficace pendant les heures de trou, juste aprĂšs les cours ou le soir avant d'aller vous coucher ? Aimez-vous manger et Ă©couter de la musique pendant que vous travaillez ou prĂ©fĂ©rez-vous une tasse de thĂ© en silence ? Trouvez-vous une routine qui marche pour vous. Si vous travaillez mieux en groupe, trouvez-vous un groupe d'Ă©tudes composĂ© d'Ă©lĂšves appliquĂ©s. Ne rejoignez pas un groupe d'Ă©tudes si vous ne pensez pas que ce soit efficace pour vous. Excellez dans la prise de notes. La prise de notes est ce qui vous permettra de bien rĂ©viser avant les examens. Évitez les nuits blanches. Avant un examen, rien de pire qu'une nuit blanche vous serez paniquĂ©, extĂ©nuĂ© et incapable de vous concentrer sur les questions. LibĂ©rez des plages horaires des jours Ă  l'avance pour pouvoir rĂ©viser en toute sĂ©rĂ©nitĂ©. 3 Faites vos devoirs. Cela va de soi, non ? Ne faites pas vos devoirs dans le bus ou pendant le petit-dĂ©jeuner. Prenez le temps pour bien faire vos devoirs lorsque vous rentrez des cours ou des activitĂ©s extrascolaires. Assurez-vous de bien faire vos devoirs en dĂ©tail et de ne pas vous contenter du minimum syndical. Si vous avez du mal Ă  faire vos devoirs, n'hĂ©sitez pas Ă  demander de l'aide. 4 Participez en cours. Participer en cours vous Ă©vitera certes de vous endormir en cours, mais cela vous permettra aussi d'avoir le respect de votre professeur, d'ĂȘtre plus intĂ©ressĂ© par le contenu du cours et d'avoir plus envie d'aller en cours. Vous ne devez pas rĂ©pondre Ă  chaque question du professeur ni faire des commentaires toutes les cinq secondes, mais vous devez vous exprimer de temps en temps pour montrer que vous suivez. Si vous participez, vous aurez aussi de meilleures notes. En effet, si vous avez pris les enseignements Ă  bras le corps, vous les comprendrez mieux. 5 Commencez Ă  penser Ă  l'aprĂšs-bac, mais pas trop. MĂȘme si vous ne devez pas dresser une liste de vos universitĂ©s prĂ©fĂ©rĂ©es dĂšs la seconde, vous devez vous faire une idĂ©e de ce que vous voulez faire aprĂšs le baccalaurĂ©at. En gĂ©nĂ©ral, pour les Ă©coles sĂ©lectives, vous devez avoir de bons bulletins de notes, 2-3 lettres de recommandation, une lettre de motivation et un passĂ© avec d'autres activitĂ©s que ce soit du sport ou du volontariat pour des associations humanitaires. Si vous adhĂ©rez aux clubs de sport ou aux associations dĂšs la seconde, vous pourrez en devenir un cadre une fois arrivĂ© en terminale. Au contraire, si vous attendez la terminale pour commencer des activitĂ©s extrascolaires, cela aura l'air un peu trop artificiel pour la plupart des Ă©coles. Ayez de temps en temps une pensĂ©e pour l'aprĂšs-bac, mais n'y pensez pas trop. Aucune note individuelle n'aura d'effet direct sur votre futur et il vous reste encore trois ans de lycĂ©e pour rĂ©flĂ©chir. 6Laissez tomber le classeur pour tout ». On parle ici du classeur qu'utilisent certains collĂ©giens pour garder leurs notes de cours - toutes leurs notes de cours. C'est typiquement le classeur qui sera Ă  moitiĂ© en lambeaux Ă  la fin de l'annĂ©e et que vous perdez rĂ©guliĂšrement sous votre lit. Ça, ça passait encore au collĂšge. Au lycĂ©e, vous ne pouvez plus vous le permettre. 7 Organisez-vous. Ayez des classeurs et des cahiers sĂ©parĂ©s pour tous les cours. Si vous optez pour un trieur, assurez-vous de le tenir correctement et de le vider rĂ©guliĂšrement. Mettez des Ă©tiquettes sur tous vos cahiers et vos classeurs. À la fin de la journĂ©e, jetez un coup d'Ɠil Ă  tous vos papiers pour vous assurer de les avoir bien tous rangĂ©s. L'organisation, ça passe aussi par un casier organisĂ©. Vos livres doivent y ĂȘtre facilement accessibles et non jetĂ©s Ă  la va-vite. Utilisez un agenda. Ainsi, vous saurez Ă  l'avance quand vous aurez des semaines chargĂ©es et pourrez anticiper les contrĂŽles. 8 FrĂ©quentez des personnes intelligentes. Oui, vous avez bien entendu. Ne trainez pas avec des personnes qui pensent que QI » est le cousin de ET. FrĂ©quentez plutĂŽt de jeunes personnes motivĂ©es et intelligentes, sans pour autant chercher Ă  ĂȘtre avec des gĂ©nies. Elles vous aideront Ă  rĂ©viser, Ă  faire vos devoirs et Ă  gĂ©rer la pression quotidienne. En plus, avoir des amis intelligents, ça ne peut que vous rendre plus intelligent. Ce qui est quand mĂȘme toujours souhaitable. 9 Ne mĂ©prisez pas l'intelligence. Vraiment. Vous le regretterez toute votre vie. Certes, vous avez de la dĂ©gaine au lycĂ©e et vous ĂȘtes respectĂ© par tous, mais cela ne vous aidera pas le jour du baccalaurĂ©at. MĂȘme si votre vie sociale est importante, la prioritĂ© doit toujours rester vos Ă©tudes, car c'est elles qui dĂ©cident de votre avenir. Ne cachez pas votre intelligence par peur de ne pas ĂȘtre cool ». Dans le monde d'aujourd'hui, on ne peut plus penser comme ça. PublicitĂ© 1 AdhĂ©rez Ă  un club ou Ă  une association. Trouvez-vous une passion et rejoignez un club en rapport. Il y a des tas de clubs le journal du lycĂ©e, le club de poĂ©sie, le club d'espagnol ou d'anglais, le club de rugby, etc. Il vaut mieux s'engager Ă  fond dans un ou deux clubs plutĂŽt que d'ĂȘtre dans 5-6 clubs en dilettante. Les clubs vous permettront d'avoir plus de rĂ©seaux et plus d'amis. Vous pouvez commencer par rejoindre cinq ou six clubs - puis Ă©liminez ceux qui vous intĂ©ressent le moins. Renseignez-vous sur les diffĂ©rentes associations de travail humanitaire. N'oubliez pas que tous les clubs ne sont pas les mĂȘmes. Certains groupes, comme celui du journal du lycĂ©e, vont vous demander beaucoup plus de temps que d'autres. Vous devez aussi prendre cela en compte lorsque vous choisissez votre club ou votre association. 2 Essayez un sport. Si vous n’ĂȘtes pas du tout sportif, ne vous forcez pas Ă  faire un sport. Mais si vous aimez bien certains sports ou s'il y a des sports que vous avez envie d'essayer, rejoignez un club de sport. En plus de vous faire de nouveaux amis, vous resterez en bonne santĂ© et dĂ©velopperez une routine saine, des Ă©tudes ont dĂ©montrĂ© que les Ă©lĂšves sportifs avaient de meilleures notes que les Ă©lĂšves non sportifs. N'oubliez pas que le sport demande beaucoup de temps, beaucoup plus que la plupart des clubs. Si vous pratiquez un sport, n'en faites pas trop n'adhĂ©rez pas Ă  cinq associations en mĂȘme temps. 3 Soyez gentil avec vos parents. En seconde, vous n'avez pas forcĂ©ment les rapports les plus apaisĂ©s avec vos parents, mais vous devez les considĂ©rer comme vos amis et non comme vos ennemis. AprĂšs tout, ce sont eux qui vous font Ă  manger, qui vous amĂšnent en voiture et qui vous donnent votre argent de poche. Respectez donc vos parents. Vous le regretterez plus tard si vous ne le faites pas. Au lycĂ©e, ĂȘtre complice avec ses parents est bien plus intĂ©ressant qu'ĂȘtre en conflit avec eux. 4 Ne faites pas l'amour avant d'ĂȘtre prĂȘt. MĂȘme si la plupart des Ă©lĂšves de seconde n'ont mĂȘme pas embrassĂ© une fille, certains ont dĂ©jĂ  une vie sexuelle. Vous ne devez en aucun cas coucher avec quelqu'un avant de vous sentir prĂȘt et d'ĂȘtre amoureux de la personne. Ne couchez pas avec la premiĂšre personne venue lors d'une soirĂ©e arrosĂ©e. Vous ne devez pas avoir de rapports sexuels si l'idĂ©e vous met mal Ă  l'aise. Ne couchez pas parce que votre partenaire en a envie ou parce que vos camarades vous encouragent Ă  le faire. Si vous dĂ©cidez de faire l'amour, protĂ©gez-vous capotes, etc. Si votre copain ou copine essaie de vous convaincre de coucher avec lui ou elle, cette personne n'est pas pour vous. Ne couchez pas avant d'avoir atteint la majoritĂ© sexuelle dans votre pays. PublicitĂ© Conseils Assurez-vous de respecter les rĂšgles de chaque professeur concernant les chewing-gums, les bouteilles d'eau et la nourriture en cours. Savoir que vous pouvez boire dans votre cours qui suit l'EPS peut vous sauver la vie. La premiĂšre semaine, lorsque vous vous dĂ©placez d'une salle Ă  l'autre, essayez de vous imprĂ©gner des lieux pour pouvoir vous dĂ©placer de maniĂšre plus efficace. Organisez-vous ! Utilisez un cahier pour chaque cours. Ça facilite la vie. N'oubliez pas votre agenda ! C'est petit et peu encombrant, prenez-le donc avec vous. Ça vous fera gagner du temps en bien des situations. Faites-vous plaisir ! La seconde peut ĂȘtre une annĂ©e excellente si vous en faites quelque chose de bien. Évitez les embrouilles. C'est trĂšs important. Ne dĂ©marrez pas de conflit, mais ne vous laissez pas faire non plus. Évitez de vous impliquer dans les conflits, Ă  moins d'ĂȘtre directement concernĂ©. Faites attention Ă  votre hygiĂšne et faites ce qu'il faut pour sentir bon. Personne ne voudra trainer avec vous si vous sentez mauvais. Essayez les pauses dans les rĂ©visions. Faites la moitiĂ© de vos devoirs, faites autre chose pendant quelques minutes, puis retournez au travail. Vous serez plus concentrĂ© et moins stressĂ© aprĂšs la petite pause. Inspirez le respect aux autres en Ă©tant vous-mĂȘme. Soyez heureux d'ĂȘtre qui vous ĂȘtes. N'emportez pas vos livres partout avec vous. Utilisez un trieur et laissez les livres que vous n'utilisez pas au casier. DĂ©tendez-vous ! Ne vous morfondez pas Ă  cause d'une mauvaise note ou d'un devoir oubliĂ© Ă  la maison. Épanouissez-vous. Faites une activitĂ© que vous adorez pendant vingt minutes tous les jours. Les devoirs vous paraitront plus faciles. Utilisez votre casier. En plus de ressembler Ă  Quasimodo, porter toutes ses affaires sur le dos toute la journĂ©e ne peut pas ĂȘtre trĂšs confortable. Trouvez les meilleurs moments de la journĂ©e pour aller Ă  votre casier, puis allez-y quotidiennement. Adopter une attitude amicale envers le personnel peut ĂȘtre d'une grande aide. Le responsable du CDI vous aidera avec vos gros projets en terminale, par exemple. Le staff technique peut aussi vous sauver la vie. Imaginez que vous avez une urgence et que vous avez besoin d'accĂ©der Ă  une salle de cours ou Ă  une salle de bains. Une fois que je m'Ă©tais blessĂ© en EPS, c'est un appariteur qui m'a emmenĂ© Ă  l'infirmerie. Vous devez aussi respecter le personnel de la cantine. Un mot gentil et un regard peuvent faire toute la diffĂ©rence entre une bonne et une mauvaise journĂ©e. N'hĂ©sitez jamais Ă  demander de l'aide. Vos professeurs sont lĂ  pour vous aider. MĂȘme si cela peut ĂȘtre un peu intimidant, ça en vaut la peine. Certes, vous pouvez toujours essayer de comprendre tout seul chez vous, avec internet, mais vous ne serez jamais totalement sĂ»r d'avoir bien compris si vous ne vous confrontez pas avec votre professeur. PublicitĂ© Avertissements Quand on rencontre autant de nouvelles personnes, il est important de se souvenir d'une chose ne changez jamais pour quelqu'un d'autre ! Vous ĂȘtes unique Ă  votre façon ! Si vos amis » essaient de vous changer, ils ne sont pas vraiment vos amis. Refermez bien votre casier Ă  clĂ© chaque fois. Des vols au lycĂ©e, cela arrive. Faites attention lorsque vous choisissez vos frĂ©quentations et vos amis. Les personnes qui vous entourent vont avoir un impact important sur votre rĂ©ussite au lycĂ©e. Ne vous faites pas passer pour quelqu'un que vous n'ĂȘtes pas. Les menteurs ne sont jamais respectĂ©s. En plus, vous allez surement vous retrouver dans une situation oĂč vous allez devoir mentir pour cacher votre identitĂ©, ce qui peut vous faire perdre vos amis. Restez donc vous-mĂȘme, autrement vous risquez de blesser les personnes qui vous entourent. Si on vous harcĂšle, n'hĂ©sitez pas Ă  vous dĂ©fendre et Ă  aller voir le principal. Si vous ne dites rien, vous finirez par ĂȘtre la parfaite victime et votre annĂ©e de seconde se transformera en cauchemar. Envoyer un texto pendant un cours, on le fait tous, mais Ă©vitez de vous faire prendre. Certains professeurs vous donneront un avertissement, d'autres confisqueront votre tĂ©lĂ©phone, parfois toute la journĂ©e. Évitez cela ! Soyez toujours Ă  l'heure pour les cours ! Les professeurs dĂ©testent les retardataires. Normalement, les retards accumulĂ©s finiront par se convertir en absences Ă  justifier. Si vous avez peur qu'on vous vole vos effets personnels smartphone, casque, etc., laissez-les Ă  la maison ! C'est la meilleure maniĂšre d'Ă©viter les vols et les confiscations par les professeurs. Ne laissez pas votre casier devenir un capharnaĂŒm. Un casier en dĂ©sordre vous fera perdre un temps fou et vous fera arriver en retard en cours. PublicitĂ© À propos de ce wikiHow Cette page a Ă©tĂ© consultĂ©e 19 778 fois. Cet article vous a-t-il Ă©tĂ© utile ? ilsne sont pas Ă  la seconde — Solutions pour Mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s Cliquez sur un mot pour dĂ©couvrir sa dĂ©finition. D'autres dĂ©finitions intĂ©ressantes Ils sont nombreux quand ils Les États-Unis sont entrĂ©s tardivement dans la seconde guerre mondiale. Alors que le conflit a dĂ©butĂ© en septembre 1939, les AmĂ©ricains ne se rangent aux cĂŽtĂ©s des AlliĂ©s que le 7 dĂ©cembre 1941. Pour quelles raisons ?Durant les annĂ©es 1930, les États-Unis suivent une politique isolationniste. Autant sur le plan diplomatique qu'Ă©conomique, le pays se referme sur ses frontiĂšres. Il n'est donc pas question pour le CongrĂšs amĂ©ricain de s'engager dans la guerre auprĂšs des AlliĂ©s, malgrĂ© la volontĂ© du prĂ©sident Roosevelt. Cependant, en mars 1941, la loi dit prĂȘt-bail favorise l'exportation de matĂ©riel Ă  destination du Royaume-Uni et de l'URSS. Mais il faut attendre l'attaque-surprise du port de Pearl Harbor par l'aviation japonaise, le 7 dĂ©cembre 1941, pour que les États-Unis dĂ©clarent, dĂšs le lendemain, la guerre au Japon et aux puissances de l' États-Unis dans la seconde guerre mondiale le front PacifiqueC'est d'abord sur le front Pacifique, lĂ  oĂč le pays a Ă©tĂ© attaquĂ©, que les États-Unis envoient leurs soldats. La guerre est donc d'abord maritime contre le Japon. En juin 1942, la flotte amĂ©ricaine parvient Ă  empĂȘcher les navires japonais d'attaquer les Ăźles Midway lors d'une bataille aĂ©ronavale. En aoĂ»t, les Marines dĂ©barquent Ă  Guadalcanal. Les grandes batailles se dĂ©roulent en 1945, Ă  Iwo Jima fĂ©vrier-mars et Ă  Okinawa avril-juin. Pour la premiĂšre fois de l'histoire de l'humanitĂ©, la bombe atomique est utilisĂ©e et c'est pour faire capituler le Japon le 6 aoĂ»t Ă  Hiroshima, et le 9 aoĂ»t Ă  États-Unis dans la seconde guerre mondiale le front de l’ouestLe 8 novembre, les États-Unis dĂ©barquent en Afrique du Nord française. C'est l'opĂ©ration Torch, qui est un succĂšs. En janvier 1944, les AmĂ©ricains arrivent en Italie. Enfin, ils prennent pied en Normandie, le 6 juin 1944, lors de l'opĂ©ration Overlord, qui mĂšnera Ă  la victoire finale contre l' États-Unis dans la seconde guerre mondiale leurs apports technologiquesLes États-Unis ont apportĂ© de nombreuses innovations technologiques et stratĂ©giques qui ont permis la victoire des AlliĂ©s sur tous les terrains. Sur terre, les fantassins amĂ©ricains sont Ă©quipĂ©s de bazookas qui permettent de dĂ©truire un char et d'ĂȘtre utilisĂ©s par un seul soldat. Dans les airs, le bombardier B17, appelĂ© aussi forteresse volante, permet de larguer une tonne de bombes. L'avion a un rayon d'action de km Ă  la fin de la guerre. L'engin permet de mettre en place des bombardements stratĂ©giques qui regroupent jusqu'Ă  mille avions pour pilonner un objectif ennemi. Sur mer, les porte-avions amĂ©ricains pourvus de pistes d'atterrissage et de dĂ©collage permettent de prendre le dessus sur les Japonais sur le front du Pacifique. Enfin, la fabrication de la bombe atomique apporte sans conteste la preuve de la suprĂ©matie militaire amĂ©ricaine sur le reste du seconde guerre mondiale a fait victimes du cĂŽtĂ© 23 avions lĂ©gendaires qui ont marquĂ© l'histoireDouglas DC3 et C47 À partir de 1936, le DC3, avec ses ailes basses cantilever » sans mĂąts ni haubans portant deux moteurs, son fuselage cylindrique et son aĂ©rodynamisme, devient l’archĂ©type de l’avion de ligne moderne. D’autres appareils lui ressemblent comme le Boeing 247 mais c’est lui qui se vend le mieux. Il est rapide plus de 300 km/h, fiable et confortable, avec un rayon d’action de plus de deux mille kilomĂštres. Durant la seconde guerre mondiale, l’armĂ©e de l’air US le choisit comme avion de transport. Il devient le C47 et le Dakota » au Royaume-Uni, utilisĂ© notamment pour les parachutages et le remorquage de planeurs. DĂ©corĂ© de bandes noires et blanches, il demeure un des symboles du dĂ©barquement des forces alliĂ©es en juin 1944. AprĂšs la guerre, le DC3 connaĂźt une carriĂšre d’avion de ligne d’une invraisemblable durĂ©e. Dans les annĂ©es 1960, Ă  l’heure oĂč apparaissent les jets, il Ă©quipe notamment Air France comme moyen-courrier. Aujourd’hui encore, Ă©quipĂ© de turbines remplaçant les moteurs Ă  pistons, il vole dans quelques endroits du monde. L’appareil en photographie appartient Ă  l’association France DC3, qui le produit en meeting aĂ©rien, comme ici Ă  La FertĂ© Alais en mai 2009. © JL Goudet, DR Mitsubishi A6M, dit Zero » Chasseur-bombardier monoplace japonais, le Mistubishi A6M a Ă©tĂ© Ă  partir de 1939 et a jouĂ© un grand rĂŽle durant la guerre contre les États-Unis. RedoutĂ© des pilotes amĂ©ricains, ce puissant monomoteur Ă  hĂ©lice plus de 900 chevaux est assez caractĂ©ristique des chasseurs de la seconde guerre mondiale. Le Zero » pour les Japonais, ou Zeke » pour les alliĂ©s, avait l’avantage d’une maniabilitĂ© exceptionnelle et d’une grande lĂ©gĂšretĂ©, lui garantissant une vitesse Ă©levĂ©e prĂšs de 600 km/h. Sa supĂ©rioritĂ© s’est cependant Ă©moussĂ©e avec l’arrivĂ©e d’appareils amĂ©ricains beaucoup plus puissants le P47 dĂ©passait les chevaux et nombreux. VulnĂ©rable car dĂ©pourvu de blindage afin de gagner du poids, il a fini par subir de lourdes pertes. Les Zeros en Ă©tat de vol sont aujourd’hui extrĂȘmement rares et toujours le rĂ©sultat d’une reconstruction. Celui qui peut ĂȘtre admirĂ© chaque annĂ©e au meeting de La FertĂ©-Alais, prĂšs de Paris, est en fait un North American T6 modifiĂ©, qui fut utilisĂ© dans plusieurs films de cinĂ©ma. © Paul Richter, Wikimedia commons, CC by-sa Chance Vought F4U Corsair Ce chasseur-bombardier monoplace de l’armĂ©e amĂ©ricaine de prĂšs de quatre tonnes Ă  vide a Ă©tĂ© conçu autour d’un puissant moteur Pratt & Whitney, de chevaux. Construit Ă  partir de 1942, il a d’abord Ă©tĂ© engagĂ© dans la guerre du Pacifique, durant la seconde guerre mondiale. Reconnaissable Ă  son aile en W qui permettait de raccourcir les jambes du train d’atterrissage, il Ă©tait trĂšs rapide pour l’époque plus de 600 km/h et conçu pour se poser sur les porte-avions. L’avion a Ă©tĂ© ensuite utilisĂ© par l’armĂ©e française en Indochine, Ă  partir de 1952. Le Corsair » doit aussi sa cĂ©lĂ©britĂ© Ă  une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, Les tĂȘtes brĂ»lĂ©es en français, diffusĂ©e dans les annĂ©es 1970. Le comĂ©dien Robert Conrad y jouait le rĂŽle de Gregory Pappy » Boyington, qui a rĂ©ellement existĂ©. © Gerry Metzler, Flickr, CC by-sa Messerschmitt Me 262 Cet Ă©phĂ©mĂšre chasseur-bombardier allemand, monoplace, de la seconde guerre mondiale, qui a volĂ© entre 1944 et 1945, est le premier avion militaire Ă  rĂ©action. Les premiers essais ont lieu en 1941 avec un moteur Ă  pistons et en 1942 avec deux rĂ©acteurs. Les vitesses atteintes en opĂ©ration dĂ©passaient les 800 km/h. Plus rapide que n’importe quel autre avion de l’époque, le Me 262 Ă©tait trĂšs difficile Ă  abattre et efficace en attaque. Cependant, son autonomie Ă©tait faible, Ă  peine plus d’une heure, ce qui donnait une distance franchissable d’un millier de kilomĂštres au maximum, donc un rayon d’action bien infĂ©rieur Ă  la moitiĂ© en opĂ©rations. Ses rĂ©acteurs dĂ©livraient une puissance faible Ă  basses vitesses. Capricieux, ils rĂ©agissaient mal aux remises de gaz, parfois en s’éteignant. La maĂźtrise du ciel par les armĂ©es alliĂ©es Ă  partir du printemps 1944 a rendu difficile l’exploitation du Me 262 par l’armĂ©e allemande. © Noop1958, Wikimedia commons, DP Le Supermarine Spitfire et son moteur Rolls-Royce Avec le Messerschmitt Bf 109, le Supermarine Spitfire est l’autre avion de chasse lĂ©gendaire Ă  s’ĂȘtre illustrĂ© durant la seconde guerre mondiale. C’est notamment grĂące Ă  lui que la Royal Air Force britannique a pu remporter la cĂ©lĂšbre bataille d’Angleterre. Ce monoplan Ă  ailes elliptiques se caractĂ©rise par son profil trĂšs aĂ©rodynamique qui lui permettait d’atteindre les 650 km/h grĂące Ă  son moteur Rolls-Royce. Le Supermarine Spitfire fut produit Ă  plus de exemplaires, avec des dĂ©clinaisons utilisĂ©es par plusieurs pays, notamment l’Égypte, la France, IsraĂ«l ou encore la Turquie. © Jez, CC by-nc Le Messerschmitt Bf 109, un avion de chasse de rĂ©fĂ©rence Conçu dans les annĂ©es 1930 par l'ingĂ©nieur allemand Willy Messerschmitt, le Bf 109 s’illustra d’abord durant la guerre d’Espagne. Sa sophistication favorisa la crĂ©ation de techniques de combat inĂ©dites qui lui assurĂšrent une domination des airs durant toute la premiĂšre moitiĂ© de la seconde guerre mondiale. L’appareil, qui fut produit Ă  exemplaires, utilisa successivement des moteurs Junkers Jumo et Mercedes-Benz. © Tony Cyphert, CC by-nc Le Stampe SV-4, l'avion biplan d'Ă©cole devenu voltigeur Imaginez une voiture d'auto-Ă©cole grĂące Ă  laquelle des conducteurs deviendraient champions du monde de rallye automobile. C'est l'histoire du Stampe & Vertongen SV-4. DessinĂ© en Belgique dans les annĂ©es 1930 par Jean Stampe et Alfred Renard, il a Ă©tĂ© commercialisĂ© Ă  quelques exemplaires dans son pays natal et au Royaume-Uni. Environ 850 ont Ă©tĂ© construits Ă  partir de 1946, en France par la SNCAN SociĂ©tĂ© nationale de constructions aĂ©ronautiques du Nord, et en AlgĂ©rie par les AIA Ateliers industriels de l'aĂ©ronautique. Le biplan, maniable et dĂ©monstratif, a servi d'avion d'Ă©cole de dĂ©but pour les futurs pilotes professionnels, civils et militaires. Leurs moniteurs inventent avec lui une nouvelle voltige et le SV-4A sera rĂ©guliĂšrement champion du monde jusque dans les annĂ©es 1960. Quasiment donnĂ© aux aĂ©roclubs français, il a formĂ© des milliers de pilotes amateurs. À partir des annĂ©es 1980, il devient un avion culte, amoureusement restaurĂ©, et certains en refabriquent. Pourquoi le Stampe vole-t-il encore aujourd'hui ? Parce que c'est un merveilleux avion. © Le Vieux Biplan Le Fokker l’avion du Baron Rouge Le Fokker ou Dreidecker, qui signifie triplan » en allemand est un avion de chasse allemand qui s’est illustrĂ© lors de la premiĂšre guerre mondiale. Sa structure Ă  trois ailes courtes superposĂ©es lui assurait une excellente maniabilitĂ©, notamment pour les virages serrĂ©s. L’avion a gagnĂ© ses lettres de noblesse aux mains de Manfred von Richthofen. Auteur de 80 combats victorieux, il fut surnommĂ© le Baron Rouge » en raison de la couleur de son appareil. © Julian Herzog, CC by Le Spirit of St. Louis l'avion de Charles Lindbergh et la traversĂ©e de l’Atlantique Le 21 mai 1927, le Spirit of St. Louis pilotĂ© par l'aviateur amĂ©ricain Charles Lindbergh se pose sur l’aĂ©roport du Bourget au nord-est de Paris aprĂšs avoir parcouru d’une traite kilomĂštres depuis l'aĂ©rodrome Roosevelt de Long Island New-York, États-Unis. Cette premiĂšre traversĂ©e transatlantique s’est faite en 33 h et 30 mn dans des conditions Ă©piques. Afin d’allĂ©ger au maximum l’appareil et d’embarquer le plus de carburant possible, Charles Lindbergh avait renoncĂ© Ă  emporter un parachute et une radio. Le pilote a effectuĂ© l’essentiel du vol aux instruments car la fenĂȘtre frontale de l’appareil Ă©tait obstruĂ©e par un rĂ©servoir d’essence. © Wally Gobetz, CC by-nc Le Boeing B-29 Superfortress et les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki Le Boeing B-29 Superfortress est un bombardier lourd qui a Ă©tĂ© conçu durant la seconde guerre mondiale. UtilisĂ© par l’armĂ©e amĂ©ricaine Ă  partir de 1944, il a principalement servi durant la guerre du Pacifique pour des campagnes de bombardements sur la CorĂ©e et le Japon. Le B-29 est surtout devenu tristement cĂ©lĂšbre aprĂšs avoir servi au largage des deux bombes atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. © Christopher Ebdon, CC by-nc Photo du Concorde, l’excellence technologique Fruit d’une collaboration franco-britannique entre Sud-Aviation devenue Aerospatiale et la British Aircraft Corporation devenue British Aerospace, le Concorde est, avec le Tupolev Tu-144 dĂ©veloppĂ© en URSS, le seul avion supersonique Ă  avoir servi au transport de passagers civils. FabriquĂ© en 20 exemplaires, ce quadrirĂ©acteur a assurĂ© des vols commerciaux de 1976 Ă  2003, principalement des liaisons transatlantiques. Le vol Paris-New York assurĂ© par Air France durait trois heures et demie. MalgrĂ© sa sophistication et son image emblĂ©matique, le Concorde fut un Ă©chec commercial car trop coĂ»teux Ă  entretenir et trop gourmand en carburant. Le coup fatal Ă  la carriĂšre de cet avion mythique survint le 25 juillet 2000 lorsqu’un Concorde d’Air France s’écrasa deux minutes aprĂšs son dĂ©collage de l’aĂ©roport Paris-Charles-de-Gaulle, entraĂźnant la mort de 113 personnes. Les derniers vols commerciaux ont eu lieu le 31 mai 2003 pour Air France et le 24 octobre 2003 pour British Airways. © Indianadinos, CC by-nc Le Lockheed SR-71 Blackbird, un redoutable avion espion amĂ©ricain Le SR-71 Blackbird, de la firme Lockheed, est un avion supersonique employĂ© au cours de la guerre froide par la CIA, le dĂ©partement d'État amĂ©ricain, la Nasa ainsi que l'US Navy pour des missions de surveillance et d'espionnage photographique. Il fut en service entre 1968 et 1990. Cet avion au fuselage futuriste est Ă©galement trĂšs prĂ©sent dans l’imaginaire collectif Ă  travers de nombreux films, sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es et jeux vidĂ©o qui ont empruntĂ© son image. © mashleymorgan, CC by-nc Le Fouga Magister, l’emblĂšme de la Patrouille de France Le Fouga Magister est un avion Ă  rĂ©action conçu en France dans les annĂ©es 1950. Reconnaissable Ă  son empennage arriĂšre en forme de V », il fut d’abord employĂ© pour l’entraĂźnement des pilotes de l’armĂ©e de l’air et comme avion de liaison. Ses capacitĂ©s en ont Ă©galement fait un formidable avion de voltige qui fut utilisĂ© par la Patrouille de France de 1956 Ă  1980. FabriquĂ© en un millier d’exemplaires, le Fouga Magister a Ă©tĂ© adoptĂ© par une vingtaine de pays. © Peter Gronemann, CC by-nc Le BlĂ©riot XI et la premiĂšre traversĂ©e de la Manche en avion BaptisĂ© du nom de son illustre concepteur qui fut aidĂ© par Raymond Saulnier, le BlĂ©riot XI a marquĂ© les dĂ©buts de l’aviation Ă  plus d’un titre. Le 25 juillet 1909, il rĂ©alisa la premiĂšre traversĂ©e de la Manche en parcourant 38 km Ă  61,6 km/h de moyenne grĂące Ă  son moteur Anzani Ă  trois cylindres en Ă©ventail, dĂ©veloppant 25 chevaux. Le BlĂ©riot XI a Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ© par l’armĂ©e française au cours de la premiĂšre guerre mondiale pour des missions de reconnaissance. On peut l’admirer au musĂ©e des Arts et mĂ©tiers Ă  Paris et au musĂ©e de l'Air et de l'espace du Bourget. © Julian Herzog, CC by Le Mikoyan-Gourevitch MiG-21, un avion Ă  rĂ©action soviĂ©tique Mis en service en 1960, le Mikoyan-Gourevitch MiG-21 est Ă  ce jour l’avion Ă  rĂ©action le plus produit avec exemplaires fabriquĂ©s et un peu moins de 800 toujours en activitĂ©. EmblĂšme de la puissance militaire soviĂ©tique, le MiG-21 est considĂ©rĂ© comme un avion trĂšs performant et agile qui fait appel au talent des pilotes dans les phases de combat. © Department of Defense, CC by-nc Le Falcon 7X, de Dassault Aviation, un avion prĂ©sidentiel FabriquĂ© par le français Dassault Aviation, le Falcon 7X est un avion d’affaires trirĂ©acteur commercialisĂ© depuis 2007. Il peut emporter jusqu’à 16 personnes et parcourir un peu plus de kilomĂštres avec 8 passagers. C’est le premier appareil de cette catĂ©gorie Ă  ĂȘtre Ă©quipĂ© de commandes de vol Ă©lectriques. Par ailleurs, sa conception a Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©alisĂ©e sur ordinateur sans qu’aucune maquette physique ni prototype ne soit fabriquĂ©. La prĂ©sidence de la RĂ©publique française utilise deux Falcon 7X. © Liam McManus, CC by-nc L'Antonov An-225, le plus long et le plus lourd avion du monde L’Antonov An-225 cumule les superlatifs. Cet avion fabriquĂ© en Ukraine Ă  l’époque oĂč le pays Ă©tait encore rattachĂ© Ă  l’URSS est tout simplement le premier avion porteur en longueur et en masse. Muni de six rĂ©acteurs et capable de transporter 250 tonnes de charge utile, il fut initialement conçu pour emporter sur son dos la navette spatiale russe Bourane, dont le programme a Ă©tĂ© abandonnĂ© en 1988. Ceci porta un coup fatal au destin de l’Antonov An-225, qui ne fut construit qu’en un seul exemplaire. © DAIHYUN JI, CC by-nc Photo de l'Airbus A380, l’un des plus gros avions civils de transport L’A380 d’Airbus est un avion de ligne long-courrier qui fait partie des plus gros avions civils de transport. Ce quadrirĂ©acteur Ă  double pont peut emporter jusqu’à 853 passagers ou 150 tonnes de fret selon sa configuration. Il dispose d’une autonomie de kilomĂštres, ce qui lui permet de relier New York Ă  Hong Kong sans escale. © Steevie, GFDL L'E-Fan d'Airbus, un avion 100 % Ă©lectrique L’E-Fan est un avion Ă©lectrique bimoteur dont le dĂ©veloppement par Airbus Group Innovations a dĂ©butĂ© en 2011. Il peut voler durant une heure Ă  160 km/h de moyenne grĂące Ă  ses batteries lithium-ion situĂ©es dans les ailes et ses deux moteurs Ă©lectriques dĂ©veloppant 60 kW. Le 10 juillet 2015, l’E-Fan a effectuĂ© une traversĂ©e de la Manche en reliant Lydd, en Angleterre, Ă  Calais. © Marc Schieferdecker, CC by-nc Solar Impulse, l’avion solaire qui veut faire le tour du monde Solar Impulse est un projet d’avion solaire initiĂ© en 2003 par l’aventurier suisse Bertrand Piccard et le pilote AndrĂ© Borschberg, accompagnĂ©s par l'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Lausanne. Ce monoplace dispose d’une envergure de 72 mĂštres et de quatre moteurs Ă©lectriques de 13,5 kW chacun alimentĂ©s par cellules photovoltaĂŻques. AprĂšs un premier vol d’essai en 2010, le Solar Impulse 2 a dĂ©collĂ© en mars 2015 d’Abou Dhabi Émirats Arabes Unis pour un tour du monde prĂ©vu en 13 escales. L’aventure s’interrompit en juillet de la mĂȘme annĂ©e Ă  HawaĂŻ, oĂč l’appareil dut rester immobilisĂ© suite Ă  d’importants dommages sur ses batteries. © Matth1, GFDL L'Airbus A300-600ST ou l'avion Beluga » Il tient son surnom de Beluga » en raison de la forme de sa carlingue qui Ă©voque immĂ©diatement l’apparence du cĂ©tacĂ© du mĂȘme nom. L'A300-600ST est un avion construit en cinq exemplaires par Airbus. Il sert Ă  l’avionneur pour transporter les piĂšces volumineuses des appareils entre ses diffĂ©rents sites de production europĂ©ens. Le Beluga peut emporter une charge utile de 50 tonnes. Dans sa soute qui mesure 7,4 mĂštres de diamĂštre et 37,7 mĂštres de long, il peut par exemple transporter deux ailes d’Airbus A330 ou un fuselage d’Airbus A320+. © Laurent ERRERA, CC by-sa Le SpaceLiner, un avion suborbital reliant l'Australie et l'Europe en 90 mn SpaceLiner est un projet d’avion suborbital rĂ©utilisable sur lequel le Centre allemand pour l'aĂ©ronautique et l'astronautique a commencĂ© Ă  travailler en 2005. Cet avion pouvant transporter 50 passagers dĂ©collerait Ă  la verticale comme les navettes spatiales. Une fois propulsĂ© par son lanceur muni de 9 moteurs cryogĂ©niques, l’engin pourra planer Ă  trĂšs haute vitesse en parcourant de grandes distances. ThĂ©oriquement, un SpaceLiner pourrait relier l’Australie et le continent europĂ©en en 90 minutes. Cependant, ce projet trĂšs ambitieux n’aboutira pas, au mieux, avant 2040-2050. © ToSch1983, Deutsches Zentrum fĂŒr Luft und Raumfahrt, GFDL Le Canadair CL-415, un bombardier d'eau Ă  la capacitĂ© impressionnante Le Canadair CL-415 est un avion bombardier d’eau fabriquĂ© par la firme canadienne Bombardier AĂ©ronautique. SpĂ©cialisĂ© dans la lutte contre les incendies, il est utilisĂ© par de nombreux pays, dont la France oĂč il est affublĂ© du surnom de PĂ©lican ». Cet avion rĂ©putĂ© pour sa fiabilitĂ© possĂšde deux rĂ©servoirs qui peuvent emmagasiner un peu plus de litres d’eau. © Claudio, CC by-nc IntĂ©ressĂ© par ce que vous venez de lire ? Redivaide les revendeurs Ă  mettre en place la seconde main en magasin. [DOSSIER FASHIONTECH] Initialement pensĂ©e comme une plateforme de ventes de vĂȘtements de seconde main, Patatam est devenue Rediv en 2020 avec pour objectif d’aider les retailers Ă  s’emparer du marchĂ© de la seconde main. Eric Gagnaire, co-fondateur de la startup
Objectifs Comprendre le rĂŽle des partis politiques Points clĂ©s Reconnus juridiquement et institutionnellement comme des organisations nĂ©cessaires au bon fonctionnement de la dĂ©mocratie, les partis politiques se caractĂ©risent Ă  la fois par la durabilitĂ© de leur organisation dans le temps et leur volontĂ© d'exercer le pouvoir. Il est aussi possible de dĂ©finir les partis politiques comme des entreprises de mobilisation de relations sociales dans le champ concurrentiel du pouvoir politique dans le but de rechercher un profit politique en Ă©change de la production de biens politiques. Les partis politiques Ă©laborent et dĂ©fendent un programme politique, participent de la formation de l’opinion publique et de la sĂ©lection des Ă©lites politiques. Ils sont Ă  la fois des entreprises de mĂ©diation de par leur rĂŽle idĂ©ologique, mais aussi des entreprises Ă©lectorales par leur capacitĂ© Ă  mobiliser des ressources pour conquĂ©rir le pouvoir. Le pluralisme politique qui en rĂ©sulte constitue une nĂ©cessitĂ© dĂ©mocratique. Les partis et groupements politiques ont un rĂŽle consacrĂ© par la constitution de 1958. En effet l’article 4 prĂ©cise que les partis et groupements politiques concourent Ă  l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activitĂ© librement. Ils doivent respecter les principes de la souverainetĂ© nationale et de la dĂ©mocratie. » Par ailleurs, ils ont la responsabilitĂ© de mettre en Ɠuvre le principe Ă©noncĂ© dans la constitution concernant l'Ă©gal accĂšs des femmes et des hommes aux mandats Ă©lectoraux et fonctions Ă©lectives » sous peine d’ĂȘtre sanctionnĂ©s financiĂšrement. Le TraitĂ© sur l’Union europĂ©enne, TraitĂ© de Lisbonne 2007, quant Ă  lui considĂšre que les partis politiques au niveau europĂ©en contribuent Ă  la formation de la conscience politique europĂ©enne et Ă  l'expression de la volontĂ© des citoyens de l'Union. » Article 10§4 TUE. Les partis politiques font ainsi l’objet d’une vĂ©ritable reconnaissance juridique et institutionnelle au sein des dĂ©mocraties occidentales. Mais, il n’en a pas Ă©tĂ© toujours ainsi. La reconnaissance des partis politiques et leur institutionnalisation sont Ă©troitement liĂ©es au processus de dĂ©mocratisation des rĂ©gimes politiques et au dĂ©veloppement de la dĂ©mocratie reprĂ©sentative. Ils naissent tout d’abord aux États-Unis dĂšs le dĂ©but du 19e siĂšcle, dans les annĂ©es 1830 en Angleterre, et un peu plus tardivement en France et dans les autres pays occidentaux. Il faut cependant souligner que les partis politiques ne sont pas uniquement liĂ©s Ă  la dĂ©mocratie, et qu’ils peuvent exister dans des rĂ©gimes dictatoriaux, ne remplissant alors a fortiori pas les mĂȘmes fonctions. 1. Les partis politiques sont des groupes sociaux spĂ©cifiques dans le champ politique a. Comment dĂ©finir les partis politiques ? Il est possible dans un premier temps de s'appuyer sur une premiĂšre dĂ©finition restrictive des partis politiques. Cette dĂ©finition est construite en 1966, par deux politologues Joseph La Palombara et Myron Weiner. Ils considĂšrent les partis politiques comme une organisation durable c’est-Ă -dire une organisation dont l’espĂ©rance de vie politique est supĂ©rieure Ă  celle de ses dirigeants. Une organisation locale bien Ă©tablie et apparemment durable, entretenant des rapports rĂ©guliers et variĂ©s avec l’échelon national. La volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e des dirigeants nationaux et locaux de l’organisation de prendre et exercer le pouvoir, seuls et avec d’autres et non pas simplement d’influencer le pouvoir. Le souci enfin de rechercher un soutien populaire Ă  travers les Ă©lections ou de toute autre maniĂšre. » Ainsi les partis politiques sont des organisations durables capables d’exister dans le temps et cela grĂące Ă  des institutions internes qui en assurent la continuitĂ© au-delĂ  des membres qui les composent. Cela n'empĂȘche en aucune façon les partis politiques de se transformer et d'Ă©voluer selon les circonstances. Cette premiĂšre dĂ©finition permet de diffĂ©rencier ainsi les organisations qui n’auraient pour objectif que d’influencer le pouvoir politique plutĂŽt que de l’exercer. Ce qui est le cas par exemple des syndicats et des groupes d’intĂ©rĂȘts et de pressions lobbies. Cette dĂ©finition exclut par ailleurs les organisations qui ne recherchent pas le soutien populaire Ă  travers les processus Ă©lectoraux. Cette premiĂšre dĂ©finition semble cependant frappĂ©e d’obsolescence eu Ă©gard Ă  ses limites. En effet, que faire des organisations politiques trĂšs Ă©troitement liĂ©es Ă  leurs dirigeants, comme ce fĂ»t le cas en France du mouvement gaulliste ? Comment comprendre la genĂšse des partis politiques ? Une seconde dĂ©finition extensive empruntĂ©e Ă  Max Weber Économie et sociĂ©tĂ©, 1921 permet de dĂ©passer les critĂšres limitatifs de la premiĂšre dĂ©finition et d’intĂ©grer l’importance de ces entreprises dans le champ politique de la dĂ©mocratie. Weber dĂ©finit les partis politiques comme des sociations [associations] reposant sur un engagement formellement libre ayant pour but de procurer Ă  leurs chefs le pouvoir au sein d’un groupement et Ă  leurs militants actifs des chances – idĂ©ales ou matĂ©rielles – de poursuivre des buts objectifs, d’obtenir des avantages personnels ou de rĂ©aliser les deux ensemble ». Les partis politiques sont ainsi un type particulier de relation sociale qui fonctionne d’abord au profit de ses dirigeants et des militants dans le champ spĂ©cifique du pouvoir. Il est possible alors de considĂ©rer les partis politiques comme des entreprises politiques produisant sur un marchĂ© politique » des biens politiques en Ă©change de soutiens. Parmi ces biens figurent les postes Ă©lectifs, les responsabilitĂ©s institutionnelles, et les diffĂ©rents mandats politiques. La concurrence existe de maniĂšre externe entre les partis politiques et interne entre les courants politiques au sein d’un mĂȘme parti. Ils sont ainsi un outil de la confrontation dĂ©mocratique et servent de rĂ©gulateur des conflits qui traversent nos sociĂ©tĂ©s. b. Des organisations aux formes multiples et structurĂ©es D’aprĂšs Maurice Duverger, les partis actuels se dĂ©finissent beaucoup moins par leur programme ou la classe de leurs adhĂ©rents que par la nature de leur organisation un parti est une communautĂ© d'une structure particuliĂšre. Les partis modernes se caractĂ©risent avant tout par leur anatomie... » Les Partis politiques, 1951. Maurice Duverger opĂšre une distinction essentielle Ă  son Ă©poque entre partis de cadres et partis de masse. Les partis de cadres sont marquĂ©s par l’absence de systĂšme d’adhĂ©sion et par le contrĂŽle des structures dirigeantes par des notables locaux souvent professionnels de la politique. En revanche, les partis de masse se caractĂ©risent par une mobilisation importante de la population via un systĂšme d’adhĂ©sion large qui permet un financement autonome et par des dirigeants choisis parmi les diffĂ©rentes instances de l’organisation. La structure partisane des partis politiques est par ailleurs Ă©troitement liĂ©e au rĂ©gime politique et au systĂšme Ă©lectoral en place. Ainsi le suffrage au scrutin majoritaire uninominal, ce qui est le cas de l’élection prĂ©sidentielle, favorise le dĂ©veloppement des partis politiques comme des Ă©curies Ă©lectorales », ayant pour objectif de choisir le candidat apte Ă  mener Ă  bien et gagner les Ă©lections conduisant Ă  l’accĂšs au pouvoir suprĂȘme. L’introduction d’une dose plus ou moins forte de proportionnelle dans les Ă©lections favorise le dĂ©veloppement des petites structures politiques et leur multiplication. De façon plus insidieuse, la loi fixant les rĂšgles de financement des partis politiques par la collectivitĂ© et limitant les dons des particuliers maximum 4 600 € par personne a conduit Ă  la crĂ©ation de micro partis politiques dont le but essentiel est de rĂ©colter des fonds pour les plus grands partis. Ainsi en 1990, le paysage politique français ne comptait que 28 partis politiques alors qu’ils sont aujourd'hui plus de 320. L’existence des partis politiques supposent le plus souvent une architecture institutionnelle et dĂ©cisionnelle relativement structurĂ©e. Les partis politiques sont ainsi organisĂ©s autour d’instances locales, rĂ©gionales, et nationales dont le fonctionnement est souvent dĂ©terminĂ© par des statuts qui fixent les rĂšgles et la discipline au sein de l’organisation. OrganisĂ© sous la forme de comitĂ©s, ou de sections, les militants adhĂ©rents sont rassemblĂ©s localement autour d’un bureau qui lui-mĂȘme fait partie d’une fĂ©dĂ©ration dĂ©partementale et rĂ©gionale. Les instances nationales sont dirigĂ©es par un bureau national Ă  la tĂȘte duquel est Ă©lu un secrĂ©taire national. Les dirigeants du parti sont le plus souvent dĂ©signĂ©s par des Ă©lections lors d’un congrĂšs qui a pour objectif de dĂ©terminer les orientations politiques de l’organisation. Les partis politiques peuvent organiser des Ă©lections primaires ouvertes Ă  l’ensemble des citoyens ou limitĂ©es Ă  leurs adhĂ©rents afin de dĂ©terminer leurs candidats pour les Ă©lections nationales. Ce type de pratique participe aussi de la construction dĂ©mocratique. Parmi les instances nationales figurent le plus souvent des permanents chargĂ©s d’assurer le bon fonctionnement de l’organisation. 2. Les fonctions remplies par les partis politiques modernes dans les dĂ©mocraties On distingue traditionnellement trois fonctions pour les partis politiques - Ă©laboration et dĂ©fense d’un programme politique, - formation de l’opinion publique, - sĂ©lection des Ă©lites politiques. Les partis politiques sont ainsi des entreprises de mĂ©diation au sein de nos sociĂ©tĂ©s, mais aussi des entreprises Ă©lectorales dont l’objectif est la conquĂȘte du pouvoir par la sĂ©lection des Ă©lites politiques. Ainsi dans DĂ©mocratie et totalitarisme, Raymond Aron en 1964 dĂ©finit les partis comme des groupements volontaires plus ou moins organisĂ©s, qui prĂ©tendent, au nom d’une certaine conception de l’intĂ©rĂȘt commun et de la sociĂ©tĂ©, assurer seuls ou en coalition, les fonctions de gouvernement ». a. Les partis politiques sont des entreprises de mĂ©diation La fonction de mĂ©diation remplie par les partis politiques joue un rĂŽle dĂ©terminant dans le champ politique. En effet, les partis politiques participent de la construction des idĂ©ologies politiques, qu’il est possible de dĂ©finir comme la mise en forme plus ou moins Ă©laborĂ©e d’idĂ©es, de croyances et de reprĂ©sentations propres Ă  une Ă©poque, une sociĂ©tĂ©, un groupe social ». L’analyse marxiste considĂšre le parti politique comme l’instrument que se donne une classe sociale pour dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts politiques et pour prolonger la lutte sociale dans le champ politique. Si les partis politiques sont une rĂ©union d'hommes qui professent la mĂȘme doctrine politique » Benjamin Constant, 1816, ils participent aussi Ă  la construction de l’opinion publique et des choix politiques. Ils permettent de cristalliser des intĂ©rĂȘts sociaux, Ă©conomiques et politiques divergents au sein de nos sociĂ©tĂ©s. Les partis politiques favorisent cette construction en Ă©laborant des programmes politiques qui fixent les orientations qu’ils souhaitent donner au fonctionnement et Ă  l’organisation de nos sociĂ©tĂ©s. Cette fonction de mĂ©diation ne se rĂ©sume pas cependant Ă  la construction des programmes politiques. En effet, les partis politiques font Ă©merger les questions de sociĂ©tĂ©s part leurs prises de positions et favorisent l’expression des volontĂ©s politiques de la population. Les partis politiques participent et Ɠuvrent au dĂ©veloppement des dĂ©bats de sociĂ©tĂ© et la confrontation des idĂ©es au sein du champ politique. Le pluralisme politique comme garantie du bon fonctionnement de la dĂ©mocratie est assurĂ© par l’existence de nombreux partis politiques. Les textes internationaux, comme la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales CEDH, 1950, garantissent ce pluralisme. Ainsi la Cour europĂ©enne des droits de l’homme qui siĂšge Ă  Strasbourg et qui veille au respect de cette Convention, rappelle dans une dĂ©cision de 1968, que la libertĂ© de rĂ©union et d’association constitue un Ă©lĂ©ment essentiel de la vie politique et sociale » d’un pays et que cela vaut bien Ă©videmment pour les partis politiques parce qu’ils apportent une contribution irremplaçable au dĂ©bat politique ». b. Les partis politiques sont des entreprises Ă©lectorales La compĂ©tition Ă©lectorale joue un rĂŽle essentiel dans l’organisation des partis politiques. Le succĂšs aux Ă©lections est largement dĂ©terminĂ© par la capacitĂ© Ă  mobiliser des ressources matĂ©rielles et symboliques. Le succĂšs Ă©lectoral comme objectif des partis politiques nĂ©cessite en effet des ressources et l’engagement des moyens humains et matĂ©riels. La participation politique de leurs adhĂ©rents et sympathisants par leur mobilisation de terrain constitue une expression importante de la vie dĂ©mocratique. Le financement des partis politiques fait l’objet aujourd’hui d’un encadrement strict par la loi. Les candidats Ă  l’élection prĂ©sidentielle bĂ©nĂ©ficient d’un remboursement forfaitaire des dĂ©penses de campagne Ă  condition qu’il dĂ©passe le seuil de 5% des suffrages exprimĂ©s. Les candidats ont le droit de percevoir les dons des particuliers sous rĂ©serve du plafond dĂ©jĂ  mentionnĂ©, des contributions des partis politiques, des recettes d’opĂ©rations commerciales, et Ă  leurs ressources personnelles. Ils ne peuvent en revanche percevoir des financements de la part des entreprises privĂ©es. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est chargĂ©e de vĂ©rifier les comptes des candidats. Les partis politiques participent par ailleurs Ă  la sĂ©lection des Ă©lites politiques. Ils forment leurs responsables et dirigeants Ă  la conquĂȘte et l’exercice du pouvoir. École du pouvoir, ils favorisent l’émergence d’une classe politique rompue aux exercices de communication et de mobilisation de l’électorat. Ils permettent le dĂ©veloppement d’un habitus dispositions socialement acquises spĂ©cifique propre aux responsables politiques qui en font parfois de vĂ©ritables professionnels de la politique. Vous avez dĂ©jĂ  mis une note Ă  ce cours. DĂ©couvrez les autres cours offerts par Maxicours ! DĂ©couvrez Maxicours Comment as-tu trouvĂ© ce cours ? Évalue ce cours !
Leurstatut est créé avec la rĂ©forme de Lycurgue. Ils ne sont pas des esclaves ils ne sont pas rééligibles ; ils sont soumis Ă  reddition de comptes sur initiative de leurs successeurs et peuvent ĂȘtre mis Ă  mort Ă  cette occasion [85]. Économie. Le modĂšle Ă©conomique de Sparte se fonde sur une idĂ©ologie contre-Ă©conomique particuliĂšrement poussĂ©e. En thĂ©orie, il est interdit
Droit d’auteur thomaspajot / 123RF Banque d’images Les nĂ©gations françaises sont diverses ne 
 pas, ne 
plus, ne 
 jamais, etc. Cet article porte sur la nĂ©gation simple ne 
 pas et certaines dites complexes mais aussi sur la place de la nĂ©gation dans la phrase. Ne 
 pas s’emploie pour exprimer le contraire d’une situation ou d’une action. Regardez ce tableau. Situations et actions Situations et actions contraires Je suis fatiguĂ©e. Nous sommes loin de la maison. Tu manges. Elle chante. Vous dansez. Je ne suis pas fatiguĂ©e. Nous ne sommes pas loin de la maison. Tu ne manges pas. Elle ne chante pas. Vous ne dansez pas. Il existe aussi la nĂ©gation ne 
 pas encore. Quand on a fait quelque chose avant un moment donnĂ©, on emploie l’adverbe dĂ©jĂ . Exemple – Il est midi, veux-tu manger quelque chose ? – Non merci, j’ai dĂ©jĂ  mangĂ©. Quand une action reste Ă  faire, on emploie ne 
 pas encore. Exemple – Tu as faim Ă  cette heure-ci ! Il est 14 heures ! – Je le sais, mais je n’ai pas encore mangĂ©. Il y a des nĂ©gations complexes. Voyons certaines d’entre elles. II Ne 
 plus et ne 
 jamais Encore indique qu’une action continue alors que ne 
 plus indique qu’elle s’arrĂȘte. Exemple Je mange encore. ≠ Je ne mange plus. Il existe aussi l’adverbe toujours qui indique la continuitĂ© d’une action ou d’un Ă©tat au quotidien tandis que ne 
 jamais indique l’absence constante de cette action ou de cet Ă©tat. Exemple Il est toujours de bonne humeur ≠ Il n’est jamais de bonne humeur. III Ne 
 rien, ne 
 personne et ne 
 aucune Ne 
 rien porte sur les choses de maniĂšre absolue. Exemple Dans ce cours, je comprends tout. ≠ Dans ce cours, je ne comprends rien. Ne 
 personne porte sur les personnes de maniĂšre absolue. Exemple Je parle Ă  tout le monde. ≠ Je ne parle Ă  personne. Ne 
 aucun porte sur les choses ou les personnes de maniĂšre absolue. Attention ! L’adverbe aucun est suivi d’un nom avec lequel il s’accorde en genre. Par rapport aux choses. Tu aimes tous les lĂ©gumes. ≠ Tu n’aimes aucun lĂ©gume. Il connaĂźt toutes les danses. ≠ Il ne connaĂźt aucune danse. Par rapport aux personnes. Tu connais tous les employĂ©s de ce magasin. ≠ Tu ne connais aucun employĂ© de ce magasin. Nous rangeons toutes les vestes. ≠ Nous ne rangeons aucune veste. IV Place de la nĂ©gation dans la phrase Les nĂ©gations sont en deux parties ne 
 pas, ne 
 plus, ne 
 jamais, ne 
 rien, ne 
 personne, ne 
 aucun. Avec un verbe Ă  un temps simple prĂ©sent, futur, imparfait
, la nĂ©gation encadre le verbe. Exemples Je ne viens pas. Elle ne dessinera plus. Nous ne chantions jamais. Vous ne faites rien. Ils ne voient personne. Elles ne pratiquaient aucun sport. Avec un verbe Ă  un temps composĂ© passĂ© composĂ©, plus-que-parfait
, la nĂ©gation encadre l’auxiliaire ĂȘtre ou avoir. Exemples Je ne suis pas allĂ©e au cinĂ©ma. Tu n’avais rien mangĂ©. Attention ! ne 
 personne et ne 
 aucun encadrent l’auxiliaire et le participe passĂ©. Exemples Je n’ai vu personne. Elle n’a rencontrĂ© aucune amie. Avec l’expression il y a, la nĂ©gation encadre y a mĂȘme Ă  un temps composĂ©. Exemples Il n’y a pas de papier sur le bureau. Il n’y a pas eu d’orage. V Adverbe ne Quand l’adverbe ne est situĂ© devant un verbe commençant par une voyelle a, e, i, o, u, y, le e est remplacĂ© par une apostrophe. Exemples Je ne vais pas au cinĂ©ma. Je n’ai pas beaucoup d’argent. Exercices Exercice 1 page 1/2. Mettez les phrases Ă  la forme nĂ©gative. Exercice 2 page 2/2. Indiquez les phrases correctement construites. Pour aller plus loin, cliquez sur le lien ci-dessous. Article Toute reproduction est interdite sans accord Ă©crit prĂ©alable. Copyright octobre 2016 Ivan Bargiarelli Tous droits rĂ©servĂ©s.
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  • ils ne sont pas a la seconde